mercredi 12 janvier 2022

Au Château de JEUFOSSE

BONJOUR,

1846  ..... Le 10 janvier, le Comte de JEUFOSSE, Capitaine d'Artillerie, Officier de la Légion d'Honneur, Chevalier de Saint Louis, Chevalier de Seconde Classe de l'Ordre de Saint Ferdinand d'Espagne,  vient de décéder, laissant sa veuve de 23 ans sa cadette avec 3 enfants à charge.

Après le décès de son époux, elle est seule dans leur grande propriété, au château de Saint Aubin du Gaillon, dans l'Eure.


La propriétaire des lieux, Élisabeth Anansime de BEAUVAIS, a auprès d'elle du personnel fort précieux lors des réceptions que la famille donne.

Les années passant, ses fils  Amédée Louis et Albert Ladislas, prennent le large vers la capitale pour y dépenser leur fortune ;  Élisabeth fait appel pour l'éducation de sa benjamine : Blanche Marie, encore adolescente,  à une institutrice -originaire de Bordeaux- dont le père est également dans l'enseignement et qui vit dans la capitale.

Laurence Caroline THOUZERY est née sous le signe du CAPRICORNE,
très exactement, le 2 janvier 1836 à BORDEAUX, à 7 h du matin.



Laurence Caroline THOUZERY fait donc son entrée auprès de la veuve du Comte de JEUFOSSE, à 19 ans.
SATURNE en Maison 10 -dans le cas de son orientation professionnelle- joue bien son rôle ; l'État dont elle dépend dans son rôle d'éducatrice, lié à l'enseignement, soumis à des règlements et des contrôles. SATURNE y est bien au trigone de JUPITER et au trigone d'URANUS. 

Il semble qu'elle y soit appréciée au point de participer avec les autres membres de la famille aux festivités données au sein de la propriété. On y rencontre des personnes fortunées et de bonne naissance d'autant qu'Amédée, le fils aîné,  Marquis de la Niepce, s'est lancé dans les affaires.

Couronne de Marquisat

thème d'Amédée de la Nièpce de Jeufosse 1832



Dix années se sont donc écoulées depuis le décès du Comte, les enfants ont grandi et Blanche a embelli. Elle attire les regards.
Parmi les habitués du Château, un certain Paul Émile GULLOT, parisien né le 15 Novembre 1825 ; ce trentenaire est marié depuis 10 ans, à une charmante personne : Marie Alexandrine COURDAVEAUX, du même âge. Ils sont les parents de deux enfants.


ne disposant pas de l'acte de naissance, le thème de Paul Émile GUILLOT est établi pour 14 h.,
 le 15 Novembre 1825 PARIS-FRANCE.
Le rentier d'Aubevoye, a hérité d'une fortune paternelle -commerce avec la prison de Gaillon- Il aime la chasse et pas seulement celle du gibier et des volailles à plumes. C'est un grand coureur. Ce qui n'est pas pour déplaire aux fils JEUFOSSE.....jusqu'à ce que celui-ci s'en prenne à leur soeur et occasionnellement à l'institutrice.

Les bruits courent aussi vite que notre trentenaire.

La jeune Blanche qui s'est laissée un temps séduire refuse désormais ses avances. Elle lui a fait savoir par courrier son désir de rompre ces relations.  Quant à Laurence, elle est encore plus "verte" dans ses propos et ira jusqu'à insister auprès du garde du Château, un certain CREPEL, pour qu'il tue toutes les bêtes noires rôdant aux alentours. 

La Châtelaine qui refuse désormais toutes les invitations du couple GUILLOT, se voit importunée par des courriers malfaisants, des jets de pierres dans ses volets et des visites nocturnes sur sa propriété ; elle a, dès lors, pris des mesures auprès de son garde -après s'être laissée conseiller par son ami : Léonce Odoard Du HAZEY, juge d'instruction à LOUVIERS-. 

Le garde est autorisé à tirer sur les contrevenants !


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Le 12 Juin 1857, à Saint AUBIN sur GAILLON, le drame arrive nuitamment.

Document des Archives de l'EURE - plan -
Archives de l'EURE -affaire JEUFOSSE-GUILLOT

20 H 30  Plusieurs coups de feu sont tirés. Un intrus a été surpris sur la propriété. Blessé...l'homme est couché dans l'herbe  : il s'agit de Paul Émile GUILLOT. Les points d'impact (8) sur son corps ont fait des dégâts irrémédiables. Atteint au rein, l'homme perd beaucoup de sang ; il meurt peu après d'une hémorragie.

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Cinq jours après, les arrestations pleuvent : le garde, accusé d'assassinat, la châtelaine, le fils aîné, à sa descente de train, puis une semaine plus tard, le plus jeune : Albert, accusés de complicité.  L'institutrice et Blanche, elles, sont tenues à l'écart.

L'enquête qui a débuté, traîne un peu en longueur. Les ragots sont nombreux ; les propos salaces aussi  s'ajoutent aux véritables éléments de l'enquête. Difficile d'y voir clair. 

Ce n'est que le 14 décembre de la même année que le procès débute. Les meilleurs avocats, les ténors du barreau sont là pour assister la famille JEUFOSSE.....contre la veuve GUILLOT.

On plaide la légitime défense...durant 5 jours. 
C'est libres qu'ils sortiront du tribunal avec cependant les débours à leur charge et une forte somme à verser à la veuve et ses héritiers. 

La châtelaine qui ne recevra plus d'invitations de ses "amis" finira sa vie auprès de sa fille que personne désormais n'envisage plus d'épouser -et qui finira "vieille fille".

L'institutrice regagnera la capitale, auprès des siens. Elle décédera 8 ans plus tard dans sa famille.


la jeune femme est dcd à PARIS dans sa famille


On a beaucoup écrit sur cette affaire. 

Il y aurait eu entre la Châtelaine et l'institutrice  une histoire d'amour qu'elle ne tenait pas à ébruiter....Il fallait donc faire taire le bellâtre  et le garde s'en serait chargé.....

Ah les cancans....!

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

Le Curé d'URUFFE

BONJOUR,

Cet individu est né sous le signe double des POISSONS 

Avec 3 planètes dans ce signe et le maître de celui-ci conjoint à JUPITER en Maison 5 nous avons là un Neptunien particulier ; PLUTON est en signe d'eau : le Cancer  tout comme MARS en Scorpion.
Ce qui donne une Dominante EAU  avec 5 planètes + l'ASC dans cet élément. Cet artiste là aura une imagination riche et enflammée (LUNE en BÉLIER) manquant sans doute de réalisme, faisant preuve de "sensiblerie".

3 planètes en FEU ainsi que le M.C réchauffent l'ensemble.

il y a donc un manque d'AIR : 1 planète en VERSEAU et un manque de TERRE : 1 en VIERGE.

Le SOLEIL conjoint à URANUS en fait un indépendant, un être original qui va défendre sa liberté d'agir.
Trois planètes se trouvent autour de l'ASC ce qui va inciter à mener une vie  autonome en comptant d'abord sur soi même si l'on note la présence de 4 planètes dans le cadran Nord Ouest qui vont lui faire ressentir les autres sur le plan intérieur, réagissant en fonction des attitudes d'autrui et des expériences vécues avec eux. Ce qui le rend un peu vulnérable puisqu'il va fonctionner avec le coeur.

Si l'on suit l'enseignement d'André BARBAULT, la description morphologique d'un NEPTUNIEN, dominante EAU, serait celle-ci :
Morphologie dilatée ; étalement horizontal des vestibules et de l'étage médiant du visage.


Cela se passe en Meurthe et Moselle où sont nés les participants à cette macabre affaire, dans les années 50. (HAPLEMONT  24 février 1920) 
Le POISSONS en question a suivi une voie choisie par sa grand-mère maternelle.(la prêtrise à Villers lès Nancy)
Dix ans auparavant, durant la Seconde Guerre Mondiale, Guy DESNOYERS, le prêtre dont il est question, est réquisitionné pour travailler dans une usine sous direction allemande. Dans le même temps, il séjourne chez un oncle par alliance qui héberge des prisonniers évadés auxquels il apporte sans doute son soutien (POISSONS avec une Dominante EAU).

Ordonné prêtre à la fin de la Guerre, il est affecté comme vicaire à Blâmont où il préfère jouer au basket avec les jeunes de la commune que de se plier à la lecture de la théologie.

Son sacerdoce lui pèse tant et si bien qu'il se met à fréquenter Madeleine....mais ses supérieurs sont loin d'être aveugles. Afin de lui faire retrouver le bon chemin, l'Église mute le jeune rebelle (SOLEIL-URANUS opposé à SATURNE) à Réhon 150 kms plus au Nord du département, proche du Luxembourg.
église Ste Geneviève de RÉHON
4° POISSONS : un ermitage dans une clairière ; dans l'intérieur, au fond, un petit sanctuaire : missel, croix, encensoir, lampe allumée....

Il semble bien que cela n'ait servi à rien...puisque la liaison dure 10 ans et que d'autres demoiselles dévoileront leurs charmes au jeune vicaire.....Une jeune veuve en paiera les frais....de réfection du toit de l'église et d'un véhicule pour le presbytère.
9° VIERGE  Un homme et une femme masqués ....

Décembre 1953 : À une époque où la pilule n'est pas encore très à la mode,  voilà qu'une des paroissiennes du petit bourg d'Uruffe où il officie, est enceinte des oeuvres... non pas du Seigneur mais, du moins, d'un de ses disciples : Michèle LÉONARD n'a que 15 ans. 

Convaincue d'accoucher dans le département voisin à l'Ouest, dans l'AIN, l'enfant abandonné sera confié aux bons soins de l'Assistance Publique.

Entre-temps, les rumeurs de cette bourgade (-400 habitants) vont bon train et parviennent jusqu'à Nancy d'où se déplace, Mgr LALLIER avec qui le curé s'entretient ; Guy DESNOYERS réussit à convaincre son Supérieur de son innocence.
MARS carré NEPTUNE - carré à JUPITER

Les années passent, le curé est toujours très présent auprès des jeunes de sa communauté ; des ateliers théâtre sont montés.
L' abondance de planètes en FEU voudrait que cette énergie soit mise au service d'une réalisation....dans le cas contraire, le feu couve sans pouvoir s'exprimer.....

Trois ans ont passé et les oeuvres du Curé ont porté leur fruit. Régine FAYS se trouve en situation délicate.

Celle-ci est enceinte des oeuvres de Monsieur le Curé ; tout en promettant de ne pas dénoncer le responsable de cette maternité non désirée, elle ne souhaite pas pour autant abandonner son enfant. Guy DESNOYERS n'assume pas ses actes. L'affabulateur tente de convaincre les parents de la jeune fille que le coupable est un jeune du bourg parti à la guerre d'Algérie après avoir violé la demoiselle lors d'une fête de village.

Cette fois-ci, malgré ses dénégations, la version du curé fornicateur ne reçoit aucune approbation de la petite commune. Il faut dire que la jeune Régine a confié à une amie le nom du coupable de cet enfantement.

À l'approche de la naissance de l'enfant, Guy DESNOYERS est terrifié que la ressemblance de l'enfant vienne tout gâcher...mettant en péril sa situation au sein de l'Église qui continue de le soutenir. 
7° SCORPION : ..Tel qu'.il se voit en rêvant tout éveillé....

Régine enceinte de 8 mois accepte ainsi un rendez-vous avec son amant. Le soir du 3 décembre 1956, elle monte à bord de la 4CV de Monsieur le Curé ; alors qu'il emprunte une petite route déserte en direction de Pagny-la Blanche-Côte, il stoppe près d'un bosquet ; il lui demande par deux fois l'absolution...la jeune femme ne comprenant pas l'attitude du curé, préfère descendre et s'éloigner. 
Guy DESNOYERS s'est saisi d'un revolver et alors qu'elle lui tourne le dos, il tire par trois fois et malgré l'obscurité qui est tombée, sort un canif de scout de sa poche et éventre la jeune femme, sort le foetus encore viable du ventre de sa mère, le baptise puis lui assène des coups de couteau  s'acharnant sur le visage du nourrisson, la défigurant d'une croix de Saint André. Son forfait effectué, il poussera la mère et sa fille dans le fossé. (VÉNUS carré à MARS)

lors de la reconstitution
La LUNE est sur le 29° BÉLIER : ....un homme tenant de ses deux mains une scie.....

Les parents de la jeune fille inquiets ont alerté les voisins. Le curé prévient le maire et fait sonner le tocsin alors que des recherches sont organisées....recherches auxquelles il participe pensant ainsi écarter les soupçons.  À 1 h du matin, on retrouve le corps de la jeune mère et celui de son enfant. Les accusations vont bon train et le 5 Décembre 1956, Guy DESNOYERS qui nie farouchement est placé en garde à vue. Il avouera 2 jours plus tard et sera inculpé et incarcéré sous un faux nom pour le préserver.....jusqu'au procès.

10° LION : ....le Temps armé de sa faux demeure immobile , stupéfait de ce que son geste meurtrier.....

Procès qui a lieu en Janvier 1958, un an après les faits, devant une foule qui réclame la peine de mort pour ces deux crimes commis avec préméditation. Après deux jours de procès, le curé d'URUFFE évite la peine capitale, il est condamné à la réclusion à perpétuité.
Il effectuera 22 ans de prison....

se retirera à PLOUHARNEL, en l'abbaye de Ste Anne de Kergonan où il mourra 32 ans plus tard -21 avril 2010-
SOLEIL en Maison 12 opposé à SATURNE


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

L'étang du Diable

 

L'étang du Diable

BONJOUR,

À cette période là, l'étang dit du Diable se trouvait à proximité de la Route de St MALO, non loin de la ferme des Trois-Croix et de l'auberge dite "la Robiquette" près de RENNES.
Le 15 mai 1881, vers 18 h, on retira de cet étang un bel enfant grassouillet  d'environ 15 à 16 mois, vêtu d'une chemise sans marque,



L'enfant étant inconnu et l'autopsie ayant démontré que l'enfant n'est pas mort accidentellement, le commissaire de Police décide de procéder à l'exposition publique du cadavre.....Inconvenant...direz-vous.  Il est clair que la technique innovante de cet enquêteur est morbide...mais cela a bien fonctionné puisque le 17 mai dans l'après-midi, une femme du quartier de St Martin se rend auprès des services de Police  pour signaler qu'elle pense avoir reconnu l'enfant exposé comme étant celui d'une de ses voisines : Marie CHAUDRON qui lui a assuré avoir confié son fils à l'Administration des enfants assistés.




QUI est Marie CHAUDRON ?

La jeune femme en question : Marie Louise CHAUDRON, est née à Guipel en Ille et Vilaine, le 29 Novembre 1859 à 5 h à "la Pommerie"  ; depuis la mort de sa mère en Avril 1879, livrée à elle-même, elle donna libre court à son penchant pour les hommes, passant d'un amant à un autre et se livrant même à la prostitution. Ainsi âgée d'à peine vingt ans, elle fait la connaissance d'un homme marié qui l'installe dans un meublé et participe à ses besoins. Mais bientôt elle découvre son état de femme enceinte. En Mars 1880, c'est chez son père, qu'elle s'en va mettre au monde un fils....Eugène Marie naît le 31 mars 1880 à 9 h et c'est son grand-père qui en fait la déclaration. Le père de l'enfant même s'il reste inconnu, subvient aux besoins de l'enfant....durant les premiers mois.  Cependant, Marie Louise CHAUDRON reprend sa vie frivole dans la capitale Bretonne et les subsides versés par le père cessent. L'enfant a été placé chez les GRÉGOIRE dans une ferme pour 20 francs par mois. Alors



thème de la mère à gauche mis en synastrie du thème de l'enfant à droite
il est assez étonnant de voir autant de carrés et opposition entre mère et fils


Marie Louise a accepté un poste de nourrice à PARIS à l'Assistance Publique seulement elle revient s'installer rapidement sur Rennes. Dans le quartier St Martin, elle se lie avec un militaire de la caserne  Richemont mais les moyens financiers lui manquent pour assurer la pension de l'enfant que les GRÉGOIRE gardent toujours. Marie Louise a bien tenté de négocier une baisse de la pension. Mme GRÉGOIRE accepte si Marie Louise s'engage à trouver une place plus convenable et qu'elle cesse ses excès.(JUPITER opposé à la LUNE)   Pour Marie Louise CHAUDRON, il n'en est pas question. (SOLEIL opposé à URANUS)  Elle compte bien mener la vie qu'elle a choisi. Seulement, le problème de la garde de l'enfant n'est pas résolu. Dans son voyage de retour vers Rennes, elle s'enquiert auprès d'une connaissance pour qu'elle accepte de le prendre. Mais celle-ci refuse. Marie Louise se désole : "Je ne sais ce que je vais en faire..." 

Elle arrive dans un état de déprime sur Rennes avec l'enfant et à proximité de l'auberge de la Robiquette, elle s'installe au bord de l'étang avec son jovial petit Bélier qu'elle laisse courir en chemise (trop courte) sur l'herbe. 
Aura-t-elle attendu le départ des lavandières à proximité ?  Toujours est-il que c'est armée d'un battoir du lavoir qu'elle maintient la tête de l'enfant -déjà robuste- dans l'eau après l'y avoir jeté.


acte de décès de l'enfant trouvé noyé dans l'étang de la Robiquette
Pendant que des passants ayant aperçu un pied émergeant à la surface de l'étang, appellent la maréchaussée, .....Marie Louise est partie rejoindre son amoureux à la caserne Richemont. Elle lui apprend la mort de son fils par noyade...accidentelle... et s'en va danser au bal toute la nuit. 

25° CANCER  ...un cheval libre court, crinière au vent, sans savoir où il va...

Le lendemain, 16 Mai, alors que les médecins pratiquent l'autopsie de l'enfant, Marie Louise de son côté est partie vendre les affaires de son fils, qu'elle avait précautionneusement conservées, pour une somme dérisoire : 5 Frcs.

Son rêve de liberté sera de courte durée...Dans l'après-midi du 17 Mai, après que Mme BREVET ait fait sa déposition auprès des services de Police, l'inspecteur accompagné d'agents se rend au domicile de Marie Louise qui semble bien mener la belle vie. Interrogée, elle reconnaît bientôt son méfait. Elle est immédiatement déférée devant le Juge à qui elle avoue s'être débarrassée du gêneur en le noyant.

Le 6 Août suivant, la Cour d'Assises écoute l'histoire sordide de cette jeune femme en larmes qui a choisi l'infanticide pour pouvoir mener en toute tranquillité, une vie de pauvresse.

URANUS sur le 6° GÉMEAUX en Maison 7 ....une femme...tient un livre d'une main et une balance....Degré de Justice.
VÉNUS sur le 22° SAGITTAIRE ....derrière eux s'étale le Livre de la Loi avec balance et gibet.

L'avocat de la Défense tentera tout pour lui éviter la guillotine...Les délibérations sont de courte durée. La sentence : Travaux Forcés à Perpétuité......


Mais Perpétuité....Qu'est-ce que c'est ?


20 ans plus tard, Marie Louise CHAUDRON à qui on a appris le métier de couturière (tailleuse) épouse le 10 Juin 1901, à Guipel, Jean COTTREL...Elle a 41 ans passés, il en a à peine 24
MERCURE conjoint au Maître de la Maison 7  sans doute...!

Son père qui s'était remarié à Montreuil sur Isle, l'année suivant le procès, est décédé en Mai 1897.

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

Sur le territoire de MERLIN...

 

BONJOUR,


Nous sommes sur le territoire de MERLIN.....Dans un lieu enchanté fait d'Or et de Fées.  Non loin il y a le Val sans retour, ...un arbre d'Or,... une Fontaine dorée....


On raconte plus d'une histoire étrange sur ces lieux ; celle du Chevalier PONTHUS l'est tout particulièrement. Désespéré de ne pas avoir de progéniture, il monta sur l'une des tours de son château et invoqua les dieux...Il me faut un enfant, qu'il vienne du Diable ou de Dieu !  Le Malin dut l'entendre car la Châtelaine mit au monde un enfant si laid et si velu que la sage-femme s'enfuit de la forteresse en courant..On prétend que plus tard, il y eut une tempête si violente qu'il ébranla le palais et que les murs s'écroulèrent sur ses occupants.

Retournons donc sur ses terres mystérieuses....

En 1873, à Campénéac -dans le Morbihan- Marie Louise ROUAUD âgée de 25 ans, met au monde un enfant naturel, un bâtard diront certains : Joseph Marie ROUAUD né à 17 h, le 5 Mars, sous le signe des POISSONS.


Trois ans plus tard, Marie Louise ROUAUD épouse Joseph HAMERY sensiblement du même âge qui accepta de reconnaître l'enfant comme étant le sien, au jour du mariage. 

Le couple aura 7 autres enfants mais tous ne vivront pas. 

à l'adolescence, Joseph Marie HAMERY (né ROUAUD) part travailler de ferme en ferme en Normandie dans le secteur de Vimoutiers où les soeurs de sa mère, ses tantes donc, se sont établies avec leurs époux. C'est non loin de là qu'il s'installe et qu'il rencontre celle qu'il épousera en 1905 : Alice Élise LOUVEAU de 10 ans sa cadette.(MERCURE dans une très large conjonction au SOLEIL est en Maison 7)

Alice Élise LOUVEAU est née le 4 juin 1883 à "Le Bosc-Renoult" dans l'Orne, à 7 h du matin,  sous le signe des GÉMEAUX (signe au carré du POISSONS qui présente une carence en FEU et un cadran EST dominant)

Joseph Marie HAMERY s'est, par le passé, déjà montré violent ; il boit, s'enivre et bat son épouse régulièrement, ce qui lui a valu 3 condamnations pour des actes de violence.  Alice Élise LOUVEAU a entamé une procédure en divorce mais Joseph Marie HAMERY conscient de la situation,  tente de reconquérir son épouse et décide de retourner avec les siens, sur les terres de son enfance. Ainsi, fin 1911, le couple et leurs 3 enfants : deux garçons et une fille, arrivent à la Châtaigneraie, à Campénéac où ils passeront Noël.
Mais ce sera pour un bref séjour ; expropriés du fait de l'extension du camp militaire de Coëtquidan, la famille et les grands-parents se voient contraints en ce début d'année 1912, de partir s'installer à quelques kilomètres de là, en Ille et Vilaine, au lieu-dit "la Fontaine Dorée", non loin de Tréhorenteuc là où sont les origines de la famille maternelle ROUAUD.

Pour cette expédition, le mari de sa plus jeune soeur : Marie Joseph leur vient en aide. Emmanuel CARRIC né en 1883, le 18 Avril à 18 h. Les deux hommes se chicanent régulièrement. (MARS POISSONS est à la rencontre du MERCURE natal  POISSONS d'HAMERY) Il semble bien que les performances physiques  importent beaucoup pour Emmanuel CARRIC qui n'hésite pas à se mesurer à son beau-frère (JUPITER en GÉMEAUX)  ou encore à braver la Loi...(MARS carré à JUPITER)  et ce sera là un des sujets de leur dispute du 18 janvier 1912.


Le déménagement terminé, pour remercier tout le monde, on ouvre quelques bonnes bouteilles de cidre fermier, on se ravitaille et on termine le repas par un café suivi d'un verre de goutte. Avant que la nuit ne tombe, les voisins rentrent chez eux. Les enfants se couchent. Les grands parents et l'épouse également après avoir débarrassé les restes du menu ainsi que les couverts. La pièce est éclairée par la lumière d'une bougie.
Emmanuel CARRIC  passablement enivré, est dans son lit quand Joseph Marie HAMERY, tout autant aviné, vient lui chercher chicane. Le ton monte, les deux hommes s'agrippent ; Joseph Marie HAMERY sort son cran d'arrêt et le plante dans le corps d'Emmanuel CARRIC qui se met à hurler.
(26° POISSONS -.... Un mercenaire qui se penche vers une sentinelle endormie, dans l'intention de lui plonger son sabre court dans le corps....MERCURE  - thème Joseph Marie HAMERY)
Les grands-parents se lèvent prestement suivis d'Alice Élise. Le père tentant de calmer son fils lui assène un coup de bâton mais celui-ci s'en prend désormais à eux et plante la lame par deux fois dans le corps de son père qui s'effondre, conscient de la gravité de ses blessures : "j'ai mon compte". Alice Élise a reçu un coup de couteau dans le bas ventre, elle est gravement blessée. Joseph Marie HAMERY ne semble pas vouloir s'arrêter là  ; il toise le regard  de sa mère apeurée qui crie ;  "-Tais-toi ou je lui coupe le cou" dit-il ; la mère et l'épouse bien que blessées rejoignent leur lit pendant que l'homme fou nettoie la pièce, transporte son beau-frère inanimé sur son lit, se retire dans la cuisine pour boire du cidre et revient vers son père à qui il réclame de l'argent (1000 Frcs) ; le pauvre vieil homme blessé sort de sa paillasse une poignée de billets (300 Frcs) que Joseph Marie HAMERY range dans son portefeuille avant de s'affaler sur son lit.  Il est 4 h du matin.
Vers 8 h, le malandrin se lève, va boire du cidre et  fouillant ses poches n'y trouve pas le portefeuille qu'il pense avoir mis là. La colère le reprend, il se dirige vers le lit, secoue son épouse blessée, la traitant de voleuse, il la tire par les cheveux, la traîne sur le sol. Elle hurle de douleur. Ses intestins se répandent sur le sol. Bientôt, il la lâche car il aperçoit son portefeuille près du lit ; c'est alors qu'il monte au grenier.

Les enfants réveillés qui ont assisté à la scène profitent de cette absence pour courir vers les maisons les plus proches. Avertis du massacre, les voisins n'osent se rendre sur les lieux. Seul, un certain BOUTEILLER entre dans la maison où s'est déroulé le drame. Mais le scélérat redescend du grenier et BOUTEILLER ressort rapidement pour alerter le docteur de Plélan-le-Grand.

Dans le même temps, un groupe de paysans, armés de fusils, arrive mais le tueur a pris la fuite.

Le Docteur CARLOS à son arrivée, ne pourra que constater le décès d'Emmanuel CARRIC. Il donne les premiers soins aux parents et à l'épouse du forcené ; son état est inquiétant. Il faut la transporter sur Rennes. Le voyage sera long : pas moins de 6 h et il aura lieu durant la nuit suivante. Le père ne résistera pas au transport mais il a eu le temps de faire une déposition auprès des gendarmes de Plélan arrivés vers 13 h.

Entre temps, Joseph Marie HAMERY a été retrouvé dans une meule de paille non loin de là. Il a tenté de s'enfuir à nouveau et les gendarmes ont du le traîner jusque sur les lieux de son crime où se tenaient déjà le juge et le procureur.

Durant le procès qui a lieu en Novembre 1912, Joseph Marie HAMERY tente de faire porter la responsabilité de la dispute à l'état alcoolisé dans lequel l'absent et lui même étaient ; les versions se contredisent quelque peu, ce qui jouera en sa faveur ; les souvenirs de son épouse sont plus flous que ceux de sa mère ; cette dernière désormais veuve n'accordera aucun pardon à ce fils qu'elle accuse d'être revenu pour les voler.

L'avocat de la Défense aura su se montrer brillant puisqu'il évite la condamnation capitale et la perpétuité. Le coupable sera condamné à 20 ans de Travaux Forcés sous les cris d'une salle désabusée.

Alice Élise repartira vers la Normandie ; elle contractera un nouveau mariage durant la première Guerre et vivra encore 40 ans.



Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

mardi 31 août 2021

Les bancabies de Max SUISSE

  BONJOUR,

À Cumières, on dénombre beaucoup de PUTOIS, de MARTIN et de SUISSE.

Avant la Première Guerre, des jeunes gens de Cumières (département de la Marne) faisaient la bancabie.....la fête, la Nouba.

Parmi ces jeunes gens, il y a Edmond LEBÈGUE, Rémy PLATEAU, Max Aimé SUISSE et André MARTIN...le meneur.

Il y a bien deux mois que cela dure ; Max se souvient s'être joint à eux après le Nouvel An 1914 ; il s'était rendu à pied, chaussé de croquenots, bien emmitouflé dans sa pelisse, à ÉPERNAY, avec André qui avait fait l'acquisition d'un phonographe de la marque PATHÉ Frères.  Dans la soirée, ils étaient entrés dans un troquet un peu glauque, y avaient rejoints Rémy et Edmond et fait la rencontre de filles à la vertu douteuse.

Les semaines avaient passé et les fêtes se multipliaient en l'absence des parents MARTIN qui s'étaient -selon les dires d' André- rendus chez son oncle souffrant. Sa jeune soeur Camille était chez des cousins. Mais à Cumières, les parents des uns et des autres commençaient sérieusement à trouver que cela dépassait les bornes. D'autant que dans la famille SUISSE, Max Aimé avait entraîné dans son sillage sa soeur : Paule (de 4 ans son aînée) dont la voix si pure ressemblait à celle d'un ange. 

La famille SUISSE est une famille aimante, une  grande famille de vignerons, de travailleurs.

En 1911, il figure en bonne place dans le recensement de la petite ville.






Max Aimé est né le 21 mai 1896 à 7 h du matin dans la Marne (à Cumières)




Il est natif des GÉMEAUX dans lequel on trouve un stellium au carré de la LUNE opposée au M.C.

URANUS et SATURNE en SCORPION en Maison 5 sont en opposition de VÉNUS 

VÉNUS étant  le 2ème Me de la Maison 11, 2ème Me de la Maison 4 et 1er Me de la Maison 5

Le M.C. est en POISSONS où l'on trouve MARS (durant la Guerre, Max Aimé sera brancardier)

Les éléments qui dominent : AIR (4) - EAU (Asc + M.C. + 3) - TERRE (2) - FEU (1)

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La famille MARTIN installée à Cumières travaille aussi beaucoup. Le père, Léon, est menuisier. Il est originaire de Mörel en SUISSE. Son épouse, Adèle SALANDRE, vient de Festieux dans l'Aisne. Ensemble, ils ont eu André et une petite Camille née douze ans plus tard.

André Jean Émile MARTIN est né quelques jours avant son ami Max, le 11 mai 1896 à 15 h ; il est TAUREAU et les aspects de son thème sont bien différents.




Dans son thème on trouve 
la conjonction MERCURE-PLUTON en M 9  conjointe à NEPTUNE au carré de MARS POISSONS. 
3 planètes sont en M 8 .
Le SOLEIL en opposition de SATURNE (Me de la 4) et URANUS en Maison 2. 
JUPITER est au carré de la LUNE et de VÉNUS.
Les éléments sont :  EAU (M.C. + 3),  AIR (ASC + 3), TERRE (3), FEU (1)


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Ainsi quand dans une petite ville, les gens sont mécontents, il n'est pas rare d'aller se plaindre auprès du maire. Et après que le père SUISSE  ait passé un savon à son fils : Max, celui-ci  vit venir à lui, au hasard d'une promenade, M. MARTIN-ROBERT, le maire, qui prit le temps de l'informer que si les bancabies interminables ne cessaient pas très rapidement, il allait droit vers des ennuis. 

Mais en fait, les bancabies n'étaient que le début des ennuis de Max Aimé.....

Parmi le millier d'habitants de Cumières, certains s'inquiétaient réellement de l'absence prolongée des parents du jeune André MARTIN. En cette fin de février 1914, le maire accompagné des gendarmes rendit visite au jeune homme qui disait attendre justement une lettre en poste restante de ses parents à Épernay. Mais de lettre à la poste, il n'y avait point. 
Qu'importe les gendarmes téléphoneraient à l'oncle de Dijon qui recevait le couple pour connaître la date de leur retour. Quelle ne fut pas la surprise de l'oncle en apprenant qu'il était souffrant et que son frère et sa belle-soeur étaient chez lui....! Il n'en était rien. 
Alors, où étaient-ils ?

Ce 26 février, en soirée, les hommes de Loi en grand renfort se rendirent chez le fils MARTIN. À leur arrivée, Max et ses amis s'étaient discrètement retirés, retournant vers leur bercail respectif.

On ne s'inquiéta pas de savoir si un mandat de perquisition était nécessaire...On demanda à entrer et on entra. On suivit le jeune homme dans cette maison où une odeur de parfum semblait couvrir une autre odeur plus nauséabonde. En montant les marches pour gagner le premier étage, derrière André qui traînait les pieds, le gendarme HIARDIN osa poser la question : 

- tu les as tués ?"

Blême, la voix rauque, dans un souffle, André répondit simplement : "Oui".

À l'étage, le gendarme qui venait d'ouvrir la porte de la chambre, fit un pas en arrière tant l'odeur qui s'en dégageait lui attaqua les narines. Un mouchoir sur le nez, il s'approcha des corps ; l'homme, le père, était recroquevillé sur la descente de lit, la tête était ensanglantée mais d'un sang déjà tout noir ; la mère entortillée dans un drap tâché de sang séché, était sur le lit.

André ne tarda pas à raconter son horrible méfait perpétré dans la nuit du 27 au 28 décembre 1813. Il s'était levé sans bruit, s'était saisi d'un pistolet caché dans un bureau, avait pénétré dans la chambre de ses parents qui dormaient et s'approchant toujours silencieux, il avait tiré sur sa mère deux coups qui avaient alerté son père ; celui-ci s'était redressé, il reçut 3 balles dans la tête et s'écroula sur le sol. Camille dans la chambre voisine s'était réveillée. Le bruit l'avait effrayée. Elle pleurait. André qui avait enfoui son pistolet dans sa poche, prit sa soeur dans les bras et la descendit au rez-de-chaussée, tentant de la consoler. Le lendemain, il l'avait confiée à des cousins ; c'est là que l'histoire de l'oncle malade à qui ses parents rendaient visite débuta.
Il s'était fait payer deux factures auprès de M YVERNET et Mme MAÎTRE, avait pris l'argent de ses parents (500 frcs...une très belle somme) avait mis en vente les bijoux de sa mère à Épernay et la belle vie commença....avec les copains et les filles faciles.  La Noce, la Nouba, la Fiesta, les bancabies.....

"- Pourquoi ? 
- Je voulais faire la fête.....mais chaque soir, je demandais aux copains de rester dormir avec moi. ....J'avais peur."

En apprenant ça....ces meurtres, Max SUISSE vomit. Il se sentait mal, il avait la nausée.
 
Interrogés par la Police et les gendarmes, les jeunes gens avaient répondu aux questions....L'odeur..oui, ils avaient senti mais le parfum dont André se couvrait... il s'en mettait trop....Ils ne furent plus inquiétés. La guerre avait éclaté. 

Max SUISSE semblait avoir perdu la boule...Il ne voulut pas rendre visite à son pote en prison. Il ne voulait plus entendre parler de lui. Le procès avait eu lieu à Reims. André MARTIN fut condamné au bagne. Max claironna dans les vignes toute une nuit. On le ramena chez lui inconscient. Tout le monde semblait comprendre.Sa mère pleurait.
L'heure du départ vint. Avec son paquetage sur l'épaule, Max SUISSE partit au front. Il fut brancardier. Il courait sur les champs de bataille, hissant sur son dos les blessés, les tirant jusqu'à l'ambulance.

Le 2 octobre 1916, une balle ennemie l'atteint ; en 1917, il est déclaré Mort pour la FRANCE.






Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

lundi 30 août 2021

Les cheveux coupés de Pauline CADET

  BONJOUR,


Notre natif vient de BELGIQUE....Il y est né le 3 janvier 1857 


L'orientation de ce thème est établi pour 5 h à Namur....


Jacques Joseph LAMBERT est marchand de paniers qu'il fabrique et de balais ; il est âgé de 54 ans et est sans domicile fixe. 

Les seules résidences qu'ont lui connaissent ce sont les  cellules de prison qu'il a occupé ces dernières années....

Ces dernières années, c'est avant Juillet 1911 quand en France, près de Fismes, un pêcheur fait une terrible découverte. Blême comme un linge il s'est rendu à la gendarmerie faire sa déclaration. Il vient de découvrir le corps d'une jeune femme, vêtue d'un simple maillot, dont la tête porte de bien vilaines blessures et dont les cheveux ont été coupés.  

Les gendarmes ne tardent pas à découvrir l'identité de la jeune femme. Il s'agit bien de la concubine de ce nomade Jacques LAMBERT ; son campement est installé sur les berges de l'Ardre, à moins de 300 m du lieu où le pêcheur a trouvé Pauline CADET.

En remontant la rivière, les gendarmes découvrent d'autres vêtements lui appartenant : deux jupons dont l'un est tâché de sang.

Renseignements pris sur Jacques Joseph LAMBERT, ils apprennent que l'homme a été condamné dans son pays pour le viol de sa soeur, à 10 ans de prison. Il est considéré comme violent et méchant. (MERCURE-PLUTON carré)

À sa sortie, il se met en ménage avec Victoire DUPUIS....que la Police Belge a bien du mal à retrouver quand elle disparaît. Ils la retrouveront enterrée et les cheveux coupés. 

Pour ce meurtre, Jacques Joseph LAMBERT écope de 15 ans de prison...Mais en BELGIQUE, les peines ne sont jamais faites dans leur totalité   

Aussi c'est en FRANCE que Jacques Joseph LAMBERT vient s'installer dès sa sortie de cellule. À Saint Gilles, dans la Marne. Il est connu pour être brutal et menaçant. Tous les cultivateurs où il a travaillé l'affirment, il les a menacés.....allant jusqu'à casser les dents d'une veuve. 

Il traîne sa charrette à bras de village en village, volant au passage quelque poule ou volaille, vivant de rapines, de mendicité. 

Lors de son interrogatoire, s'il a reconnu brutaliser parfois sa compagne qu'il traite de folle, de bonne à rien, il refuse de reconnaître l'avoir tuée. 

Il l'attachait certes...elle voulait s'échapper. Il la frappait...Non !  elle tombait sans arrêt. Et si ses cheveux étaient coupés c'est à cause des poux...

Le juge l'entend à son tour  ...Non seulement, il est convaincu de sa très grande bêtise..mais il est convaincu qu'il ne peut y avoir d'autre fautif. Dans le village, tous les commerçants avaient remarqué les mauvais traitements qu'il faisait subir à cette pauvre fille...et beaucoup se rappellent l'avoir entendu vouloir s'en débarrasser en lui plantant un couteau dans le corps. 

Le dossier d'instruction est bientôt clos quand arrive un tout dernier témoignage..Celui de son compagnon de cellule : Louis JAMAIN qui raconte avec force de détails comment LAMBERT s'est débarrassé de cette encombrante fainéante....en la frappant entre les deux yeux avec la pierre qui lui sert de cale pour sa charrette, en la chargeant sur le plancher de celle-ci et en la balançant dans le petit ruisseau qui se jette dans l'Ardre.

Le récidiviste sait qu'il risque la peine de mort...mais il a affaire à des humanitaristes...et puis la CADET n'est pas une fille de la Haute...

Le jugement tombe en novembre de la même année, les travaux forcés à perpétuité alors....

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr


Le crime de Hautefaye

  BONJOUR,

le 16 août 1870, tout commence par une rumeur, ....quelques mots que l'on prétend avoir entendus,...

une fausse rumeur.....pour devenir un mensonge...

mensonge vite relayé  par des paysans enivrés, batailleurs, 

des travailleurs pourtant, forgeron, maréchal ferrant, cultivateur, ...qui vont rapidement se transformer en bagarreurs excités, violents, 

se mutant en êtres sanguinaires, en véritables monstres, en meurtriers....


Ce lendemain de Sainte Marie, à Hautefaye, il fait chaud et  la foire a attiré du monde ; on y a croisé le fils du maire : Camille De MAILLARD, âgé de 26 ans ; il a appris en lisant les dépêches que la France qui est en guerre depuis un mois avec la Prusse, vient d'encaisser un revers et pourrait peut-être être forcée de reculer....

Les esprits échauffés qui l'entourent n'apprécient pas ce commentaire et le prennent alors à partie. On l'accuse de colporter de fausses informations ; on ne lui laisse pas le temps de s'expliquer, de s'excuser ou de se justifier...On ne veut rien entendre de sa part...

D'ailleurs n'a-t-il pas crié : Vive la République !....Oui, c'est sûr on l'a bien entendu...

François MAZIÈRE dit "Silloux", métayer de 29 ans, se le ferait bien ce Comte....

Camille De MAILLARD ainsi pris à parti réussit à s'extraire de la foule et à quitter la foire.

Au début de l'après-midi, les paysans n'ont pas quitté la foire, ils boivent la piquette, le vin de noah, le pineau et l'absinthe ; les esprits s'échauffent encore et encore d'autant que les affaires ne sont pas aussi bonnes cette année.

Jean Romuald Alin de MONEYS d'ORDIÈRES, un cousin par alliance du côté maternel de Camille De MAILLARD, gérant des terres du Château de Bretange à BEAUSSAC, et également membre du Conseil Municipal, s'en vient à son tour vers 14 h 30 ; à son approche, des paysans armés de bâton lui relatent la discussion animée du matin.



Alain de MONEYS refuse de croire les propos que l'on prête à son cousin. Il cherche à comprendre...Il questionne et reste dubitatif. Son cousin n'a pu avoir de tels propos...Les paysans, de plus en plus nombreux, se sont mêlés à la discussion, regroupés autour du jeune homme que l'on commence à bousculer.

D'ailleurs lui-même n'a-t-il pas crié : "Vive la République !"

OUI   c'est vrai, c'est un Prussien, un traître !  

Alors, on pousse, on bouscule encore, on le chahute, on l'insulte, on menace, ...

Jean et Étienne CAMPOT de Mainzac vont être les premiers à porter un coup...

Et tout va déraper...Tout s'enflamme. Tout va dégénérer très vite.

Le curé présent sur les lieux s'est bien rendu compte qu'une bagarre allait débuter. Il s'est muni d'une arme et tire un premier coup de feu. La foule est dense et l'abbé bientôt pris à parti lui aussi se réfugie dans le presbytère. Revenant sur ses pas, il propose d'offrir un verre à la santé de l'Empereur. Certains suivront Monsieur le Curé.

Georges MATHIEU, neveu du maire, et Philippe DUBOIS vont tenter à leur tour d'extraire Alain De MONEYS de la foule des paysans excités. Le maire, Bernard MATHIEU, lui, ne semble pas favorable à cette irruption chez lui. Il craint qu'on ne détruise son intérieur. De plus, il oublie son rôle de pacificateur et ne tente rien pour calmer sa population.

Le maréchal-ferrant, François CHAMBORT, 33 ans, originaire de Charente, profitant de ce laxisme, a pris la tête du groupe d'excités prêts à pendre "le Prussien" à un arbre ; voilà que François MAZIÈRE et Pierre BUISSON dit Lirou, réchauffés par les boissons offertes par M. le curé, réclament la mort de ce traître.  

La tentative de pendaison échoue...les branches trop fragiles ont cédé. 

François CHAMBORT réclame qu'on le fasse souffrir avant de le faire périr. On le traîne dans le local du maréchal-ferrant, on l'attache avec des sangles ; les coups de sabots et de bâton pleuvent ; on le frappe au visage, aux jambes.

Alertés par les cris, Pascal, le jeune serviteur du Château, tente de venir en aide à Alain de MONEYS que les assaillants ont abandonné un moment. Mais, il doit fuir à l'arrivée des paysans rendus fous de colère. François LÉONARD, chiffonnier de 53 ans, assène un coup à la tête du prisonnier, avec sa balance à crochet.

Le maire, sans doute honteux de son attitude, prête main forte à ceux qui tentent de venir en aide au prisonnier. Ils réussissent à l'extraire des lieux et à le mettre en protection dans  l'étable à moutons.

Alain De MONEYS se croit sauvé. On lui soigne la blessure à la tête. Il propose d'offrir une barrique de vin aux paysans.....

Mais il n'a pas compris que la rage qui a saisi le groupe d'hommes n'est pas retombée.

La porte de l'étable cède bientôt sous la pression. Les CAMPOT entraînent l'homme blessé et filent vers le centre de la foire. 

Philippe DUBOIS réussit à extraire une nouvelle fois, la victime des mains des brutes ; il  tente de le faire entrer dans l'auberge mais le maître des lieux lui ferme la porte sur la jambe. De MONEYS s'écroule sous la douleur. On le croit mort. 

Contre toute attente, De MONEYS se relève, se dirige vers une grange dans laquelle il trouve un pieu dont il se saisit pour se protéger de CAMPOT qui n'a guère de mal à le désarmer tant ses forces sont faibles. Il se réfugie sous une charrette d'où on l'extirpe ; Lirou qui s'est emparé du pieu en inflige un coup dans la nuque de l'homme à terre. Le croyant mort la foule s'acharne à coup de sabots ou de fourche. MAZIÈRE et Jean CAMPOT, prenant chacun une jambe du moribond, le traînent ainsi à travers les rues en direction d' une mare desséchée où on le dépose sans plus de considération.

Des branchages, du foin, de la paille, des fagots sont entassés sur le corps qui semble encore bouger ; DUBOIS tentera encore d'extirper la victime mais les paysans haineux le prennent en chasse et le forcent à s'éloigner.

CHAMBORT réclame des allumettes et les ayant obtenues demande à des enfants de mettre le feu à l'ensemble. Autour du bûcher, on hurle des Vivats.

Il est 16 h. C'est du moins l'heure qui sera inscrite sur l'acte de décès de Jean Romuald Alin de MONEYS D'ORDIÈRES. 

L'autopsie pratiquée le soir même tend à prouver que l'homme était encore vivant au moment de la mise à feu....même si l'ensemble de toutes ces blessures aurait immanquablement entraîné la mort.

Thème de Jean Romuald Alain De MONEYS né le 9 juillet 1839 (planètes à l'intérieur)et décédé le 16 août 1870.(à l'extérieur)

Mais les choses n'en restent pas là. 

Les protagonistes se flattent de leurs actes. Ils sont persuadés que l'Empereur Napoléon III les félicitera et les récompensera de ce lynchage.

De leur côté, les châtelains des alentours  s'empressent de créer des groupes de défense dans le cas d'une nouvelle attaque paysanne. 

L'affaire relatée dans la Presse : un homme brûlé au milieu d'une population qui ne manifeste pas sa désapprobation, son horreur...! des Cannibales !   des sauvages ! Le tout remonte jusqu'au Gouvernement. 

10 jours après les faits, les sanctions tombent : Monsieur le Maire est destitué en public par le Préfet de Dordogne. Élie MONDOUT, conseiller municipal, provisoirement, le remplacera.

Le projet de rayer de la carte le village de Hautefaye est même envisagé. Les émeutiers n'étant pas tous du village, la décision est abandonnée.

Les gendarmes de NONTRON chargés de l'enquête tant sur les lieux qu'aux alentours, vont procéder aux premières arrestations. Une cinquantaine de personnes sont interpellées et présentées devant le Juge. Le procureur de BORDEAUX se charge d'instruire l'affaire.

L'homme politique et journaliste, François Alcide DUSOLIER, fait publier la liste des 21 protagonistes, inculpés ; ceci afin de dissiper la rumeur d'amnistie qui  se propage.

Ils comparaissent tous ainsi que M. le maire (à qui l'on reproche son manque de courage et sa non-assistance à personne en danger) devant le Tribunal avant Noël de la même année.

Des peines capitales sont décrétées pour 4 d'entre eux, des peines de bagne allant de 8 ans à perpétuité tombent également. Les peines plus légères de prison sont prises en fonction de la participation de chacun des prévenus. Le plus jeune écopera d'une peine plus légère : la maison de correction jusqu'à ses 20 ans.

La guillotine est montée à proximité du lieu même du lynchage, le 6 février 1871, à Hautefaye. 

Le chiffonnier, François LÉONARD, originaire de Lussas,  réclamera à manger avant son exécution. Il sera le premier dont la tête tombera.

Suivra, Pierre BUISSON, responsable du coup à la nuque.

François MAZIÈRE, le métayer, sera exécuté en 3ème position.

Le meneur, François CHAMBORT, maréchal ferrant, sera le dernier à être exécuté, ce matin-là.




Jean Jeune CAMPOT (20 ans passés) qui a bénéficié d'une erreur du Jury, est envoyé au bagne pour perpétuité. Malgré diverses demandes de remise de peine, il décédera là-bas en Septembre 1916. 

Son frère Étienne, y effectuera 8 années.

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La mère de la victime, Magdelaine Louise De CONAN, épouse DE MONEYS  meurt avant le procès (31 octobre 1870)

Les parents de Camille De MAILLARD, son cousin, meurent peu après. La mère de celui-ci,  Marie Louise Camille De VAREILLES avant de connaître le jugement le 5 décembre 1870. Son père, Jean De MAILLARD, le 13 mars 1871, un mois après les exécutions.  Camille s'éloignera des lieux en épousant Marie ROLIN à Razac, en 1871.

Le maire Bernard MATHIEU décédera à Périgueux peu après les exécutions.



Bonne Lecture,


isalucy23@orange.fr