lundi 29 avril 2024

Anne COUILLARD, victime de PLANTUREUX

 BONJOUR,

Les généalogistes le savent tous, dans leurs recherches quand ils découvrent, parfois avec difficultés, l'acte de décès de leur aïeul(e), ils n'obtiennent aucune indication sur le type de décès de cette parente.

C'est bien le cas pour Anne COUILLARD, 29 ans, dont le décès est enregistré sur la commune d'ORSENNES dans l'INDRE (36) alors qu'elle est native de CLUIS (36). 

À la lecture de l'acte, on découvre bien des parents déclarants de ce décès mais rien sur le motif d'une mort aussi prématurée. Y aurait-il eu une épidémie ? Était-elle partie soigner un parent malade ? A-t-elle été au contact d'un enfant contagieux ? C'est une énigme.


À la lecture de l'acte de décès, nous avons donc connaissance du lieu de naissance de la jeune fille âgée à son décès de 29 ans et de sa filiation (nom des père et mère).
Après quelques recherches sur les archives en ligne de l'INDRE, on retrouve aisément l'acte de naissance de la demoiselle. Anne COUILLARD est née le 9 avril 1832 à 2 h du matin. La déclaration de naissance faite par le père a eu lieu le même jour, en après-midi.


Ainsi, nous avons la possibilité de "monter" le thème astral de la Demoiselle COUILLARD.

Née sous le signe du BÉLIER, elle est ASC CAPRICORNE. 
On notera que la majorité des planètes (8 sur 10) se trouvent sous l'Horizon. 
NEPTUNE est à l'ASC en opposition de la LUNE. MERCURE en Maison 3, en TAUREAU, est trigone au maître de l'ASC et carré à la LUNE LION, en Maison 7. JUPITER et VÉNUS sont conjoints en POISSONS en Maison 2. Les éléments TERRE dominent (ASC +3) devant le FEU (3), l'EAU (MC+2) et l'AIR (2)

D'elle, on dit qu'elle était d'une moralité irréprochable et d'une douceur de coeur qui attirait l'affection générale. 

Après quelques recherches, on apprend que durant l'été, la jeune fille avait signé un nouveau contrat de domesticité et qu'elle allait quitter le Domaine des Balleraies où elle travaillait pour le couple CAPELLAN. Le 25 juin, elle allait avec sa mère, quitter NEUVILLE où vivent ses parents, pour se rendre chez son nouvel employeur à ORSENNES, à une dizaine de kilomètres de là.

Dans les journaux de septembre 1861, la tragique histoire de la demoiselle COUILLARD qui subissait sur son lieu de travail, les assiduités d'un autre employé à qui elle avait signifié son refus de se rendre à plusieurs de ses demandes de rencontres. 

L'homme en question  : François-Romain PLANTUREUX, né le 23 Octobre 1828 (2 H) à Malicornay (36) ; c'est un homme grand, vigoureux, aux traits grossiers.

En Août 1856, alors qu'il était soldat, en garnison à COURBEVOIE, il tombe sous le charme de Thérèse MARÉCHAL qui ne répond pas à ses obsessions. Furieux des refus répétés de la demoiselle, il dégaine son sabre et l'agresse en lui portant un coup à la tête. C'est grâce à des circonstances extérieures que la jeune femme survécut à l'agression. Arrêté, François-Romain PLANTUREUX fut dégradé et condamné à 5 ans de réclusion. 
À peine sorti de sa geôle, il retrouve un emploi de domestique  où il tombe sous le charme d'Anne COUILLARD. Nouveau coup de foudre, Nouvelle passion et nouvelle tentative qui lui vaut un nouveau refus. Particulièrement irrité, l'homme élabore un nouveau plan d'agression envers la jeune fille qu'il épie durant plusieurs jours. 
Le 25 juin, alors qu'Anne accompagnée de sa mère, prend la route en direction d'ORSENNES, François-Romain PLANTUREUX se propose de porter leur bagage. La conversation est anodine et ne permet pas aux deux femmes d'imaginer que l'homme a fomenté ce guet-apens. Car brusquement, il va rendre à la demoiselle son panier, sortir un couteau dont il a fait l'acquisition 8 jours plus tôt, et l'agresser par trois fois, lui portant des coups à la gorge et dans le dos. Anne s'est affaissée dans les bras de sa mère. L'homme a pris la fuite immédiatement après son forfait. Il sera retrouvé dans la journée et arrêté.

Le journal de septembre 1861, relate ainsi le procès de cet homme condamné pour ce crime avec préméditation et guet-apens à une peine de Mort. On apprend dans le même temps qu'il fait appel de la décision. NAPOLÉON III lui accordera la grâce ; sa peine est commuée à perpétuité. Il sera envoyé au bagne de CAYENNE, où il se marie avant Noël 1865 à Jeanne FABRE, bagnarde condamnée en 1850, puis dix ans plus tard, soit en 1875, à Rosalie BESNARD, de 20 ans sa cadette, condamnée pour complicité dans l'assassinat de son époux. Mariage qui ne durera que quelques mois, puisque notre bagnard qui a déjà bénéficié de plusieurs remises de peine, décède en octobre 1876, à St Laurent de Maroni.

thème de PLANTUREUX François Romain

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr


un candidat à la Guillotine

 BONJOUR,

Un nouveau TROPPMAN dans l'EURE 

https://www.youtube.com/watch?v=QbtkpXHmWyk&ab_channel=HISTOIRE%7CPolicesJusticesCrimesPeines

devant l'atrocité des meurtres, le Petit Marseillais fait un supplément illustré pour expliquer le déroulement des crimes, alors que la famille LEBLOND est paisiblement endormie ou affairée à quelques paisibles travaux, après avoir dîné ensemble.


Notre assassin  est né en mars 1871... Le 16 mars 1871 à 9 h, à Nonancourt (EURE)

Il a désormais 27 ans, est orphelin de père et de mère.


Certes, il ne déborde pas d'énergie même si son Ascendant GÉMEAUX signe aussi double que le signe de naissance POISSONS, accentue le mouvement au point de créer de l'instabilité.
JUPITER est en exil en GÉMEAUX.
MERCURE en POISSONS dans une large conjonction au SOLEIL est également en exil, la LUNE en CAPRICORNE est en exil, VÉNUS en BÉLIER est en exil, PLUTON en TAUREAU est aussi en exil.

Ce jeune homme est né au sein d'un couple réputé pour son ivrognerie. Alphonse se trouve très vite obligé de trouver des ressources pour alimenter la famille. De ressources entendez... subsides et même rapines car notre natif n'est pas très courageux.

Le père un temps maçon boit plus que de raison depuis la mort de son épouse en Octobre 1888.
Chez lui aussi on remarquera cette tendance (URANUS-NEPTUNE en carré : attirance pour les paradis artificiels)


Dans un thème dit en Locomotive il est généralement acquis que la coupure entre la première planète -du mouvement diurne-  et la dernière, un écart de 90° à 120° existe.
La première planète diurne est SATURNE -seule planète en domicile-
elle est séparée de MARS de 98°
**********
C'est à partir de cette époque que notre CAILLARD s'abonne aux Tribunaux....
(MERCURE-JUPITER carré : tendances irrespectueuses, différends avec la LOI)
Dès avril 1889, soit l'année qui suit le décès de sa mère, c'est pour vol, qu'il prend deux mois de cellule, auxquels s'ajoutent deux autres semaines pour les mêmes raisons.
L'année d'après, il semble se tenir tranquille. En 1891, il est appelé par l'Armée. Il a 20 ans, il se dit : terrassier. L'Armée qui le trouve "faible" l'ajourne.
Il passe l'été 1893 en cellule pour vol avant de reprendre le chemin de l'Armée qui l'a rappelé en décembre 1893, où elle le considère  "Bon" pour le service....Mais revient rapidement sur sa décision et le réforme -5 mois plus tard- pour "insuffisance aortique".

On retrouve notre POISSONS dans le CALVADOS, dans les geôles de St Pierre sur Dives où il est soupçonné d'avoir mis le feu à la maison de ses propriétaires M et Mme NICOLAS, la soixantaine, à qui il devait quelques loyers de retard.....propriétaires retrouvés assassinés dans les décombres de la demeure incendiée le 15 février 1895.
À OUVILLE-la bien tournée, on reste persuadé que le prévenu CAILLARD est bien le coupable mais le Tribunal en décide tout autrement  et le voilà libéré en Août 1895.
Toujours sans ressources, six mois plus tard, en décembre, il se fera prendre une fois encore pour vol, dans un débit de tabac  à BERNAY, et écopera d'une peine de 3 mois de prison....de quoi passer l'hiver au chaud.  Les vols se multiplient ;  les peines s'allongent.

Extrêmement tétu, il semble bien que personne ne puisse lui faire changer d'état d'esprit.
(carré URANUS NEPTUNE)
BARBAULT nous dit que SATURNE en Maison 8 nous rend plus contemplatif(ive) qu'actif(tive).

L'année suivante, il passe Noël 97 en cellule et à sa sortie, malade (jaunisse) il se fait soigner auprès d'une concubine jusqu'en mars 1898.....le 24 mars, comme il le précisera à la Cour.
Il quitte LISIEUX....
Dans la nuit du 25 au 26, à BRIONNE, il volera des armes chez un armurier.....
Il semble bien qu'il se soit endurci.
N'ayant rien mangé depuis 3 jours, il s'aventure dans une ferme à NASSANDRES...
La ferme de la veuve BIGARD au Val. Une dame fortunée...
Mais voilà, Mme BIGARD n'est plus de ce monde. Décédée depuis quelques mois (Juillet 1897) -ce qu'il ignore- la maison a été relouée. Elle est désormais occupée par une charmante famille appréciée du voisinage : les LEBLOND, un couple, 3 enfants de 5, 8 et 10 ans et la grand-mère de 78 ans, impotente.
"Il n'avait pas prévu ça" dira-t-il



et plutôt que de rebrousser chemin en apercevant derrière le carreau, l'homme attablé devant son café, lisant son journal, appréciant la fin de journée....Il est 21 h....Alphonse CAILLARD ne pense à rien d'autre qu'à l'argent qu'il va se faire et au repas qu'il mangera sur place.
À travers le carreau qu'il vient de briser, il tire sur Léon LEBLOND,  l'homme s'affale et meurt sur le coup ; 
Léon LEBLOND est né le 6 octobre 1859 à 2 H du matin à Nogent sur Seine (AUBE)

Marie ÉTIENNE, sa femme, arrive en hurlant ; CAILLARD la vise et tire un second coup. 
Il entre ensuite dans la maisonnée.
Les deux jeunes garçons : Léonce et Paul qui étaient couchés se sont levés aux cris de leur mère.
Ils seront abattus avec le second fusil.
CAILLARD se saisit de la bouteille d'alcool sur la table et boit une gorgée. Il a posé ses armes.
La porte de la seconde chambre s'ouvre ; la fillette du couple, Jeanne, apparaît.
Surpris, il se saisit d'un couteau et lui tranche la gorge.
Les cris de la grand-mère, Virginie VINOT-ÉTIENNE, clouée dans son lit, hurlant, appelant "Au Secours" l'obligent à recharger son fusil.... et pour la faire taire, il tire un cinquième coup.

**********

Qu'avez-vous fait après ? lui demandera le Juge lors du Procès qui se tiendra peu après son arrestation

- J'ai mangé.  J'avais faim."

- Et ensuite ?

- J'ai fouillé partout.......

- Vous avez marché sur le corps de la fillette !...

7 meurtres


La Presse a fait les gros titres de cette affaire : une famille entière décimée.

La foule était nombreuse a attendre le verdict tout comme elle avait été nombreuse à participer aux recherches. La Police avait d'ailleurs eu fort à faire pour les dissuader de se faire Justice eux-mêmes.

**********
Lilith en maison 12, en conjonction de PLUTON, dans cette maison d'épreuves il y a encore refus, d'où possible fin tragique.  
le Nouveau TROPPMANN

La peine capitale attendue est préparée par DEIBLER, un professionnel en la matière.
L'orage qui a éclaté la veille et qui a perduré jusqu'à l'aube aurait pu compromettre l'ouvrage....
Le 19 Août 1898 malgré l'heure matinale de l'exécution, il y avait foule encore.
Alphonse CAILLARD avait 27 ans.

isalucy23@orange.fr

Bandit à vie

 BONJOUR,

Notre gredin est originaire de CHÂTEAUROUX, dans l'INDRE. Il est pourtant né dans une famille de travailleurs installée à DÉOLS. Il est l'aîné des garçons et il a deux soeurs. 
Mais lui se fait vite une réputation détestable de chapardeur, de voleur et de débauché.

Les premières sanctions "officielles" tombent alors qu'il n'a pas encore 17 ans.
Il fêtera donc son anniversaire à sa sortie de prison où il vient de purger une première peine pour vol.

Mais notre petit homme (1,55m) -pas encore majeur- ne s'est pas assagi. Sans emploi, il poursuit sur la même voie et les condamnations s'accumulent. 

En janvier 1920, il commet l'irréparable en tuant un vieil homme de 70 ans pour lui dérober ses économies qu'il s'est empressé de dépenser dans les bars et maisons closes en compagnie de femmes de petite vertu et d'autres compagnons de beuverie. 
La "belle vie" de ce tueur va prendre fin rapidement. 
Reconnu, arrêté, il est incarcéré dans l'attente de son procès. 
Six mois plus tard, le 8 Juin, le Jury a tranché -du moins pas encore- Aucune circonstance atténuante pour le bandit que ce Jury décide de ne pas remettre en liberté.  On réclame : La peine de mort ! 
Mais le Jury n'a pas le dernier mot.
La peine est commuée en Travaux Forcés à perpétuité en Août.. 
En l'envoyant au bagne de CAYENNE, on "s'assure" -pense-t-on- que le forçat n'en reviendra pas. 
Quelle erreur !
La perpétuité n'a d'ailleurs plus aucun sens quand au bout de 20 ans, on envisage déjà une remise de peine et une "semi-liberté sur place".
Notre banni supportera la chaleur, la rudesse des lieux et des travaux, la promiscuité, les maladies...
Contrairement à certains bagnards, on ne lui proposera pas de mariage sur place (avec une autre détenue)
En 1946, la fermeture du bagne de CAYENNE -loi de suppression du bagne votée en 1938- est devenue effective.
En 1951, il reprend contact avec sa famille, du moins avec sa jeune soeur : Louise, de 2 ans sa cadette.
Celle-ci acceptera d'être là pour lui. Et deux ans plus tard en 1953, soit 33 ans après sa condamnation à la peine de Mort, notre bandit revient dans le département de son méfait. 
À DÉOLS, au 2 de la rue Bertrand, il vivra auprès de sa soeur qui mourra en 1957. Lui-même y décèdera en 1961, le 28 décembre.


Bonne Lecture

isalucy23@orange.fr

vendredi 16 juin 2023

Sérieux......le Killer !

BONJOUR,

Il s'agit bien là d'un serial killer compte tenu de l'atrocité des nombreux meurtres perpétrés par l'individu dont voici le thème (sources Astrothème)

Frederick Walter Stephen dit "Fred WEST est né le 29 septembre 1941 dans le Herefordshire à Ledbury (8 h 30) dans le Royaume Uni.

Le SOLEIL BALANCE est conjoint à NEPTUNE VIERGE en Maison 12 ; le SOLEIL est opposé à l'ASC BALANCE et MERCURE est carré à PLUTON.
C'est un enfant menteur et chapardeur ; adolescent son attitude ne s'améliore pas ; il se montre insistant voire très insistant envers les jeunes filles qui lui plaisent.
À 20 ans, il passera devant les tribunaux pour le viol d'une adolescente de 13 ans, amie de la famille. Tiré d'affaire grâce à un bon avocat qui met en évidence le fait qu'il souffre de crise d'épilepsie, les attentats à la pudeur se multiplient.
Il occupe la profession de marchand de glaces mais il occasionne l'accident d'un enfant de 3 ans qui décède des suites de l'accident.
Ayant perdu son job, il est embauché dans un abattoir.
Il vit avec "Rena" ou Catherine, une prostituée occasionnelle de Glasgow qui se montre particulièrement jalouse....d'autant qu'il entretient une relation avec Anne Mc FALL (18 ans) qui souhaite se faire épouser depuis qu'elle sait qu'elle attend un enfant.
Mais les choses ne vont pas se passer comme ça d'autant qu'il entretient une autre relation avec une nymphette de 15 ans dont les parents voient ça d'un très mauvais oeil. Il a alors 25 ans et l'a rencontrée à un arrêt de bus et la jeune "Rose" ou Rosemary Pauline LETTS est tombée sous son charme.
À situation compliquée...pour Fred WEST  il y a toujours un remède.
Et le remède de Fred WEST est radical.  On tue, on découpe, on arrache les membres et on miniaturise le tout.
Anne va ainsi disparaître -toute enceinte qu'elle est-
Rose, placée auprès des services sociaux par ses parents, ne cessera pas de voir son amoureux et donnera naissance à une fille : Heather. La première des 7 enfants qu'il va lui faire.

Quatre ans plus tard, Fred est arrêté pour vol. Il passe ainsi 6 mois en cellule.
Rose suivra l'exemple de son "cher et tendre" en tuant la fille aînée de "Rena" : Charmaine, 8 ans.(enfant qu'elle a eu avec un chauffeur d'origine indienne). Charmaine vivait chez Fred et Rose en alternance avec les services sociaux. Fred abusait régulièrement de l'enfant maltraitée par le couple. Quand les services sociaux s'inquiètent de sa disparition, "Rose" répond que Charmaine est partie rejoindre sa mère "Rena" qui d'ailleurs n'a pas donné de nouvelles.

Il a 32 ans quand il épouse "Rose" 19 ans. Ils "prennent soin" d'Anne Marie, la fille de Rena et Fred. Ils abusent de l'enfant âgée de 8 ans dans la cave de la maison.

Cette même année, ils enlèvent Caroline OWENS et c'est Rose qui agresse sexuellement la jeune fille dans leur véhicule avant de l'assommer et de la traîner dans leur cave où cette fois, c'est Fred qui abuse sauvagement de Caroline. Ils la libéreront contre..... la parole de la victime de revenir....!
Moins bête qu'ils ne se l'imaginent, Caroline OWENS foncera à la Police....qui pour obtenir la plainte de la jeune victime la persuadera de déposer contre eux pour attentat à la pudeur plutôt qu'enlèvement et viol. Ceci étant censé éviter un traumatisme à Caroline. 
Rose et Fred écoperont d'une amende de 50 livres chacun.

Il y aura 6 autres enlèvements....mais cette fois, craignant que les victimes ne fassent comme Caroline OWENS, le couple leur réserve une autre fin. 

Ainsi disparaîtront : Linda (avant ses 20 ans), Carol (15 ans), Lucy (22 ans), Thérèse (21 ans), Shirley (15 ans), Juanita (18 ans), Shirley Anne (18 ans), Alison (pas encore 17 ans), et sans doute Mary (15 ans)

Fred a désormais 52 ans quand les services de Police de Gloucester s'intéressent au couple ; leur fille : Heather, âgée de 16 ans, qui s'était plainte auprès des services sociaux de sévices est portée disparue depuis 7 ans. 
Fred WEST soutient que sa fille, lesbienne, qu'elle a fugué et qu'elle est probablement à l'heure qu'il est à l'étranger. 
Mais les policiers qui soupçonnent un crime sont venus dotés d'un mandat de perquisition pour le domicile et le jardin dans lesquels ils sont autorisés à faire des fouilles.
En creusant, ils vont trouver 3 membres  dont deux jambes droites sous la terrasse. 
Si Heather est l'une des victimes du boucher...À qui appartient l'autre jambe droite ? 
Qui est l'autre victime ?
Les policiers pousseront leurs investigations à l'intérieur de la maison. 
Ils poursuivront les recherches dans le précédent domicile de Fred et ils feront bien puisqu'ils y trouveront le corps de Rena, sa première compagne (27 ans) et Anne, (18 ans) sa maîtresse enceinte.

Les victimes ont toutes été torturées, tuées après avoir été violées, décapitées et dépecées. 
Un travail inouï revenait ainsi aux légistes. 
Seul le corps de Mary (15 ans) serveuse dans un café qu'il fréquentait et qui avait disparue n'a jamais été retrouvé.

La maison du couple qui jouxtait une église évangéliste après avoir été ainsi "ouverte" a été détruite. Désormais un passage piétonnier la remplace.

Fred WEST n'assistera jamais à son procès. Il se pend dans sa cellule le 1er janvier 1995.

Son épouse, Rose, âgée de 40 ans lors du procès est reconnue coupable de crime et de participation aux sévices et crimes ; elle est condamnée à 10 peines de prison à perpétuité.



Évelyne LUCAS


jeudi 1 juin 2023

À L'auberge du Cheval Blanc

  BONJOUR,

Le garde champêtre FRIDEFONT de LORMONT à qui on vient de déclarer la découverte d'un corps par un représentant de commerce s'est avancé sur le chemin inégal, sinueux, très étroit et très difficile à gravir qui part de la rivière au coteau : le Rouquet. 

Le jour du procès 8 mois plus tard, il racontera la découverte d'une victime ce matin d'Octobre 1875.. ..." le cadavre d'un jeune homme assez robuste d'environ 18-20 ans est étendu au milieu, la tête vers le bas reposant sur la joue droite baigne dans une mare de sang qui s'écoule encore dans la rigole et qui semble provenir de la large blessure du cou, les jambes étendues et les pieds vers le haut du chemin, le ventre touchant la terre, son bras droit est étendu, la main à 30 cm environ du corps enserre fermement un parapluie fermé. Son bras gauche est ployé à angle droit, sa main gauche est cachée sous son corps, ses doigts sont crispés sur un cigare fumé de moitié. Il a plu toute la nuit ce 28 octobre 1875 et les vêtements ne sont pas mouillés." 

Le 29 octobre 1875, au petit matin, c'est le corps de Charles Jean Baptiste MÉRY, un jeune homme de 18 ans, serrurier, qui vient d'être trouvé sur ce chemin du ROUQUET, par un représentant de commerce. 

Le jeune homme est originaire de JONZAC en Charente Inférieure (maritime)  C'est ce que dit le carnet trouvé sur le cadavre ; voulant profiter de la foire d'Octobre de BORDEAUX qu'il ne connaissait pas, il avait pris le train deux jours plus tôt pour s'y rendre. C'est ce que vont apprendre les gendarmes, peu après la parution dans les journaux d'un article faisant état de la découverte d'un corps. Son oncle inquiet de ne pas avoir revu son neveu viendra s'enquérir auprès de la gendarmerie de l'identité du décédé. Il devra reconnaître la victime. Il déclara également que le jeune homme était venu avec une somme d'argent (+ de 100 frcs) que l'on n'avait pas retrouvée sur lui.


Qu'est-il donc arrivé à ce jeune homme en arrivant à BORDEAUX ?

En traversant le champ de foire, le mercredi (27 Octobre) de son arrivée dans la grande ville, il s'était entendu appeler par une ancienne connaissance de JONZAC (Charente Inférieure), une certaine Juliette GARNIER de son âge et du pays avec qui il avait eu une brève histoire amoureuse. Contents de se revoir, ils se sont donnés rendez-vous pour plus tard. Il a prévu plusieurs rencontres et sorties. Celle-ci est imprévue. Elle vient s'ajouter à son programme. Il la reverra le jeudi soir au Cheval Blanc où il restera dormir avec "sa belle".

De nombreux témoins viendront spontanément  raconter qu'ils ont vu un jeune homme accompagné d'une jeune femme qu'il sera aisé aux policiers de retrouver tant elle se montra si peu discrète racontant à qui veut l'entendre qu'elle connaissait bien la victime et qu'elle était avec lui la veille du meurtre. Deux autres jeunes hommes seront signalés présents non loin des lieux du crime "courant comme des désorientés". Là encore, l'enquête déterminera qu'il s'agit d'un certain PASCAL, d'un autre connu sous le patronyme : "le Manchot" : Jean BOUCHAUT et d'un 3ème : Pierre BIROLLEAU, boulanger qui se présentera spontanément aux forces de l'ordre afin de préciser sa position dans cette équipée. Il sera vite écarté mais se présentera au procès comme témoin bien que soupçonné un temps de complicité pour avoir couvert les agissements de PASCAL.

Juliette GARNIER (JEAN dit GARNIER) originaire de LIBOURNE aurait 18 ans passés ; elle connaît la victime pour être amis de longue date, venant de JONZAC ; elle est aussi la maîtresse de PASCAL Jean Baptiste, 24 ans, voleur, débauché, déjà condamné deux fois, reconnu comme dangereux, récemment sorti de la prison de FONTEVRAULT où il vient de passer 15 mois. C'est elle qui a présenté Baptiste MÉRY à PASCAL et BOUCHAUT. Jean Baptiste PASCAL et Jean BOUCHAUT se connaissent pour avoir travaillé chez le boucher BOURQUERIEU, rue Marbotin et à l'abattoir. Ils ne travaillent qu'épisodiquement et n'ont pas de gros moyens financiers. C'est également Juliette qui fera arrêtée Arnaudine FARGE, 22 ans, couturière rue des menuts. Juliette GARNIER ne cessera de mentir et de contester les témoignages qui s'accumuleront contre elle, tout au long des mois que dureront l'enquête et le procès. Sentant que la Police se rapprochait de la vérité, elle avait désigné la Demoiselle FARGE comme étant la personne recherchée, l'amie de la victime. Tout naturellement, cette dernière fut arrêtée avant d'être bientôt relâchée compte tenu de sa non implication dans l'histoire.

Le procès qui se tient en Mai 1876 mettra en avant le crime crapuleux ; Jean Baptiste PASCAL a eu le rôle principal dans le vol et le meurtre du jeune homme ; certains témoins insisteront sur sa brutalité avec les animaux à qui il crevait les yeux quand il était en colère. Il est démontré qu'il a eu un fort ascendant sur ses complices : Jean BOUCHAUT "le Manchot" qui a porté le premier coup à Baptiste MÉRY, et Juliette GARNIER, "fille maudite", pour avoir organisé la rencontre, entravé l'enquête et facilité le départ des deux assassins.

Jean Baptiste PASCAL -déjà condamné deux fois pour vols- nie farouchement durant tout le procès sa participation ; il  hurlera comme une bête en entendant le verdict : condamnation à Mort. On devra le transporter après un malaise

Il sera exécuté le 3 Juillet 1876 à 4 H 50 sans qu'il ne manifeste le moindre geste de révolte.

Il était né le 11 février 1852 à 11 h 30 à Jonzac en Charente Inférieure.


Thème de J.B. PASCAL 11 Février 1852 à 11 h 30 à Jonzac

thème en panier dans lequel l'EAU domine (5)

Jean BOUCHAUT, le Manchot, sera condamné au bagne et finira ses jours, peu après, à CAYENNE.

Juliette JEAN dite GARNIER, envoyée au bagne  en Nouvelle Calédonie bénéficiera d'une mesure permettant de repeupler l'île ; elle se mariera en février 1878 avec un communard Martin BOULAUD, condamné à 10 ans, bénéficiant d'une concession depuis 1877. La même année, le 20 Novembre 1878, elle accouchera d'une petite Justine BOULAUD. 

Juliette JEAN dit GARNIER décédera le 24 Août 1882, à 25 ans, en Nouvelle Calédonie. Sa fille y aura une descendance.

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L'enquête avait permis de dénoncer les agissements du couple YO de l'auberge du Cheval Blanc où la victime et Juliette GARNIER avait passé la nuit. Ils ont été condamnés pour détournement de mineures, d'incitation à la débauche. En février 1876, ils écopent de 8 mois de prison, 100 frcs d'amende, et frais de Justice solidairement.

Bonne Lecture,

Évelyne LUCAS

Affaire CAILLAUX,

  BONJOUR,

L'Affaire avait fait grand bruit, en mars 1914, quand une femme de 40 ans tue un journaliste qui depuis un mois déjà s'en prend à son époux, un homme politique avec lequel elle est mariée depuis moins de 3 ans. Le journaliste est allé crescendo dans ses articles et il vient de dévoiler les lettres d'amour qu'elle a écrit à son amoureux, ce qui tend à prouver que les deux amants étaient dans une position d'adultère. M.CAILLAUX n'étant pas encore divorcé de sa première épouse. Fâcheux...!

Cette femme c'est Geneviève Joséphine Henriette fille naturelle de DOINEL Marie Sophie, rentière selon la déclaration de naissance faite le 7 décembre 1874.


Geneviève est née à Rueil Malmaison (Hauts de Seine) le 5 décembre 1874, à 5 heures du matin. Elle est donc SAGITTAIRE Asc SCORPION. 
Son SOLEIL (Me du M.C.) est conjoint à VÉNUS en Maison 2. 
Cette charmante personne fait des études d'Art et obtient un doctorat d'Histoire de l'Art. 

Sa mère s'est mariée deux ans après sa naissance et cet époux lui a donné son nom, la reconnaissant comme étant la sienne. Une petite soeur : Sophie, arrive l'année suivante.
Ils vivent dans les beaux quartiers de Paris. 
Elle a vingt ans quand elle épouse un journaliste, écrivain et critique littéraire, Belge quelque peu visionnaire, Léo CLARETIE. Ils ont deux filles. 
Sa soeur Sophie, artiste peintre, se marie le 16 juin 1898 avec Gaston de SUIN qui sera parrain de sa fille Suzanne.


Les années passent ; 

Alors que Léo CLARETIE est fait Chevalier de la Légion d'Honneur, le 8 août 1900, sa soeur, Sophie est veuve ; Gaston de SUIN décède le 6 octobre 1900.

En 1904 et 1906, son époux, Léon, membre du Jury lors de l'Exposition de 1900 à PARIS,  part en voyage à St PÉTERSBOURG puis BUCAREST en tant que représentant des exposants français 

1908 est une année noire pour Geneviève qui divorce en Juillet et perd la plus jeune de ses filles, Suzanne (9 ans), en Novembre de la même année. 
En avril 1909, c'est leur mère qui décède à 63 ans.

Durant cette période, Geneviève a fait la rencontre de Joseph CAILLAUX, de 11 ans son aîné, (Député, Sénateur, Conseiller Général de MAMERS puis Maire d'YVRÉ L'ÉVÊQUE dans la SARTHE devenu Ministre des Finances en 1899 puis Président du Conseil en 1911). 
Ils sont devenus amants. 
Si Geneviève a divorcé rapidement, il n'en est pas de même de son partenaire qui n'est marié que depuis deux ans et demi et qui tardera quelque peu à mettre fin à cette première union (9 mars 1911).

Cependant, libres tous les deux, ils contractent le mariage le 21 octobre 1911.



Thème Joseph CAILLAUX établi par Astrothème

C'est à lui, homme de Gauche, (SOLEIL-NEPTUNE : socialisme) que l'on doit l'adoption en 1914 d'une proposition d'Impôt sur le revenu. Ses opinions varient (MERCURE POISSONS - planète double dans signe double). Il a rejoint le parti radical socialiste en 1910. Il est en contradiction avec les opinions de sa famille, s'éloigne de ses amis qui dès lors lui vouent une haine farouche (LUNE en Maison 3-PLUTON carré ) et lui font savoir par voie de presse.

Sa situation, même si elle reste avantageuse, a du mal à tenir dans la durée : (SOLEIL opposé à SATURNE).

En 1911, une enquête a fait jour certains rapprochements de M.CAILLAUX avec des personnalités au cursus douteux : Henri ROCHETTE pour lequel il serait intervenu pour repousser l'ouverture de son procès en appel ce qui lui aurait permis de faire perdurer ses activités frauduleuses et lui permettant ainsi de s'enfuir avant son arrestation.
Mai 1911 est fait de turbulences, un nouveau gouvernement est remis en place après le décès accidentel de Maurice BERTAUX, franc maçon auquel il est attaché, qui meurt à Issy Les Moulineaux, lors d'une course d'aviation PARIS-MADRID et qu'un avion s'écrase sur les personnalités présentes, alors qu'un peloton de cuirassiers tentait de retenir la foule.

En Janvier 1914, les journaux s'en prennent d'abord à la politique avant d'attaquer ouvertement le politicien nouvellement élu à la tête du Parti. Joseph CAILLAUX . On le dit arrogant, imbu de lui-même, lui-même fils de Ministre, aimant la chasse à courre et l'argent, il agace avec ses bons mots méprisants, cruels parfois. 
Pas moins de 100 articles en 3 mois vont paraître écrits par CALMETTE. Gaston CALMETTE va au-delà du journalisme. Le pacte du silence sur la vie privée est rompu. Il s'apprête à faire publier des correspondances privées fournies par une proche du politicien.

Ce soir du 16 mars 1914, Geneviève et son époux ont rendez-vous chez l'Ambassadeur d'Italie. Le matin, manucure, dentiste, déjeuner avec son époux qu'elle est allé prendre au Ministère. Il est encore tout bouleversé par cette parution qui approche. Geneviève va prendre les choses en mains. À l'armurerie Gastinne Renette elle dépense 55 frcs pour une arme à la détente souple. Elle se rend au Figaro où elle arrive vers 17 h 15. 
Elle y attend une heure avant d'être reçue par le journaliste Gaston RAMETTE. 
Elle sort son arme cachée dans son manchon qu'elle a pris malgré la chaleur du jour et qui aurait pu interpeller. 6 balles sont tirées. Une lui sera fatale. 




Pas de dîner chez l'Ambassadeur ce soir-là. Geneviève est arrêtée sans contestation de sa part.

Le procès se tient en Juillet de la même année. 
Son mari "au bras long" et son avocat ont réussi à manipuler le jury. 11 jurés sont acquis à sa cause. Le Président du Tribunal pour l'occasion et le Garde des Sceaux nouvellement nommé sont de leurs amis. Le Procureur Général sera lui-même quelques jours après l'ouverture du procès, promu Commandeur de la Légion d'Honneur.
Un public truffé de truands corses gracieusement payés fait le jeu de la Défense.

Geneviève CAILLAUX ressortira, le 28 juillet, libre après un procès plaidé sur le thème de la passion et la non-préméditation.

La Guerre éclate entre l'AUTRICHE et la SERBIE ce même jour.

Six jours plus tard, la FRANCE et la Grande BRETAGNE sont en guerre avec l'ALLEMAGNE.

Quand la guerre débute, ils entreprennent de longs voyages à l'étranger. Le but de Joseph CAILLAUX est de tisser des liens en vue d'une paix de compromis. 

Le 14 janvier 1918, Joseph CAILLAUX est arrêté pour intelligence avec l'ennemi.
Le 23 avril 1920, il est condamné à 3 ans de prison (période de détention provisoire qu'il a déjà effectuée). Il est néanmoins écarté un temps de la politique par la privation de ses droits et l'interdiction de séjour dans certaines villes.
Geneviève se serait choisi un amant qui en fait serait à la solde du gouvernement qui surveille le couple.
Joseph CAILLAUX réapparaît sur la scène politique en 1925 retrouvant ses postes de Sénateur, ou au sein du Ministère des Finances ou encore au Sénat jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.
Geneviève elle a réalisé un travail sur l'oeuvre et la vie du sculpteur Jules DALOU qui lui a permis d'obtenir un diplôme à l'école du LOUVRE. Elle fera publier un ouvrage répertoriant ses oeuvres



Retirée à St MAMERS, elle y décède le 29 janvier 1943. Son époux la suit d'un an

Bonne Lecture,

Évelyne LUCAS


DUPONT ou AGENHEM ?

 BONJOUR,

Monsieur DUPONT, comme c'est commode.

Ce patronyme tellement courant, passe-partout, est certes plus aisé à utiliser qu'AGENHEM.

Car notre voyou, notre voleur, s'appelle en fait Jules Ernest Aimé AGENHEM

Il est né à MARSEILLE, non pas la grande ville de la côte méditerranéenne mais MARSEILLE le Petit, dans l'OISE -qui deviendra MARSEILLE en Beauvaisis.


Jules Ernest Aimé AGENHEM est né le 11 mars 1836 à 8 h à MARSEILLE Le Petit (Oise) 



EAU dominante (5) TERRE (1+Asc+MC soit 3) AIR (2) FEU (2) 
natif d'un signe double, il est néanmoins :
URANIEN (MARS-URANUS sur le même degré ) (MERCURE VERSEAU + NEPTUNE) 

Ses parents ne sont pas de la région ; son père né dans la capitale est postillon ;  ils sont mariés depuis 10 ans déjà, il a aussi des frères et soeurs. 


Un malheur arrive : sa mère meurt l'avant-veille des 17 ans de Jules. 

C'est là que la vie officielle de voyou de notre DUPONT est connue. Les condamnations pour vols vont se multiplier. 

À 19 ans, en avril 1855, il passe sa première année de prison à AMIENS, pour vol et escroquerie ; l'amende est sévère (50 frcs). Dès qu'il sort de sa cellule, il renouvelle larcins, mensonges, escroqueries, ce qui lui vaut  6 autres mois de prison qui lui permettront de passer l'hiver 1856 au chaud.

Il va se marier, être père de 2 enfants et se faire oublier un temps ....au point même que l'administration ignorera où et avec qui.

Mais la roublardise, l'escroquerie est une technique qu'il connaît parfaitement bien, il l'a dans la peau. Le Tribunal d'AMIENS augmentera les peines : 2 ans puis 3 ans et encore 3 ans. Il passe plus de temps derrière les barreaux que dehors.

Mais notre filou améliore sa technique ; inventif, il finira par accumuler les peines sans même être présent ; condamné par contumace, il écope de 5 peines supplémentaires par les Tribunaux d'AMIENS, BEAUVAIS, SENLIS. Il est vivement recherché afin d'effectuer les 18 ans de prison cumulés.

En 1881, notre grand gaillard de 45 ans est enfin attrapé. 

La sanction est lourde : 8 ans de plus et 20 ans de surveillance. Mais la France aux grands principes a pour habitude d'envoyer les malfrats déjà condamnés, à faire un séjour dans ses îles lointaines où des bagnes ont été conçus pour les recevoir. Ces îles sont généralement entourées d'éléments dissuasifs à toute évasion : les mangeurs d'hommes qui ont pour habitude d'organiser de grands festins et les requins qui entourent les lieux.

Mais il n'embarquera pas immédiatement...Il a réussi à détourner l'attention de ses gardiens et a disparu dans la nature, le 30 avril 1883. Il sera repris deux semaines plus tard et réintégrera une cellule le 13 mai de la même année.

Il quittera donc la France, sur le Fontenoy en direction de la Nouvelle Calédonie en mai 1887. La LUNE en Maison 9 était prometteuse de grand voyage.....Certes.

La vie y est dure et DUPONT qui a maintenant 59 ans ne fêtera pas la fin d'année 1895 ; il meurt le 21 Novembre.

Bonne Lecture,

Évelyne LUCAS