dimanche 15 mars 2026

TOMBELAINE

 BONJOUR, 

La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs 
a des reflets d'argent
des reflets changeants
sous la pluie.

Ce 24 juillet 1933, 3 jeunes de Parigné (Ille et Vilaine) sont partis tôt, à bicyclette, avec beaucoup d'entrain vers Tombelaine, un îlot éloigné d'environ 3 kms du Mont St MICHEL. La grande marée a permis son accès car la mer s'est retirée bien loin ; nos excursionnistes s'y rendent alors que les nombreux pêcheurs présents ce jour-là leur assurent qu'il est déjà trop tard pour l'atteindre et pouvoir, sans risque, en revenir.  

Les gens là-bas, ont encore en tête le souvenir d'une journée tragique (1er octobre 1932) où une famille normande fut décimée ; 5 personnes perdirent la vie, en se noyant à une centaine de mètres des portes du Mont St MICHEL .

Mais nos jeunes aventuriers n'ont que faire de ces recommandations et continuent en direction du rocher. 
Ainsi, sans méfiance, ils en oublient le temps qui passe. 

Ce 24 Juillet, nous avons ces 3 excursionnistes téméraires :

Il s'agit d'Henri GRATIEN (18 ans- commis épicier), de Joseph LEFÈVRE (qui vient de fêter ses 21 ans et se prépare à faire son service militaire), d'Émile COQUEMONT (22 ans, granitier).

Émile COQUEMONT a bien entendu les recommandations des pêcheurs. Il connaît le grondement caractéristique de la marée montante. Il a averti ses compagnons du danger. Il s'est arrêté, a fait demi-tour et a hâté le pas, suivant les pêcheurs, espérant que ses amis allaient en faire tout autant. Il sera le seul du trio à atteindre le Mont St MICHEL. Du haut des rochers, il suivra la progression de ses deux camarades se débattant, à grands gestes de désespoir, dans les flots. 
La peur ne le quittera pas en voyant l'eau monter sensiblement autour d'eux sans qu'on puisse encore traîner le canot de sauvetage et quand ce dernier put atteindre la mer, les sauveteurs cherchèrent les deux imprudents. 
À la marée descendante, il faisait nuit déjà et malgré la présence de nombreux montois, les recherches restèrent vaines. Émile n'a pas attendu, il a repris sa bicyclette et est rentré à PARIGNÉ, avertir la mairie, le recteur et les familles de ses amis. 



Les deux corps seront retrouvés, bien plus tard, au Grouin du Sud et déposés à St Léonard.

 
Joseph né le 29 juin 1912 (18 H) à Parigné (35)
Ce 23 juillet, NEPTUNE (8°)VIERGE au demi-carré de sa position de naissance est au sextile du SOLEIL natal. 
Le SOLEIL est en opposition à URANUS natal et sextile à SATURNE natal. Le SOLEIL ce jour-là est au carré d'URANUS (27° BÉLIER en Maison 4) URANUS est d'ailleurs dans l'orbe d'un carré à NEPTUNE natal et à URANUS natal.
PLUTON (23° CANCER) a transité la conjonction MERCURE-NEPTUNE, en Maison 8.  
SATURNE (r) est en VERSEAU (14°) dans l'orbe d'une opposition à MARS natal.(19°23)
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Au journaliste présent, la famille GRATIEN va confier une ancienne photo de leur fils : Henri, prise le jour de sa communion.

Né le 4 mai 1915 (15 h) à Parigné (35)
PLUTON (23° CANCER) est en Maison 10, en opposition de la LUNE Natale, en Maison 4.
SATURNE (r) 14° VERSEAU a transité URANUS natal en Maison 5 au carré du SOLEIL natal TAUREAU (13°). 
Ce jour-là MERCURE (r) conjoint à la LUNE en LION, en Maison 11, est au carré  du SOLEIL natal en Maison 8. 
JUPITER et NEPTUNE en VIERGE sont en Maison 12. JUPITER (20°) est en opposition à sa position de naissance
URANUS est en Maison 8 (27°23 BÉLIER) au carré de NEPTUNE natal (27°..) - 
MARS (9°26) en BALANCE est en opposition de VÉNUS (maîtresse du signe natal TAUREAU).


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Né le 15 avril 1914 (6 h) à Parigné (35)
PLUTON (23°12) en CANCER vient de transiter la conjonction natale MARS-NEPTUNE ; il est également au carré du SOLEIL natal (24° BÉLIER) Ce qui va le contraindre à supporter de funestes moments, des situations sombres, morbides. URANUS a déjà transité le SOLEIL natal quelques mois plus tôt et a augurer un carré à NEPTUNE natal. 
SATURNE (14°) rétrograde en VERSEAU transite la conjonction natale : URANUS-JUPITER,
 MERCURE conjoint à la LUNE est en opposition d'URANUS natal et carré à l'ASC. 

Émile aura été bien inspiré de suivre les conseils des anciens mais il aura eu la douleur de voir sous ses yeux, disparaître ses deux amis. Au lendemain de cette noyade, la Presse le retrouve sur son lieu de travail qu'il a repris malgré son chagrin.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

De Saint SIMON à Saint LAURENT

 BONJOUR,

ROUCHET Jean Pierre est né sous le signe de la VIERGE le 27 août 1878 (18 H) à VELZIC dans le CANTAL.


Un stellium (amas de 4 planètes) en VIERGE, en Maison 7, et 3 autres planètes sont en signes de TERRE (TAUREAU : 2 et CAPRICORNE : 1) ce qui fait qu'il y a une Dominante TERRE (7). Possessivité. 
Le FEU (MC SAGITTAIRE) (SATURNE en BÉLIER)(VÉNUS et LUNE en LION) soit 4
un peu d'AIR (ASC VERSEAU : 1) 
et une carence en EAU : 0

JUPITER le Maître du MC est en Maison 12.
MERCURE Maître du signe natal est en opposition de SATURNE

MERCURE sur le 26° VIERGE : Un arbalétrier lance une pierre à l'aide d'une fronde et, devant lui, posées à terre, sont deux épées croisées surmontées d'une couronne royale.
K HITSCHLER décrit ce degré comme chargé d'agressivité, un caractère militaire, conquérant, susceptible de convenir à de grands sportifs (golf, escrime, tireur, lancer) mais aussi à des révolutionnaires. Il y voit la possibilité de procès et de meurtre.

SATURNE 1° BÉLIER : Un homme robuste......en marche....balance une massue...Il donne une impression de puissance tranquille mais décidée.
K HITSCHLER décrit un sportif, lutteur, dictateur, polémiste...

La LUNE en LION sur un degré (27°) de redoutable inconnu
Un homme tenant de la main droite une faux

Le SOLEIL VIERGE est carré à PLUTON

Malgré un magnifique cerf volant On trouve de nombreux carrés occasionnés par NEPTUNE et PLUTON.

Son SOLEIL conjoint à URANUS le rend assez imprévisible et la conjonction à MARS ce n'est pas que de la nervosité. 

Pour Anne Marie DEVÈZE qu'il a épousée en 1905 et qui lui a donné deux enfants c'est une déception. Le grand blondinet est un pilier de bar  aux poches percées qui est considéré comme insolvable. Sa réputation est très mauvaise et il n'a pas encore 30 ans.

Ils habitent un petit hameau au Giraoul. Ce mercredi 4 mars 1908, il a quitté sa maison vers 16 h et a épié la chaumière de Melle Clarisse PERTUS, une ancienne domestique de 68 ans qui a hérité, il y a peu et qui doit disposer d'un petit pactole qu'il lui soustrairait bien. 

La nuit est tombée, il s'approche de la maisonnée et toque à la porte. Melle PERTUS qui connaît bien le lascar le laisse cependant entrer. Elle est même prête à lui verser un verre de vin alors qu'il lui demande de lui prêter de l'argent. Il lui assure qu'il lui rendra. Mais la vieille fille refuse tout de go. Que nenni !

Jean Pierre ROUCHET est venu avec un gourdin. 
Le crime qu'il va commettre était-il déjà programmé ? C'est ce que concluront les jurés lors du procès qui se tiendra 6 mois plus tard. Car si son épouse s'est tue en voyant le beau linge emplir son armoire et les billets cachés dans cette pile de draps, il n'en a pas été de même des voisins qui n'avaient vu aucun rôdeur mais qui connaissaient bien "le ROUCHET".
Qui dans ce petit hameau avait pu s'en prendre à la vieille fille retrouvée le crâne fracassé, un coup de couteau dans le dos, le corps imbibé d'alcool et consumé par les flammes ? Sinon ROUCHET !...qui pensant effacer ses traces avait mis le feu aux vêtements de la victime avant de quitter les lieux. 

Arrêté après que les enquêteurs aient retrouvé le butin chez lui, son procès se tient le 6 août 1908. Son épouse ne sera pas inquiétée pour complicité. Elle pleure la mort de son petit dernier, en juin 1908. Les jurés n'ont pas trouvé de circonstances atténuantes à notre homme. La peine de Mort est le châtiment.
Mais nous sommes à une époque où le Président FALLIÈRES, ancien avocat, de gauche, est fervent défenseur de l'abolition de la peine capitale. Aussi, Jean Pierre ROUCHET demandera sa grâce vite accordée. La peine est commuée en Travaux Forcés.  Jean Pierre ROUCHET en aurait presque sauté en l'air....tant il est satisfait de cette réponse.  Il n'a pas encore pris conscience que la peine était à perpète.

Perpétuité dans un cadre hostile : la GUYANE ; il s'embarque le 05 juillet 1909.
Il ne tiendra pas longtemps à ce régime. Il meurt à l'hôpital de St LAURENT de MARONI le 1er Octobre 1917.

isalucy23@orange.fr


Le meurtre de Port Louis

 BONJOUR, 

La petite Edvina KERLO est née le 9 mars 1911 à 23 H à Port Louis dans le Morbihan (56). 
C'est une jeune blondinette et svelte, connue dans son quartier pour faire brouter sa chèvre chaque jour sur les fortifs. 
On peut noter différents carrés VÉNUS-LUNE, VÉNUS-NEPTUNE, PLUTON-SOLEIL, SATURNE-URANUS et SATURNE-MARS, un demi carré SOLEIL-SATURNE, une opposition MARS-NEPTUNE, de beaux trigones, la présence de JUPITER à l'ASC. 

Son père, François, est Mort pour la France (14 Novembre 1918) lors de la Première Guerre Mondiale alors qu'il était prisonnier à l'Hôpital de Constantinople en tant que quartier maître mécanicien à bord du sous marin Turquoise. 

En Octobre 1919, elle est adoptée par la Nation comme beaucoup d'enfants orphelins de guerre.

Sa mère, Marie Hélène LE BIHAN est comme son époux originaire de Riantec (Morbihan-56) elle s'est retrouvée orpheline très tôt et elle assume ses responsabilités seule désormais. 
Née le 5 juin 1882 à Riantec (2 H du matin) sous le signe des GÉMEAUX Asc BÉLIER

9 planètes se trouvent sous l'Horizon. Le SOLEIL est soutenu par une conjonction à JUPITER mais de violents carrés existent : SOLEIL carré à URANUS, JUPITER carré à URANUS, MARS carré à SATURNE et MARS Carré à NEPTUNE. VÉNUS est en opposition du MC 
La LUNE en CAPRICORNE reste malgré tout bien aspecté au MC

Les éléments TERRE dominent (MC+5 soit 6) le FEU(ASC+1 soit 2) l'AIR (2) et l'EAU (2).

En août 1922, Marie Madeleine LE BIHAN, 39 ans, la mère d'Edvina, cabaretière, doit partir faire des achats à LORIENT ; elle lui confie le commerce qu'elle tient. Habituée du fait, Edvina, 11 ans, est généralement accompagnée de son amie la petite JÉGOUZO, 12 ans quand sa mère s'absente, une fois par semaine. Mais cette fois-ci, il n'en est rien. Son amie n'a pu venir. Edvina se retrouve ainsi seule.

Ce 8 août 1922, le corps ensanglanté de l'enfant est retrouvé sous le comptoir du bar. Elle porte 3 plaies au niveau du front dont une à gauche. La plus grande fait 2 cm. Une section nette qui n'a pas endommagée la boîte crânienne. Plusieurs plaies contuses au niveau de la partie antérieure des pariétaux de la région médiane et une plaie contuse avec fracture du crâne au niveau de la tempe gauche. Un petit fragment d'os se trouve dans les cheveux. 
On trouva sur les lieux un poids en fonte d'un kilo ensanglanté.

La petite RIEUX, 12 ans, raconte : 
"J'ai vu la petite Elvina, la figure ensanglantée qui cherchait à sortir. À ce moment-là, un bras plein de sang aussi s'est élevé et à verrouiller la porte. C'était celui d'une femme car il était bien mince. 250 mètres plus loin, j'ai rencontré Mme DROUGUET à qui j'ai raconté ce que j'avais vu."

Quand la mère rentre de ses courses, elle comprend qu'un malheur est arrivé


C'est le témoignage de cette jeune morbihannaise : RIO Émilie (en fait c'est Amélie  !)de Port-Louis, 20 ans, fille d'un ancien conseiller municipal,  qui va permettre 

aux policiers chargés de l'enquête d'aller sur la trace d'une bohémienne, marchande de bibelots, colporteuse, vêtue de noir, le teint basané. Son témoignage est crucial. 

Elle restera tout l'après-midi sur les lieux, amie de la mère et de la jeune victime, elle semble calme, les traits reposés, pleine de compassion, alors qu'on entend les sanglots de Mme KERLO au fond de la boutique. Elle est présente auprès des journalistes venus faire une chronique. Elle les fait approcher du lit de la victime couchée dans une robe de mousseline blanche. Elle leur montre la mare de sang, les papiers d'emballage couverts d'une pluie de sang. Elle acquiesce quand un journaliste faire remarquer qu'il a fallut beaucoup de force au criminel pour provoquer de tels jets.

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Possédant le signalement de la "coupable présumée" on bat la campagne pour la retrouver. Des volontaires se sont joints aux gendarmes. On suppose qu'elle est habituée des lieux, qu'elle connaît les habitudes de la maison. Il est vraisemblable que le vol est le mobile. Il n'y avait rien dans les tiroirs du comptoir du commerce mais l'armoire dans la chambre à l'étage, a été visitée, chamboulée, vidée de son contenu. On y a trouvé une vingtaine de francs. 

La battue n'a rien donné. On a poussé les investigations jusqu'à LORIENT. On a bien trouvé une cartomancienne mais elle a un bon alibi pour cette journée. Le même soir, un autre bruit circule. La coupable serait une jeune fille de Loc Malo. Elle a été entendue par le juge BRUGUIÈRE qui s'est attaché aux détails de la déclaration de la jeune fille..... mais pas d'arrestation. Mme PHILIPPO, une résidente en villégiature est venue faire un témoignage qui leur a également paru intéressant. Puis suivirent Mme COSTEVEC, le jeune apprenti cimentier GUENNEC de 17 ans, qui travaillait en face et fut témoin des cris de l'enfant. En fait, le Parquet ne dispose pas de preuves suffisantes....même si ses propos sont en parfaite contradiction avec les témoignages déjà enregistrés. La jeune fille est extrêmement forte et se défend avec maestria. Ils sont certains également que la jeune RIEUX a reconnu dès le premier moment la meurtrière mais qu'elle ne veut rien dire. 

Émilie RIO le jour des obsèques est encore présente sur les lieux du crime. Elle sanglote sur l'épaule d'une amie : "Ils disent que c'est moi. Tu sais que ce n'est pas possible"

Le Jeudi 10, vers 17 H, l'affaire est laissée entre les mains de M. LABOUÉRIE, chef de la brigade mobile de RENNES et de ses dévoués inspecteurs. 

C'est là que deux témoins se manifestent :  

M. ORÉLIO, négociant à LocMalo et Mme JAOUEN, un témoin qui avait observé un prudent silence jusque là, qui s'en vint faire une déclaration complémentaire. Il fallut toute l'autorité de son époux pour qu'elle se décida le soir du Vendredi 11. M JAOUEN déclara que Melle RIO était une menteuse effrontée qui affirmait avoir été présente jusqu'à 10 H alors qu'en fait elle était là jusqu'à 10 H 45. Sa femme était présente quand la criminelle sort de la boutique pour se laver les mains couvertes de sang dans un seau d'eau. Mme JAOUEN donna divers détails permettant de confirmer ses dires. 

Une confrontation fut exigée. La jeune RIO bien que troublée par ce témoignage, nia encore les faits. 

Au moment de son arrestation, quelques heures plus tard, elle va avouer et indiquer où elle a caché l'arme du crime : un marteau muni d'une panne carrée qu'elle a utilisé pour frapper la jeune Edvina. Il est retrouvé à l'endroit indiqué, encore ensanglanté. Mais les médecins qui ont observé la victime prétendent que le marteau ne peut à lui seul avoir provoqué les blessures à la tête.

Dans la nuit du Vendredi 11 au Samedi 12 août, la jeune RIO Émilie dépressive est conduite à la gendarmerie de Port Louis, accompagnée deux gendarmes pour la soutenir. Dès son arrivée à la maison d'arrêt, elle se jeta la tête contre les murs. Son état d'énervement prit fin ; écrasée de fatigue et l'insomnie contre lesquelles elle luttait depuis 3 jours et 3 nuits, elle s'endormit d'un sommeil pesant ne s'éveillant qu'une fois. 

Le 12 août, dans la maison d'arrêt, alors qu'elle vient d'avouer le crime, elle met en cause un complice. 

Par chance pour ce brave homme son alibi fut confirmé. 
Mais les explications étaient nécessaires. Pourquoi ce crime ? 

- J'ai menti, j'étais seule !
Seule elle le restera. Elle qui devait se fiancer ce même jour avec un jeune capitaine au cabotage de Lorient, restera bien en cellule dans l'attente de son jugement.

Le 13 août, on retrouve cachés dans des taies d'oreiller et sous une housse de lit, à son domicile, la jupe, le tablier et le corsage, les vêtements ensanglantés de la criminelle. Le marteau fut retrouvé sous une armoire au 1er étage.
 Amélie (et non Émilie) RIO fut condamné aux Travaux Forcés à perpétuité. Peine qui sera commuée en 20 ans. Elle sortira en septembre 1943. Elle décèdera à Port Louis -où elle est de retour-, le 27 novembre 1984.

Amélie Louise RIO était née à Port Louis, le 26 mars 1902 à 13 H



Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr

samedi 28 février 2026

un malheureux accident

 BONJOUR, 

Le Hameau "les Rivières" est situé à mi chemin entre Conquereuil et Guénouvry (en Guémené) dans la Loire Atlantique. 

C'est un gros hameau de cultivateurs ; c'est là que vit la famille CHAILLEUX.
Le père, Joseph, âgé de 55 ans, avait entrepris de creuser un trou dans l'un de ses champs, non loin du lieu d'habitation afin de récupérer du sable. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il oeuvrait et le trou avait déjà une belle dimension : 7 mètres de long sur 5 mètres de large, d'une profondeur de 2,5 m. 

Une période de grande chaleur (3 mois) vient de prendre fin. La pluie est revenue et certaines régions ont même eu des pluies diluviennes. Les températures du matin avoisinent les 9 degrés et ne dépassent guère 14 degrés dans la journée. 

François, le fils cadet de la maison, âgé de 22 ans, est descendu dans la cavité avec pioche et pelle pour finir le travail quand un évènement inattendu arrive. 

François est né le 27 mars 1907 (19 h) sous le signe du BÉLIER.

Un éboulement de tout le côté Sud a lieu. Environ 6 mètres cubes de sable extrait de l'excavation s'écroulent soudain enfouissant le fils CHAILLEUX. Son père qui travaillait à proximité appela à l'aide, qu'on lui vienne au secours. Son fils se trouvant enfoui il était nécessaire de faire vite. Des voisins : Julien GAUDIN et Pierre LEFORT accourus pour lui venir en aide s'affairèrent pour extraire le jeune homme de la cavité ainsi comblée. Au bout d'un quart d'heure, ils réussirent à le sortir de cette tombe improvisée. Par malchance, la pioche qu'il utilisait lui avait perforé le bas ventre occasionnant une hémorragie. Le médecin, le Docteur CAUGOT, appelé en urgence, lui prodigua des soins d'urgence sur la blessure souillée par la terre....mais il était déjà trop tard. Deux heures après sa sortie de là, on dut enregistrer le décès du jeune homme. 



Le risque accidentel existe bien dans le thème du jeune homme (SOLEIL-URANUS en carré) ; MARS-PLUTON en carré est généralement relatif à la violence, au tunnel, aux grottes, à la nuit, au noir, et également à un risque hémorragique grave- Quant à NEPTUNE, on connaît son influence négative, ses éblouissements, ses mirages, les déviances, l'alcool, la drogue, l'usage de médicaments, l'asphyxie, les bactéries ou le coma.

URANUS (8°42) (r) du BÉLIER -2ème Maître de la Maison 4- a transité le SOLEIL natal en Maison 6 -proche du DESC soit en opposition de l'ASC.- Ce jour-là, il est en opposition de MERCURE en Maison 12 - qui par le fait même se trouve en opposition du SOLEIL natal et est conjoint à l'ASC-
URANUS se trouve ainsi au carré de NEPTUNE natal et dans l'orbe d'un carré à URANUS natal. 
NEPTUNE est arrivé en VIERGE (2°) au sextile de JUPITER natal
SATURNE -1er Maître de la Maison 4- est dans le 3ème décan du SAGITTAIRE (26°) en Maison 3 proche de MARS natal (maître du signe natal : BÉLIER)
PLUTON (19°38) en CANCER est en Maison 10, à 150° de MARS natal.
JUPITER est en GÉMEAUX (r) (16°01) proche d'une planète mortifère : PLUTON. Il est carré à la LUNE natale et à la conjonction natale : MERCURE-SATURNE.
MARS est en SCORPION (9°34) dans un semi-sextile à l'ASC, un sextile à la LUNE natale, un trigone à NEPTUNE natal. 
VÉNUS est en BALANCE, en Maison 12, au carré de JUPITER natal.
La LUNE est en TAUREAU en Maison 8.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

Élise KARLET, La voleuse de TULLE,

 BONJOUR,

Élise KARLET est née à TULLE, le 28 décembre 1881 (5 H) 


TULLE

Durant plus d'une décennie, elle défraie la chronique en figurant en bonne place, généralement dans les pages faits divers ou celles relatives aux procédures judiciaires.
Souvent cataloguée de "voleuse", de "dure à cuire" ou encore "d'interdite de séjour" elle est également une SDF ; au début on fait état de sa profession de domestique ou de lingère....Puis par la suite, compte tenu de ses nombreux séjours en cellule, elle n'a plus d'emploi.  Elle semble très douée pour pénétrer chez les gens et vider armoire ou commode afin d'y trouver quelques accessoires, quelques vêtements et surtout de l'argent....parfois des sommes importantes. 


Contrairement à toute attente son SOLEIL natal n'est pas au carré de NEPTUNE, ni  conjoint à celui-ci ce qui pourrait indiquer les erreurs de parcours, les désordres, la fuite, la tromperie, le vol. Bien au contraire, le SOLEIL dans un signe cardinal est au trigone de NEPTUNE....la grâce subliminale de NEPTUNE.... 
JUPITER est conjoint à NEPTUNE  richesse de l'âme dit Germaine HOLLEY, idéologie généreuse et humanité dit André BARBAULT. 
Quant à HADÈS il écrit : l'activité détermine de nombreux voyages, une expatriation ou un exil. 
MERCURE et MARS sont en opposition. Mal inspirée, l'action est brouillonne. Pressée d'arriver, il y a un manque de patience, de la témérité. Le tempérament est quelque peu colérique. Il lui faut du changement, aucune routine. 
La LUNE est au carré de MARS . Elle est en Maison 4 et peut indiquer des changements fréquents.   Si elle ne manque pas d'ardeur, l'action mise en place semble déboucher sur un conflit familial, sur une divergence de vue ou un problème d'intérêt avec le groupe, le Clan. Cependant, une profession où l'on coupe, tranche, burine...pourrait convenir. Le climat est instable, un parcours en dents de scie.
On trouve le goût de la dépense pour biller (Me de 2 en M5) Elle aurait pu faire une bonne employée de maison (le foyer sera là où l'on sert  dit Germaine HOLLEY pour Me de 4 en Maison 6) son esprit est cependant tourné vers ce qui rapporte, le service n'est pas gratuit. (MERCURE 2ème Me de 6 en Maison 2) Elle est capable de travailler en coopération (Me de 11 en Maison 2) mais les autres doivent s'adapter à elle, à son comportement. 
Cependant, le demi carré PLUTON-LUNE crée des difficultés, une rébellion au sein de la famille, du clan, du groupe auquel on appartient, notamment s'il s'agit de femmes...alors difficile d'obtenir l'aval de ce clan. 

SOLEIL CAPRICORNE lui permet d'endurer les difficultés, les privations. Cependant, ce CAPRICORNE dont le Maître : SATURNE est en TAUREAU, aime amasser les biens, construire, amasser. Difficile si on ne travaille pas ! 

En 1904, à Brive-la-Gaillarde, elle perd sa mère. Elle a alors 23 ans. 
PLUTON en GÉMEAUX est en opposition à VÉNUS natale. SATURNE en VERSEAU est carré à JUPITER natal. 
Celle-ci, après deux enfants morts nés, a mis au monde Marguerite en 1879, Élise en 1881 et Marie Louise en 1886. 
Élise a donc deux soeurs : une soeur aînée et une soeur cadette. Marguerite, 20 ans, se marie en 1899 à Tulle avec Pierre BORDES. Toutes deux sont couturières. 
Elles n'ont pas eu la chance de connaître leurs grands-parents, tous décédés avant leur naissance. 
Leur père, originaire du Haut Rhin, après le décès de son épouse, s'est installé à PARIS avec ses filles ; il décèdera en décembre 1906. Élise vient de fêter ses 25 ans. 
L'année suivante, en 1908, Marie Louise va épouser un mécanicien Bordelais : Joseph CRESPIN. 

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Que s'est-il passé dans sa vie ? 
La Première Guerre Mondiale de 1914 a-t-elle mis fin à ses projets ? à ses amours ? 

Durant son parcours tortueux on apprend qu'elle a été condamnée aux Assises du Vaucluse à 5 ans de réclusion....Une peine lourde. Puis après Montpellier, elle accumule les condamnations pour vols et les interdictions de séjour dans le Finistère (1929) où elle a beaucoup sévi, dans l'Ille et Vilaine où dès ses sorties de cellule, elle "rempile".

Ainsi, sortie de la Prison de RENNES le 11 mars 1932 elle reprend ses bonnes habitudes que le Tribunal énonce avant de sévir : 

13 03 1932 -avec une fausse clé - 350 francs chez Mme LÉONARD fille d'un agent de Police, puis un corset trop étriqué qu'elle jeta et un trousseau de 9 clefs qu'elle aurait trouvé sur la voie publique
15 mars 1932 - chez Melle JAFFRÉ , domestique, Bd BEAUMONT, 250 frcs, un crayon, une montre, une chaîne, un sac à main et encore un corset qui subit le même sort pour les mêmes raisons
26 mars 1932 - chez Melle GÉRARD au 4è étage Rue d'Orléans, 250 francs, un collier, 
6 avril 1932 -  chez Mme MAUDET, au 74 Rue du Champ de Mars,  40 frcs, un lorgnon, un canif, un (3ème) corset, avant l'intervention de la résidente qui la surprit sur place.
7 04 1932 -  Chez  MME CHEVERT  au rez-de-chaussée, un porte-monnaie avec 10 frcs, une pelisse et une paire de gants. 
15 04 1932 - Chez Mme CORNEC, une robe noire qu'elle porta rue Janvier ce qui la fit reconnaître.
La pensionnaire des maisons centrales écope de deux ans de prison et de  20 ans d'interdiction de séjour en Ille et Vilaine.
Deux ans plus tard : 
19 08 1934  ouest éclair RENNES au Bas des Lices - vol de saucisson chez Louis HUGUET boucher . Elle prétend s'appeler Germaine DUPUY.

Le 11 01 1935 après le vol d'une montre valant 10 frcs

13 août 1935 ouest éclair rennes La "dure à cuire", 6 fois "interdite de séjour" (pour 120 ans), vole le sac de Mme REQUET, femme de ménage, dans le couloir d'un immeuble Rue de Vincennes. Ce sac contenait des clefs, des photos, 10 frcs, avec lesquels elle a été prise.(sauf les 10 frcs).
Le 05 avril 1936, en Octobre 1936, en Octobre 1937, elle est  arrêtée et écrouée durant plusieurs semaines.
Les 11 et 14 décembre 1937 elle est coupable de vols d'objets en devanture de magasins
À l'audience du 17 02 1938 après 30 condamnations et 300 ans d'interdiction de séjour dans certains départements,  le petit courrier relate la comparution au Tribunal correctionnel d'Angers, de l'incorrigible voleuse, menteuse de surcroît. Elle ose prétendre au Tribunal, trois semaines plus tôt, qu'elle a eu l'accord d'un abbé pour son entrée au couvent à Nantes. Le Tribunal qui s'est laissé berné par la vieille dame précise qu'après enquête, il n'en est rien. Le tribunal invite Élise KARLET a faire une demande au Bon Pasteur et remet son jugement à quinzaine. 

Difficile de retrouver son parcours complet. 
Sa vie est longue puisqu'elle décède à 81 ans en Loire Atlantique.

Bonne Lecture,
isalucy23@orange.fr


TUFFIN Pierre

 BONJOUR,

Sur les bords du Couesnon, on vient de ramener le corps d'un homme disparu depuis quelques jours. Il s'agit de Pierre TUFFIN (et non TAFFIN comme le journal l'indique). 

Pierre TUFFIN est originaire de La Fontenelle (Ille et Vilaine) ; il est né le 24 février 1880 (17 H).


Il a perdu son père alors qu'il venait d'avoir 20 ans et sa mère a disparu, la veille de ses 26 ans et avant qu'il n'épouse Marie Louise (17 ans) orpheline de père et de mère, elle aussi. 


Il est connu comme un excellent travailleur  (conjonction MARS PLUTON) ; père de plusieurs enfants, il n'aurait pas supporté de perdre son principal "capital travail", à savoir son cheval. Il semble qu'à la suite de la mort de l'animal il ait été pris de désespoir et qu'il n'ait vu qu'une seule issue : la mort. 

À cette période, il subit un transit de NEPTUNE en Maison 12 au carré exact de PLUTON natal. SATURNE au FC (20°34 SCORPION) (et donc en opposition du MC -21° TAUREAU-) 
est au carré le la LUNE natale, en LION, en Maison 12 (maître de 11) ; 
Le SOLEIL (7°..) VIERGE est en opposition du SOLEIL natal (5° POISSONS)
MARS -maître de la maison 8- en Maison 9, en (13°59) TAUREAU est semi-sextile à SATURNE natal en Maison 8, en BÉLIER. 

Certains aspects relient les mêmes planètes à la naissance et au décès :

MARS et PLUTON en conjonction à la naissance, en sextile au décès
JUPITER et MERCURE en conjonction à la naissance, en opposition au décès
MARS et le SOLEIL en carré à la naissance et en trigone au décès
NEPTUNE et la LUNE en carré à la naissance et en sextile au décès.....

Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr

 

jeudi 4 décembre 2025

La Place du cinéma

 BONJOUR,

Germaine LOURDAIS-CAILLETEAU est originaire de la GUERCHE de BRETAGNE.

Germaine est née le 30 mai 1917 (4 h 30) à la Guerche de Bretagne

Germaine a trouvé l'amour auprès de Pierre CAILLETEAU (né en 1908) qu'elle a épousé en septembre 1934. Ensemble, ils tiennent une quincaillerie à la GUERCHE. 

 Pierre est également projectionniste dans le cinéma l'Union de la Guerche. 

Seulement en 1943, la Seconde Guerre Mondiale a changé le quotidien de bien des gens. La FRANCE est sous la coupe des allemands.  À La Guerche de Bretagne, une centaine de soldats et une vingtaine de gradés sont présents. Les soldats sont logés chez l'habitant. Les maisons bourgeoises sont réquisitionnées pour les officiers. 

Pierre et Germaine ont 3 filles de 7, 5 et 3 ans et un petit dernier de 18 mois ; ce jour-là, le dimanche 26 septembre 1943, elle tient sur les genoux son bambin alors qu'elle regarde le film d'opérette Nuits de Vienne projeté sur les écrans de la salle de cinéma. C'est un film de 1939 dont le titre original est Operball - en allemand -

Le cinéma affiche presque complet ce soir-là. Restent encore quelques strapontins de libres dans la salle. Henri PLATIER, représentant de commerce pour la maison COURCIER, mercerie en gros, est bénévole au sein du cinéma. Il contrôle les entrées alors que son épouse est à la caisse. 

Des soldats allemands qui se sont attardés autour des manèges de la foire et dans plusieurs cafés du coin arrivent en retard et tout excités au cinéma. Henri PLATIER leur indique qu'il ne reste que quelques strapontins et qu'il est souhaitable de se rendre dans la tribune, en haut. Ce qu'ils refusent. Mécontents, ils ressortent en clamant leur colère après avoir promis de revenir. C'est d'ailleurs ce qui se passe. Ils reviennent en groupe pour forcer le passage vers la salle de cinéma.

L'officier qui les accompagne sort son arme et tire en direction de la tribune. Un homme sera touché heureusement sans gravité. Une seconde balle a été tirée, elle a atteint en plein visage Germaine CAILLETEAU qui portait son fils sur les genoux. Elle décède peu après. 

Ce crime créa un vif émoi dans la population. Les commerçants décidèrent de fermer boutique durant les obsèques de la jeune mère afin de manifester leur désapprobation face à l'occupant. Mais l'interdiction de fermer vint de l'armée allemande. Tout comme l'interdiction d'enrubanner des couleurs de la FRANCE (bleu-blanc-rouge) les gerbes de fleurs prévues pour les obsèques. Afin d'éviter des représailles les habitants de la GUERCHE ne manifestèrent donc pas d'autant que les funérailles ayant attirées des centaines d'individus furent surveillées de près par les soldats allemands venus eux aussi en nombre. 

En avril 1946, Germaine LOURDAIS-CAILLETEAU fut déclarée "Morte pour la France" et la rue du cinéma où eut lieu le drame porte désormais son nom.


isalucy23@orange.fr