dimanche 26 juillet 2026

Le Chef de gare

le Chef de Gare

BONJOUR,
Notre petit homme est né dans une bourgade en bordure de la Vilaine, à la limite de la Loire Atlantique et de l'Ille et Vilaine où se trouve : Brain. -Commune qui se ceindra en 2, en 1876, après des années de conflit, l'une devenant Brain sur Vilaine et l'autre : La Chapelle St Melaine.

Nous sommes au 19ème Siècle, une époque où les jeunes gens concernant leur avenir sont sous la coupe de leur famille et si de famille il n'y a plus, ils dépendent d'un Conseil de Famille formé d'oncles et tantes plus ou moins éloignés et intéressés.

Ici aucune famille noble, aucun château ni grande demeure...et pourtant les embrouilles ne sont pas rares. 

Le grand-père de notre natif en a fait les frais ; ce dernier âgé de 34 ans est amoureux d'une jeunette de 11 ans sa cadette à qui il vient de faire un enfant et dont il veut régulariser l'état en l'épousant...En se rendant auprès de l'officier d'État Civil celui-ci lui fait savoir que c'est impossible : il est déjà marié à une certaine DERENNES Anastasie...!

Bien qu'originaire du même bourg, Anastasie Mélanie DERENNES ignore tout de la situation puisqu'elle est installée sur RENNES depuis 13 ans... Ce sera lors d'une visite à sa famille en Décembre 1823 qu'elle apprend par le dénommé Joseph SENANT qu'ils sont mariés et qu'il est le maître de tous ses biens. Il ne fallut pas longtemps à la jeune Rennaise pour déposer un recours auprès du Tribunal par l'intermédiaire d'un avoué et d'un avocat pour remédier à la situation. Ce qui ne déplut pas à Joseph SENANT toujours aussi épris de sa belle petite Jeanne à qui il avait déjà fait 4 enfants et dont le 5ème s'annonçe.

L'affaire prit un peu de temps mais en 1825, Joseph épouse Jeanne ÉVAIN et reconnait par la même les 5 enfants qu'il a eu avec elle.


C'est ainsi que Jean Marie Joseph SENAND fils de Jean né ÉVAIN, deuxième enfant du couple précédent, voit le jour le 26 Juillet 1853 à 18 h, sous le signe du LION.

Il aura  -nous dit l'Armée- des cheveux et des sourcils  châtains sur un front ordinaire ; ses yeux sont gris et son nez est fort, son visage est ovale et sa bouche petite ; il mesure 1,56m.

Il est Ascendant CAPRICORNE ce  n'est pas une "armoire à glace", rien d'une Montagne non plus. 

Une grande partie des planètes est sous l'Horizon dans la moitié OUEST du thème où le FEU domine sur la TERRE et l'EAU, alors qu'il manque un peu d'AIR.


Deux planètes sont en dignité : JUPITER en SAGITTAIRE, NEPTUNE en POISSONS.
PLUTON Maître du M.C. est en Maison 3 (communications et échanges, déplacements) qui sème la brouille dans son entourage proche ; il perd une soeur -la tuberculose sévit à cette époque dans cette contrée- mais nous avons MARS en GÉMEAUX en Maison VI qui peut être l'indice d'un accident pour un frère ou une soeur ou qui peut expliquer un accident aux membres entravant le mouvement ; PLUTON aussi est ici dans la maison du mouvement ; un apprentissage particulier, la nuit, ou ayant rapport au minerai, à la médecine, est possible bien que la LUNE dans cette maison 3, pourrait être l'indice  d'un comportement changeant vis-à-vis des études primaires, de l'apprentissage au sein d'un groupe, d'un clan, de femmes,(ses soeurs : elles sont 5), d'une communauté.
SOLEIL LION en Maison 7 il a le désir d'une vie plus attrayante.

Il a cherché très vite une activité rémunératrice et bien que fils aîné de la famille, il n'a pas souhaité rester dans la commune auprès de ses 5 soeurs et de son jeune frère. Il devint commis voyageur et s'éloigna quelque peu de sa commune préférant l'animation des grandes villes. 

Les obligations militaires le rattrapèrent et l'année de ses 20 ans, il s'engagea pour 5 ans, dans le bataillon de chasseurs à pied dès avril 1874  mais fut mis en disponibilité un mois après le décès de son père en Octobre 1876 et put assister au mariage de l'une de ses soeurs.

Bientôt du fait des nouvelles lois ayant trait à la reconnaissance d'utilité publique du Chemin de Fer, le réseau breton va s'étendre ce qui lui permet de se faire engager auprès de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest ; il débute comme facteur chargé de la vente des billets, des tâches commerciales. Les déplacements tout comme les mutations le ravissent, les rencontres aussi et  même s'il faut travailler la nuit, se lever à l'aube, il peut progresser au sein de cette compagnie.

En 1878, il épouse une "étrangère"...Joséphine BODET, une Quimperoise. Joséphine est couturière ou plutôt "tailleuse" comme on dit à l'époque ; elle confectionne des vêtements sur mesure. Elle cessera bientôt cette activité pour se consacrer à la famille qu'ils vont fonder.

C'est à RENNES que sera célébré leur mariage puisque c'est là qu'il demeure.
Maître de 8 en Maison 7 : mariage contracté à la suite de décès 
Ce mariage intervient deux ans moins de deux ans après la mort de sa mère alors qu'il fêtait ses 23 ans. 
Deux filles vont naître ; la première à Lamballe, en 1880, Ernestine et  la seconde : Jeanne, en 1884, à Rennes.


Les années passent ; il est devenu chef de gare à DOL de BRETAGNE.

En ce 29 décembre 1894, il vient de fêter Noël en famille et son esprit est imprégné de l'ambiance de la Nouvelle Année qui approche,....il fait encore bien noir ce samedi matin-là, vers 5 h 
alors qu'il se trouve sur le quai de la gare...Il aperçoit une forme au loin, Il y a quelqu'un sur les rails !.

NEPTUNE en carré exact de NEPTUNE natal le trouble
SATURNE est en conjonction quasi exacte du M.C. suspend l'avancement ou apporte des responsabilités 
MARS est dans l'orbe (2° à 3°) de PLUTON natal, en Maison 3, 
et ce jour-là : 
PLUTON en conjonction de NEPTUNE en GÉMEAUX
JUPITER est en opposition à MERCURE  et sextile à MERCURE natal

Dans un geste plein d'humanité et de générosité, sans réfléchir aux risques pris,  il se lance au devant de la locomotive qui entre en gare alors qu'une petite fille se trouve sur les voies. Elle sera sauvée mais lui, mourra à son arrivée à l'hôpital, les jambes déchiquetées par l'impressionnante machine.


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

mercredi 8 juillet 2026

Une mauvaise fille

 BONJOUR,

Marie Sainte Victorine BOISRAMÉ était née le 3 juillet 1901 (1 H du matin) à La Guerche de Bretagne (35) Elle est la première fille du couple Donat et Sainte BOISRAMÉ qui a déjà 3 garçons dont des jumeaux. Ce 10 septembre 1927, la jeune fille, dénoncée par plusieurs personnes, a été présentée devant le Tribunal afin de juger de son comportement méchant vis-à-vis de sa maman, âgée de 61 ans.


On remarquera une opposition entre MERCURE et la LUNE natale. On note également la sanction de SATURNE en opposition du SOLEIL natal. 



Le thème de la mère de famille, Sainte née le 5 février 1867 à 8 H (la GUERCHE de BRETAGNE)
On notera que MARS CANCER de la Maman est au contact du SOLEIL CANCER de la fille. URANUS en CANCER n'est certes pas rassurant pour la vie de famille. Il est en opposition de VÉNUS (la fille) ce qui laisse supposer un risque de rupture avec elle. 

Le 9 septembre 1927, la période est accidentogène, sous l'opposition MARS-URANUS et MARS est en opposition également de JUPITER. NEPTUNE est au DESCENDANT de la mère alors que SATURNE est carré à son Asc.

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr


vendredi 29 mai 2026

Marie PROUTEAU-VIARD

BONJOUR,

Marie PROUTEAU est née le 3 juin 1880 (4 H) à Thenay  dans l'INDRE (36)

Elle est la fille unique du maréchal, Louis PROUTEAU et Jeanne BARONNET, couturière.
Elle même est couturière quand elle épouse René VIARD, en 1910. Douze ans plus tard, son époux est engagé dans une ferme comme ouvrier agricole à quelques kilomètres de là, à Pont Chrétien. 

Que s'est-il passé le 16 novembre 1922 entre le père et la fille pour en arriver au meurtre ?

Elle aurait exécuté son père, ivre,  lors d'une dispute, à coups de tisonnier et lui aurait tranché la gorge avec un rasoir, avant de quitter le domicile et en ayant pris soin de nettoyer le rasoir utilisé.

Selon les témoignages recueillis auprès du voisinage, elle aurait prémédité son acte. 
Le pauvre homme de 71 ans, travaillait à la ferme de M. TISSIER à Pertubeau dans la commune de la Pérouille où sa fille -avec qui il vivait- venait fréquemment lui rendre visite pour lui réclamer de l'argent, alors que le vieil homme paraissait malade.

La dépêche du Berry fin novembre 1922 et début décembre 1922 reprend les éléments de l'enquête.

Elle est écrouée au Blanc. Mais doit bientôt être hospitalisée pour une maladie de poitrine

On remarque qu'à cette période elle traverse un carré de NEPTUNE à NEPTUNE natal dont l'orbe est assez large. Ce jour-là, MARS en VERSEAU est carré à NEPTUNE natal.
URANUS (r) en POISSONS (9°41) transite en opposition URANUS natal et est dans l'orbe d'un carré au SOLEIL natal en GÉMEAUX (12°54) 
JUPITER en SCORPION est au carré de MARS natal en LION
PLUTON natal reçoit différents aspects : demi carré de PLUTON du jour ;
Le SOLEIL s'oppose à lui.
SATURNE est trigone à MERCURE natal, il s'oppose également à JUPITER natal. 
PLUTON du jour est sextile à NEPTUNE natal. 
La LUNE s'oppose à la LUNE natale. 

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Son décès est annoncé dans la Presse en Août 1923, le 16,  sans qu'aucun procès n'ait encore eu lieu. 




Un filicide

BONJOUR,

Quand un père tue son propre enfant (fils ou fille) de manière délibérée,  il s'agit d'un filicide.

Le 31 octobre 1908, à Portet d'Aspet en Haute Garonne.....


Mathieu MÉGARDON dit Gris est né le 27 mars 1861 (3 H du matin) à Portet d'Aspet en Haute Garonne. Il est le fils de Jean dit Gris (marchand drapier),76 ans et Jeanne Marie SERRES (morte 6 ans après sa naissance) cultivateur et fileuse.


Il est marchand ambulant, fruitier. À l'âge de 27 ans, il épouse Marie, de 9 ans sa cadette, à Chagny en Saône et Loire.

Ils seront les parents de 5 enfants : 3 garçons et 2 filles. 

Il est très investi dans sa commune et devient Maire en 1907.

Mais leur vie va être chamboulée le 31 Octobre 1908 quand son père lui tire à bout portant deux coups de revolver dans la nuque. Le médecin de la commune voisine appelé est intervenu rapidement afin de lui octroyer des soins. 

SATURNE qui a déjà fait un premier passage sur le SOLEIL -en BÉLIER- de Mathieu dit Gris ; il est rétrograde.
MARS transite la LUNE natale, en BALANCE, en Maison 8. 
JUPITER (9°19 en VIERGE) est au carré d'URANUS natal en Maison 4
URANUS (r) (13°34) du CAPRICORNE en Maison 12 est au carré de la LUNE natale (14°) BALANCE en Maison 8.
NEPTUNE (r) 17° en Maison 6 est au trigone de MERCURE natal, en Maison 2.
PLUTON en Maison 5, en GÉMEAUX est au carré de VÉNUS ce jour-là en VIERGE en Maison 8
Le SOLEIL (7°40) conjoint à MERCURE (r)(1°27) en SCORPION est en opposition de PLUTON natal en TAUREAU (8°14)
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Le père de la victime s'est ensuite enfermé dans sa maison ; sommé de se rendre par les autorités arrivées sur place ; il a déclaré vouloir se laisser interroger à 23 H mais à l'heure dite, 3 coups de feu retentirent. Jean MÉGARDON venait de se tirer dans la poitrine se faisant justice. Si les blessures de Mathieu n'étaient pas mortelles, celles du père entraînèrent son décès à 14 H, le 1er Novembre.

Si Mathieu se remet de cette agression (dont on ignore le motif), les années lui sont comptées. Il décèdera le 26 juin 1911 à 19 H.

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr

samedi 11 avril 2026

La fin tragique de M.M. HEUZÉ

 BONJOUR,

Marie Marguerite est née en 1762, le 17 avril, à Rouge-Perriers en Normandie. 

La Révolution dans le Pays est passée par là....

Des têtes sont tombées....beaucoup ; les choses se sont calmées...sans doute le croit-on.

En janvier 1793, la citoyenne HEUZÉ a épousé Jacques Alexandre JOUVIN -tisserand- 

Le travail n'est pas si bon que cela et il devra changé régulièrement d'activité. Marie Marguerite aura 4 enfants mais il semble bien qu'aucun n'ait pu atteindre un âge même adolescent.

Elle n'a pas encore 39 ans, elle vient de fêter ses 8 premières années de mariage que la voilà veuve. Jacques Alexandre JOUVIN meurt à 43 ans, le dernier jour de février 1801. 


Marie Marguerite quittera sa région et réussira à obtenir un poste de servante chez l'agent municipal et un ancien marchand de bois devenu arpenteur de profession : Jean ENOUT, resté célibataire. Il loue une petite maison dans le bourg d'Amfreville-la-campagne (EURE) et Marie Marguerite est chargée de tenir sa maison.

En mars 1817, le samedi 1er, Jean ENOUT est absent, il est allé faire une course à ELBEUF,  une transaction financière pour son propriétaire : Pierre Wilfrid REGNAULD. Il rentre chez lui en fin d'après-midi, vers 18 h. À son grand étonnement, la table est mise (un couvert) et le repas de midi n'a pas été consommé. 

Il fait le tour du logement et ne trouve aucune trace de sa servante ; par contre, dans sa chambre, le secrétaire est forcé, les serrures arrachées et une somme conséquente : 260 francs en pièces d'or et d'argent a disparu.

Il cherche partout sa servante et la nuit tombée, il se couche sans que celle-ci se soit manifestée.

Le lendemain, très étonné de cette absence, il se rend chez Eustache BROUARD, juge de paix à Tourville afin de le tenir au courant de la disparition de son employée. Le magistrat prendra la route de retour avec lui afin de fouiller de fond en combles la demeure. Et au bout de quelques temps, les deux hommes découvrent le cadavre de Marie Marguerite. Il est couvert de traces de coups. La gorge est enserrée dans une corde. Sa tête a été fendue laissant une marque en T.

Il est vraisemblable qu'elle était sur le point de passer à table et qu'avant cela, elle s'est rendue au cellier pour y tirer un pichet de cidre pour le repas déjà prêt quand elle fut agressée par l'individu ayant laissé ses marques de pas sous la fenêtre de la maison. Selon, le Juge, l'heure de la mort se situerait aux alentours de 14 H. Sur un fagot, le Juge trouve un outil de couvreur..

Les voisins qui s'étonnent de l'animation autour de la maison de l'arpenteur, en ce jour dominical, viennent aux nouvelles. Stupeur, personne n'a rien vu. Le chien des voisins n'a pas aboyé. L'outil de couvreur doit être celui du couvreur de chaume de Tourville : DUPUIS.

Wilfrid REGNAULD sera chargé de se renseigner sur les derniers passages du couvreur à Amfreville-la-Compagne. Il se met donc en route pour Tourville. Dans l'attente de nouveaux éléments, le Juge cessera ses investigations et fera son compte-rendu au procureur du Roi.

Le chirurgien chargé de l'autopsie donnera des indications sur le type d'arme utilisée : une serpe ou une hachette ou encore un outil de couvreur.

À son retour, Wilfrid REGNAULD leur apprendra que le couvreur était bien à Tourville et qu'un témoin disculpe l'homme. Les enquêteurs de leur côté ont pris en note tous les faits y compris les ragots et insinuations qui leur ont été rapportés.

Ce même après-midi, c'est Pierre Wilfrid REGNAULD que l'on viendra arrêter. Il est du même âge que Marie Marguerite HEUZÉ-JOUVIN. Sa famille est originaire d'Amfreville-la-Compagne. Il est travailleur et est très économe ; il a été marié deux fois ; sa première épouse, Denise GIRARD, est décédée dans la capitale en 1803. Il est revenu auprès des siens ; devenu marchand de bois, il s'est remarié avec une veuve trois ans plus tard mais l'union était déplorable. Désormais, il loue sa maison à Jean ENOUT pour pouvoir payer la pension de sa seconde épouse. Il a même négocié un accord avec lui pour pouvoir partir tenter sa chance en Afrique. Il vit au sein de sa famille auprès de ses parents mais n'est nullement acculé.....même si certains se sont plu à prétendre qu'il avait fait banqueroute à Paris. 

Son frère prend fait et cause pour lui. Son père déjà âgé maintenant, fut maire de la commune, en 1791, Il soutient également son aîné. 

Les fait sont pourtant clairs : ce jour-là, Pierre Wilfrid a été vu par Cyrille LECOMTE venu lui emprunter une brouette vers 11 h 30 puis plus tard, quand il est revenu  la rapporter. Deux charpentiers  qui travaillaient dans la cour des REGNAULD ont déjeuné avec lui vers midi trente ;  le repas a duré une heure environ. Un habitant de la commune est ensuite arrivé environ ½ heure plus tard. Soit vers 14 h. Ce même personnage, lui, prétend être arrivé plus tard mais n'est sûr de rien. Il a trouvé REGNAULD avec son petit neveu sur les genoux. L'enfant était malade.

Seul témoin à charge, le "bêta" MÉNIL qui prétend avoir vu  Pierre Wilfrid REGNAULD couvert de sang vers 14 h 15. Seulement son témoignage est cousu d'erreurs de lieux et de dates. On ne gardera que ce qui pourrait correspondre.

Marie Marguerite est morte entre 12 h et 14 h 30 selon le légiste ; la marge est large  ...mais faible pour REGNAULD. 

Il lui aurait fallu se rendre discrètement sur le lieu du crime avec une arme cachée sous le bras. Observer la servante, vérifier que personne d'autre n'était sur place. Les voisins LEMOINE auraient pu le voir ou entendre la veuve JOUVIN crier, se défendre....car elle ne s'est pas laissée étrangler sans lutter....son meurtrier l'ayant achevée d'un coup sur la tête ! il doit porter des marques de griffures, de morsure peut-être même.

Puis le meurtrier s'est rendu à l'intérieur de la maison après avoir essuyé l'arme et la jeter dans la mare. Il a ensuite fouillé les meubles afin de trouver le pactole avec lequel il est parti.....après avoir ôté ses vêtements souillés de sang, s'être nettoyé, et .......

revenir comme si de rien n'était prendre son petit neveu sur les genoux et jouer avec lui avec le plus grand naturel.

Aucune reconstitution n'aura lieu. REGNAULD arrêté aura un procès à charge. Un innocent ira à l'échaffaud.....

C'est sans compter sur ses avocats et sur la volonté de la famille REGNAULD afin que la vérité éclate.

Il leur faudra de longs mois et un beau remue ménage dans la Presse. La Peine de Mort sera commuée en 20 ans de prison que Pierre Wilfrid effectuera ; François, son frère est mort. Sa mère l'a suivi la même année que le Roi :Louis XVIII. Sa jeune soeur aussi mourra avant sa sortie. Le marquis de BLOSSEVILLE, maire de la commune quittera la mairie après les émeutes de 1830. Il avait voulu régler ses comptes avec la Révolution et avait pris fait et cause contre Pierre Wilfrid REGNAULD et avait été condamné par la Justice à verser 25 frcs de dommages-intérêts au condamné (pour calomnie).

En Septembre 1830, le nouveau Roi a accordé une remise de peine au vieil homme de 68 ans qui a retrouvé son vieux père de 91 ans. Ils vivent encore ensemble quatre ans, entourés de leurs petits enfants dans la commune d'Amfreville dans la maison de famille, rue Vautier. Wilfrid meurt en décembre 1843 sans qu'on n'ait jamais cherché à savoir qui avait tué Marie Marguerite HEUZÉ.

Bonne Lecture,

dimanche 15 mars 2026

TOMBELAINE

 BONJOUR, 

La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs 
a des reflets d'argent
des reflets changeants
sous la pluie.

Ce 24 juillet 1933, 3 jeunes de Parigné (Ille et Vilaine) sont partis tôt, à bicyclette, avec beaucoup d'entrain vers Tombelaine, un îlot éloigné d'environ 3 kms du Mont St MICHEL. La grande marée a permis son accès car la mer s'est retirée bien loin ; nos excursionnistes s'y rendent alors que les nombreux pêcheurs présents ce jour-là leur assurent qu'il est déjà trop tard pour l'atteindre et pouvoir, sans risque, en revenir.  

Les gens là-bas, ont encore en tête le souvenir d'une journée tragique (1er octobre 1932) où une famille normande fut décimée ; 5 personnes perdirent la vie, en se noyant à une centaine de mètres des portes du Mont St MICHEL .

Mais nos jeunes aventuriers n'ont que faire de ces recommandations et continuent en direction du rocher. 
Ainsi, sans méfiance, ils en oublient le temps qui passe. 

Ce 24 Juillet, nous avons ces 3 excursionnistes téméraires :

Il s'agit d'Henri GRATIEN (18 ans- commis épicier), de Joseph LEFÈVRE (qui vient de fêter ses 21 ans et se prépare à faire son service militaire), d'Émile COQUEMONT (22 ans, granitier).

Émile COQUEMONT a bien entendu les recommandations des pêcheurs. Il connaît le grondement caractéristique de la marée montante. Il a averti ses compagnons du danger. Il s'est arrêté, a fait demi-tour et a hâté le pas, suivant les pêcheurs, espérant que ses amis allaient en faire tout autant. Il sera le seul du trio à atteindre le Mont St MICHEL. Du haut des rochers, il suivra la progression de ses deux camarades se débattant, à grands gestes de désespoir, dans les flots. 
La peur ne le quittera pas en voyant l'eau monter sensiblement autour d'eux sans qu'on puisse encore traîner le canot de sauvetage et quand ce dernier put atteindre la mer, les sauveteurs cherchèrent les deux imprudents. 
À la marée descendante, il faisait nuit déjà et malgré la présence de nombreux montois, les recherches restèrent vaines. Émile n'a pas attendu, il a repris sa bicyclette et est rentré à PARIGNÉ, avertir la mairie, le recteur et les familles de ses amis. 



Les deux corps seront retrouvés, bien plus tard, au Grouin du Sud et déposés à St Léonard.

 
Joseph né le 29 juin 1912 (18 H) à Parigné (35)
Ce 23 juillet, NEPTUNE (8°)VIERGE au demi-carré de sa position de naissance est au sextile du SOLEIL natal. 
Le SOLEIL est en opposition à URANUS natal et sextile à SATURNE natal. Le SOLEIL ce jour-là est au carré d'URANUS (27° BÉLIER en Maison 4) URANUS est d'ailleurs dans l'orbe d'un carré à NEPTUNE natal et à URANUS natal.
PLUTON (23° CANCER) a transité la conjonction MERCURE-NEPTUNE, en Maison 8.  
SATURNE (r) est en VERSEAU (14°) dans l'orbe d'une opposition à MARS natal.(19°23)
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Au journaliste présent, la famille GRATIEN va confier une ancienne photo de leur fils : Henri, prise le jour de sa communion.

Né le 4 mai 1915 (15 h) à Parigné (35)
PLUTON (23° CANCER) est en Maison 10, en opposition de la LUNE Natale, en Maison 4.
SATURNE (r) 14° VERSEAU a transité URANUS natal en Maison 5 au carré du SOLEIL natal TAUREAU (13°). 
Ce jour-là MERCURE (r) conjoint à la LUNE en LION, en Maison 11, est au carré  du SOLEIL natal en Maison 8. 
JUPITER et NEPTUNE en VIERGE sont en Maison 12. JUPITER (20°) est en opposition à sa position de naissance
URANUS est en Maison 8 (27°23 BÉLIER) au carré de NEPTUNE natal (27°..) - 
MARS (9°26) en BALANCE est en opposition de VÉNUS (maîtresse du signe natal TAUREAU).


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Né le 15 avril 1914 (6 h) à Parigné (35)
PLUTON (23°12) en CANCER vient de transiter la conjonction natale MARS-NEPTUNE ; il est également au carré du SOLEIL natal (24° BÉLIER) Ce qui va le contraindre à supporter de funestes moments, des situations sombres, morbides. URANUS a déjà transité le SOLEIL natal quelques mois plus tôt et a augurer un carré à NEPTUNE natal. 
SATURNE (14°) rétrograde en VERSEAU transite la conjonction natale : URANUS-JUPITER,
 MERCURE conjoint à la LUNE est en opposition d'URANUS natal et carré à l'ASC. 

Émile aura été bien inspiré de suivre les conseils des anciens mais il aura eu la douleur de voir sous ses yeux, disparaître ses deux amis. Au lendemain de cette noyade, la Presse le retrouve sur son lieu de travail qu'il a repris malgré son chagrin.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

De Saint SIMON à Saint LAURENT

 BONJOUR,

ROUCHET Jean Pierre est né sous le signe de la VIERGE le 27 août 1878 (18 H) à VELZIC dans le CANTAL.


Un stellium (amas de 4 planètes) en VIERGE, en Maison 7, et 3 autres planètes sont en signes de TERRE (TAUREAU : 2 et CAPRICORNE : 1) ce qui fait qu'il y a une Dominante TERRE (7). Possessivité. 
Le FEU (MC SAGITTAIRE) (SATURNE en BÉLIER)(VÉNUS et LUNE en LION) soit 4
un peu d'AIR (ASC VERSEAU : 1) 
et une carence en EAU : 0

JUPITER le Maître du MC est en Maison 12.
MERCURE Maître du signe natal est en opposition de SATURNE

MERCURE sur le 26° VIERGE : Un arbalétrier lance une pierre à l'aide d'une fronde et, devant lui, posées à terre, sont deux épées croisées surmontées d'une couronne royale.
K HITSCHLER décrit ce degré comme chargé d'agressivité, un caractère militaire, conquérant, susceptible de convenir à de grands sportifs (golf, escrime, tireur, lancer) mais aussi à des révolutionnaires. Il y voit la possibilité de procès et de meurtre.

SATURNE 1° BÉLIER : Un homme robuste......en marche....balance une massue...Il donne une impression de puissance tranquille mais décidée.
K HITSCHLER décrit un sportif, lutteur, dictateur, polémiste...

La LUNE en LION sur un degré (27°) de redoutable inconnu
Un homme tenant de la main droite une faux

Le SOLEIL VIERGE est carré à PLUTON

Malgré un magnifique cerf volant On trouve de nombreux carrés occasionnés par NEPTUNE et PLUTON.

Son SOLEIL conjoint à URANUS le rend assez imprévisible et la conjonction à MARS ce n'est pas que de la nervosité. 

Pour Anne Marie DEVÈZE qu'il a épousée en 1905 et qui lui a donné deux enfants c'est une déception. Le grand blondinet est un pilier de bar  aux poches percées qui est considéré comme insolvable. Sa réputation est très mauvaise et il n'a pas encore 30 ans.

Ils habitent un petit hameau au Giraoul. Ce mercredi 4 mars 1908, il a quitté sa maison vers 16 h et a épié la chaumière de Melle Clarisse PERTUS, une ancienne domestique de 68 ans qui a hérité, il y a peu et qui doit disposer d'un petit pactole qu'il lui soustrairait bien. 

La nuit est tombée, il s'approche de la maisonnée et toque à la porte. Melle PERTUS qui connaît bien le lascar le laisse cependant entrer. Elle est même prête à lui verser un verre de vin alors qu'il lui demande de lui prêter de l'argent. Il lui assure qu'il lui rendra. Mais la vieille fille refuse tout de go. Que nenni !

Jean Pierre ROUCHET est venu avec un gourdin. 
Le crime qu'il va commettre était-il déjà programmé ? C'est ce que concluront les jurés lors du procès qui se tiendra 6 mois plus tard. Car si son épouse s'est tue en voyant le beau linge emplir son armoire et les billets cachés dans cette pile de draps, il n'en a pas été de même des voisins qui n'avaient vu aucun rôdeur mais qui connaissaient bien "le ROUCHET".
Qui dans ce petit hameau avait pu s'en prendre à la vieille fille retrouvée le crâne fracassé, un coup de couteau dans le dos, le corps imbibé d'alcool et consumé par les flammes ? Sinon ROUCHET !...qui pensant effacer ses traces avait mis le feu aux vêtements de la victime avant de quitter les lieux. 

Arrêté après que les enquêteurs aient retrouvé le butin chez lui, son procès se tient le 6 août 1908. Son épouse ne sera pas inquiétée pour complicité. Elle pleure la mort de son petit dernier, en juin 1908. Les jurés n'ont pas trouvé de circonstances atténuantes à notre homme. La peine de Mort est le châtiment.
Mais nous sommes à une époque où le Président FALLIÈRES, ancien avocat, de gauche, est fervent défenseur de l'abolition de la peine capitale. Aussi, Jean Pierre ROUCHET demandera sa grâce vite accordée. La peine est commuée en Travaux Forcés.  Jean Pierre ROUCHET en aurait presque sauté en l'air....tant il est satisfait de cette réponse.  Il n'a pas encore pris conscience que la peine était à perpète.

Perpétuité dans un cadre hostile : la GUYANE ; il s'embarque le 05 juillet 1909.
Il ne tiendra pas longtemps à ce régime. Il meurt à l'hôpital de St LAURENT de MARONI le 1er Octobre 1917.

isalucy23@orange.fr