mercredi 8 octobre 2025

Henri MAUBÊCHE

BONJOUR,

Paul Henri MAUBÊCHE connu sous le prénom d'Henri 

est né le 24 mai 1867 à Avize (MARNE) à 23 H - 10 Grande Rue.


Il est de taille normale (1,66m) mais est atteint de varicocèle et son dossier militaire indique : "Services auxiliaires (4ème partie) ; n'a pas été appelé".  

Il exerce la profession de tonnelier et se marie en novembre 1893 avec Louise Isabelle VARNIER ; ils auront plusieurs fils. Leur unique fille meurt très peu de temps après sa naissance (1901).


En 1914, quand la première guerre éclate, ses fils : Louis et Marius partent défendre leur pays. Hélas, ni l'un, ni l'autre ne reviendront, tués à l'ennemi, l'un en 1916, l'autre en 1918.

Eugène, lui, n'est pas parti. Il s'est marié et s'est installé avec son épouse à Avize. 

Georges né en Novembre 1903, trop jeune pour y aller, se mariera quelques années plus tard avec une petite femme (1m57), vigneronne également. Il a du charme ce SCORPION. Gymnaste, bien fait de sa personne, il a su séduire Yvette. 

Bien sûr, il boit un peu....c'est une région de vignobles. Il se bagarre aussi ; querelleur, il a pris l'habitude de faire des jets de bouchons sur ses adversaires....des bouchons dans lesquels il a inséré des lames de rasoir.

Sa mère : Louise Isabelle, est morte. Il reste aux côtés de son père, Henri, dans la maison voisine. 

Yvette sa cadette de quelques années, lui donnera, coup sur coup trois enfants : Paulette, Guy et Marie Thérèse. La vie de cette famille n'est pas rose. Yvette sera bientôt sa cible préférée.

Ce fils : Georges, est un bon à rien, un trousseur de jupons, un obsédé dont les crises de colère font peur à ses filles et à son épouse d'autant qu'il possède un poing américain et qu'il n'hésite pas à en faire usage contre elle. Il lui arrive même d'envoyer sa femme coucher dans le bûcher pour avoir "le champ libre" ou plutôt le lit conjugal libre pour y amener des filles de joie avec qui il passe une nuit de débauche. On dit même qu'il a fait venir un militaire et une prostituée et qu'il les a installés dans le lit de sa fille aînée. D'ailleurs, parfois il chasse cette dernière et parfois il l'oblige à rester. On dit aussi....On raconte aussi...

Voilà bientôt 20, ans qu'Yvette endure les coups et que ses filles vivent un calvaire.

Le 2 Juillet 1950, Yvette rend visite à sa fille aînée à l'hôpital d'Épernay où elle se remet d'une mauvaise passe. Georges est venu à bicyclette avec Marie Thérèse et ils rentreront de même. Yvette est inquiète en rentrant. Il y a eu une altercation au sujet de billet d'entrée pour l'hôpital et Georges a encore piqué une colère. Sa fille qui la guette la rassure : il dort. En fait, il cuve son vin. Marie Thérèse qui a 16 ans est autorisée à se rendre à la kermesse. 

Yvette restée seule tente de faire un peu de rangement en silence ; elle a aperçu une massette, s'en est saisi, s'est approchée du lit sur lequel l'ivrogne ronfle grassement. Elle a frappé à la tête. Un coup. Pas très fort. Yvette n'est pas une brute, elle. Il s'est réveillé en hurlant, s'est levé et s'est jeté sur elle. Yvette a pris peur, s'est mise à courir dehors. Il l'a rattrapée après s'être emparé du marteau. Ils sont tombés au sol et cette fois la lutte est serrée. Yvette ne compte pas subir une fois de plus un mauvais traitement. Elle a repris la massette que son mari à lâcher et elle frappe, frappe et frappe encore pour toutes ces années où elle a enduré. 

L'homme ensanglanté ne bouge plus. 15 coups à la tête ont eu raison de lui. Apeurée, en pleurs, couverte de sang, Yvette se rend chez une parente à qui elle avoue son geste. 

Il est 23 h quand les gendarmes enregistrent ses aveux. Elle est incarcérée. L'enquête démarre. 

Les commentaires, eux, vont bon train dans le village. 

Le procès se déroule un an plus tard. Le 17 juillet 1951, la Cour a délibéré. Aux questions : La prévenue a-t-elle porté volontairement les coups ? Son intention était-elle de donner la mort à son époux ?  Les jurés qui ont suivi durant deux jours le procès ont répondu : NON.  Yvette est acquittée. La foule a applaudi. Le président, dit-on, lui-même a souri. 

Le maire d'Avize a pris dans ses bras la vigneronne. Il avait raconté à la salle attentive que le jour de l'enterrement, il a dû réquisitionner 3 cantonniers et un charretier pour porter le décédé en terre et que personne ne s'est déplacé pour suivre le cortège.

Le père de la victime, son beau-père, Henri MAUBÊCHE s'est approché et l'a félicitée. 

Ses enfants, se sont pressés contre elle, en larmes. Un an qu'elle n'avait pu le faire. 

Henri MAUBÊCHE vivra encore 18 mois dans cette famille retrouvée. Il meurt le 19 décembre 1952.

isalucy23@orange.fr

Le Petit Pierre

BONJOUR, 

cette Histoire Singulière est la triste histoire d'un enfant de 9 ans.


Le Petit Pierre est né le 8 Novembre 1911 (6 h du matin) en Ille et Vilaine dans le canton de St MALO.


Il n'a plus de maman. Celle-ci est décédée déjà depuis 4 ans.
Il n'a plus de grands-parents non plus, ceux-ci sont décédés depuis longtemps.
Pierre vit seul avec son père sur une belle exploitation agricole.
En Septembre 1919, son père se remarie avec une femme de 10 ans sa cadette.
Elle est "du coin",  Elle est veuve et mère de 3 filles : Marie, Eugénie et Claire. 
Son mari est Mort pour la France, un an auparavant, en Août 2018.
Elle se prénomme Marie Françoise et la plus jeune de ses filles qui vit à ses côtés s'appelle : Claire.
Pour ce veuvage précoce, (34 ans) Marie Françoise a reçu un joli petit pactole pour subvenir aux besoins de ses filles. Marie Françoise est économe et ambitieuse.

Claire et Pierre ont le même âge. Ils s'entendent bien et jouent souvent ensemble. 

Le père GOBLET aime son fils....son fils unique et donc  son héritier qu'il tient à protéger.

Quelques mois après son remariage, il va opérer une transaction, un bien foncier de valeur ; la vente va revenir à son fils.
Marie Françoise, la belle-mère, ne voit pas cela d'un bon oeil et elle le fait savoir. 
Ne sont-ils pas mariés pour le pire et le meilleur ?
La brouille s'amplifie au point que le père et le fils iront dîner seuls dans la grange et qu'ils devront se passer de la soupe de légumes et viande de Marie Françoise.

Marie-Françoise a désormais ciblé son ennemi. 
Il s'appelle : Pierre   il n'a pas encore 9 ans.
Pris en grippe, Pierre est maltraité, laissé en souillon, battu parfois.



Marie-Françoise est née sous le signe des GÉMEAUX  et contre toute attente, elle peut se montrer grossière, méchante, très méchante, capable de sévices (MERCURE conjoint à PLUTON et MARS carré à PLUTON et à MERCURE)

Les voisins l'ont bien remarqué et l'enfant s'en est plaint.

 Alors que s'est-il passé ce 16 octobre 1920....vers 18 h

Nul coup de folie pour la belle-mère de l'enfant...
Une froide préméditation.
Un meurtre programmé avec pour mobile .....l'argent.
Marie Françoise a éloigné sa plus jeune fille : Claire, du puits près duquel les 2 jeunes enfants jouent. Puis, elle revient auprès de son beau-fils, Pierre.... qu'elle saisit brutalement et jette dans le puits.
Le niveau de l'eau n'est pas très éloigné du bord, tout au plus : 60 cm. 
Pierre crie, demande de l'aide.
Pour toute aide, il reçoit sur la tête des branches de châtaigner destinées au feu de la cheminée.
Claire s'est immédiatement précipitée vers l'endroit où se tient sa mère et s'affole devant le comportement de celle-ci.
Mais malgré ses appels à l'aide, Pierre va se noyer.
Les cris de l'enfant ont alerté le voisinage.
Marie Françoise GOBLET laisse son voisin faire.
M. HOCHET va sortir le petit corps inanimé du jeune garçon.
Il s'étonne : -pourquoi ne pas l'avoir sorti du puits ?"
En guise de réponse, Marie Françoise dira : "Ah ! le maudit petit salaud"

Dans le thème du petit Pierre : 

URANUS (r) est en POISSONS (2°01) est au trigone de l'ASC et sur un carré à la LUNE en Maison 8
SATURNE et JUPITER sont en VIERGE
MARS (28°40) du SAGITTAIRE en Maison 2 est dans une opposition à PLUTON Natal en Maison 8 (28°44)
PLUTON (r) du jour est en Maison 9 dans le signe du CANCER (8°54)
NEPTUNE en Maison 9 est conjoint au M.C. sur le 13°30 du LION
Il est donc au carré du SOLEIL Natal (14°4.) en SCORPION
MERCURE qui transite ce SOLEIL Natal est ainsi au carré du M.C. et de NEPTUNE du jour.
VÉNUS est proche de JUPITER Natal en SCORPION.

3 Heures plus tard, les policiers et le médecin sont arrivés et font les premières constatations.
Le médecin qui a relevé de nombreuses traces d'ecchymoses, griffures et plaies sur le corps du jeune enfant a refusé l'inhumation.
Une autopsie sera pratiquée.
Une enquête commence et 4 mois plus tard, le procès s'ouvre avec comme principale accusée : Marie Françoise et comme principal témoin, sa fille : Claire qui a assisté à toute la scène et qui relate les faits : " J'ai vu maman tirer et remettre le crochet dans le puits comme si elle tirait de l'eau et le petit criait toujours. J'ai dit à maman : "si tu noies le petit Pierre, tu vas me faire tomber de mal". Elle a répondu : "si tu le dis, je te tue !"
Les témoignages de maltraitance s'ajouteront au déballage fait devant la Cour.
Marie Françoise GOBLET fut condamnée à la peine capitale ; le Président de la République lui accorda sa clémence et la peine fut commuée en peine d'emprisonnement. Vingt ans de réclusion.
Le père de l'enfant s'empressa de demander le divorce qui lui fut bien entendu accordé.
La petite Claire, pupille de la Nation, séjourna un temps en orphelinat avant qu'un parent ne la prenne à son service.

Bonne Lecture,
Évelyne LUCAS

REIMS

BONJOUR,

l'Histoire singulière d'aujourd'hui étant encore trop récente, nous n'aurons pas de thèmes. Il nous faudra attendre. Mais l'histoire en vaut la peine.

Le 10 Juillet 1946, le journal l'AUBE annonce le vol survenu la veille à la cathédrale de REIMS


La cathédrale de REIMS est un des plus beaux et des plus anciens monuments de France

Le 25 mai 1825, Charles X s'y rend pour y être sacré. Prélats et princes y viennent nombreux, vêtus de superbes tenues, de chapes et de dalmatiques pour certains (des cadeaux du futur roi destinés à rester ad vitam aeternam dans la cathédrale).

Ce joyau de l'art gothique a subi bombardements et incendie durant la Première Guerre Mondiale ; le 19 septembre 1914 après 2 jours de bombardement visant à la détruite, un incendie se déclare. Anatole FRANCE écrira : "les barbares ont incendié ...un des plus magnifiques monuments de la chrétienté"  


beffrois éboulés, statues défigurées, vitraux disparus, la voûte effondrée,
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/sxf03004177/anniversaire-du-bombardement-de-la-cathedrale-de-reims

un crime contre l'Art dira Marcel PROUST

La cathédrale restaurée est rendue au culte. Elle fourmille d'objets rares, somptueux, (objets liturgiques, nef, talisman, collier du St Esprit, vêtements sacerdotaux richement brodés, tapisseries, statues, riches reproductions ( couronne du sacre de Louis XV, dessus de bourses réhaussés de pierreries, voile, éléments du sacre de Charles X, 14 dalmatiques, trône, manteau du dauphin), 




C'est là que, le 9 juillet 1946, 

le sacristain pousse la porte de la sacristie qui donne sur la salle du Trésor afin de "jeter un oeil" ; il reste sidéré ; les armoires blindées et les gigantesques tiroirs sont ouverts. 

Il réagit très vite et bientôt tout le clergé est là avec les services de police et les personnalités de Reims. 

C'est un défilé pour constater la disparition du Trésor. Conclusions : ils étaient plusieurs !....spécialistes des vols en musée avec une connaissance en Art et une perte inestimable. Des possibilités : une bande internationale, des complicités dans les lieux et des receleurs.

Déjà un mois s'est écoulé et peu de renseignements ont été obtenus. Les pistes ne mènent à rien, les renseignements sont faux. Et les années vont passer.

Quand en 1954, une femme vient porter plainte contre son époux pour coups et blessures. Le mari en question s'appelle : Ernest CHARDEAU, et ce n'est pas la première fois qu'il lève la main sur elle. Interpellé, il parle, parle encore et raconte des choses surprenantes. Le Vol de la cathédrale...Là encore, il n'y est pour rien...ou presque.   Lui, il a juste servi de chauffeur. Il est mécanicien, il fallait une voiture. Et ça devait être bien payé.  

Alors qui sont les commanditaires ?   Marcel NEYRINCK, Claudius LIOGIER, Lucien OUDIN

Où les trouver ?...En prison ! 

l'un d'entre eux y est déjà pour d'autres affaires : Claudius LIOGIER qui en sort, s'en évade, y revient, fuite encore, y retourne. Et après 8 évasions de différentes prisons, on le tient. 

Reste OUDIN et NEYRINCK.

En février 1956, il fait si froid en France et en Europe, que les journaux ne prennent même pas la peine d'en faire un article important. Et pourtant, la Police a retrouvé ses voleurs.....

Qu'ont ils fait du trésor ?    En bien peu de temps, les couronnes ont été démontées, brisées et jetées à l'eau. On drague le canal et 10 ans après, on retrouve de la ferraille,des bouts de verre coloré.
Alors, où est le Trésor ?  Les responsables de la cathédrale sont à leur tour interrogés.  En quoi consistait donc le Trésor de la cathédrale, inestimable perte d'une valeur de plusieurs millions ? 
des reproductions. Les originaux n'étaient plus là depuis longtemps. Mais les habits de curés d'une richesse incroyable où sont-ils ?

LIOGIER, originaire de St ÉTIENNE est officiellement : maçon  mais son casier judiciaire n'est qu'une longue addition de condamnations. Cependant, il parle. Il n'est pas le seul. C'est NEYRINCK...Oui NEYRINCK est dans le coup mais il ne parlera pas longtemps. Il ne supporte pas la prison et finira par se pendre dans sa cellule. Pour lui, il n'y aura pas de procès. 


Ce jour-là, on jugera 

  • CHARDEAU, le conducteur, 
  • LIOGIER qui récupérait les couronnes ou du moins les fausses couronnes, -Il n'a jamais eu d'arme et n'a jamais tué- 
  • OUDIN, le receleur -qualifié de "pré-sénile" par les psychiatres- qui s'était chargé des "manteaux" (dalmatiques incrustées d'or d'une valeur inestimable) et les avait confiés à un Juif à PARIS -juif qui n'a pu être identifié- 
  • et un petit dernier : LEFÈVRE, gendre de CHARDEAU qui était au courant mais n'a rien dit.

LIOGIER prend la peine maximale : 10 ans de Travaux Forcés.(avec confusion de peines)

OUDIN et CHARDEAU prennent respectivement 3 ans de prison.(avec confusion de peines)

LEFÈVRE sort libre.

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr




dimanche 5 octobre 2025

POIRIER La récidive à volonté

 BONJOUR,

Louis Sylvain POIRIER est né dans l'ORNE, à CETON, le 30 avril 1843 à 9 H.  Il est le fils de Marin POIRIER et Anne NOIRAULT et est marié à Alphonsine ROULEAU. 

Ce cupide  journalier, réservé, taciturne, joueur de cartes, séjourne à la BAZOCHE GOUET depuis 1871 -date de son mariage- village où il est apprécié pour son travail, donnant satisfaction à ses employeurs. 

Il est porté sur le vol, de petits larcins pour financer ses dépenses dans les estaminets où il consomme tout en jouant au billard. Il passe devant la justice dès ses 16 ans ce qui lui vaut un placement en maison de correction à Soligny-la-Trappe. Sorti à sa majorité, il récidive.....plusieurs fois. Il n'est pas toujours soupçonné et encore moins pris. 

Et une nouvelle condamnation en Août 1870 ne l'aidera pas à comprendre ce qu'on attend de lui.

Il subtilise mais il tue....il tue pour effacer ses traces car reconnu par les victimes, soit pour permettre l'accomplissement de son méfait quand il rencontre un obstacle -par la présence de témoins-

Thème de POIRIER Louis Sylvain -30 avril 1843- 9 H CETON-

2 planètes sont sur des degrés d'agression - Le TAUREAU marque le matérialisme- 
MARS sur 22° SAGITTAIRE nous parle du Livre de la LOI, de la Balance et du Gibet.
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On retient ses derniers méfaits avec préméditation et ses victimes :

En Eure et Loir, à la BAZOCHE GOUËT, le lundi de PENTECÔTE, 25 mai 1874, les enfants de ses voisins qu'il pensait aux champs avec leurs parents : Rose TRAVERS (14 ans) et son frère aîné Désiré TRAVERS (16 ans) qui restera lourdement handicapé (perte de la parole),  qu'il a agressés à coups de marteau et de cognée.

En Eure et Loir, à CHARBONNIÈRES, Mme Sophie Félicité GOUIN épouse de Marin François BÉZARD -charretier- âgée de 67 ans et 4 mois, une tenancière d'auberge à Tourne Bride, en fin d'après-midi du  8 / 01 1874 (native de GAULT, dans le Loir et Cher, 2 septembre 1806 fille de Marin GOUIN et Marie BUTET)

dans le Loir et Cher, le GAULT, le 1er Novembre 1871, (actes N° 52 et 53), à 5 h du matin, 

  • Louise Catherine HOYAU veuve d'Antoine LECOMTE, âgée de 53 ans -native de Soizé en Eure et Loir- fille de Nicolas Pierre et Louise Catherine CAJET- 
  • Mme Marguerite Françoise BRÛLÉ veuve de François RIOLLET, 57 ans, journalière, fille naturelle de Marie Louise Angélique BRÛLÉ de la BAZOCHE GOUËT. 
 Les deux femmes furent assassinées à coups de bûche, dans la ferme des Petites Coujartières, à la veille de la Toussaint, en début de nuit. 
Ce crime en premier lieu a été imputé à son frère Julien HOYAU avec qui la première victime se querellait fréquemment et qui l'avait déjà frappé avec un bâton. Julien HOYAU séparé de son épouse, fortement endetté, menacé d'être déshérité par sa soeur,  vivait là avec ses enfants mais avait quitté la ferme pour un bordage qui leur était commun. La veuve LECOMTE avait quelques jours auparavant vendu des juments et des volailles. Présent dans la salle de ventes, POIRIER avait ainsi pu évaluer la fortune de la Dame en question.

Louis Sylvain POIRIER est attrapé une semaine après son dernier méfait par une centaine de fermiers venus des communes voisines s'associant pour une chasse à l'homme à travers buissons, marécages et halliers, collaborant ainsi d'emblée à l'oeuvre de la Justice.

Emprisonné à CHARTRES, il passe devant les Tribunaux, en Assises, le 27 août 1874. 

Condamné à Mort, son recours en grâce est rejeté en septembre suivant. 

Il est guillotiné Place Morard, à 16 h, le 29 septembre 1874. (Acte N° 341) Il a 31 ans. Il laisse derrière lui deux enfants de 13 et 11 ans. Son père (71 ans) mourra 9 ans plus tard.

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SATURNE (r) 7°48 en VERSEAU en Maison 8 est au carré du SOLEIL Natal

URANUS en LION (14°04) est en carré de MERCURE natal

NEPTUNE (0°02)(r) passe en TAUREAU

PLUTON (r) (22°28) TAUREAU opposé à VÉNUS en SCORPION sont au carré de NEPTUNE natal.

MERCURE (22°12) en BALANCE est en opposition de PLUTON natal.

Le SOLEIL et JUPITER en BALANCE sont en Maison 4 ; JUPITER est au carré de l'ASC

MARS est en VIERGE dans une large opposition à URANUS natal.

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Bonnes Recherches,

Évelyne LUCAS


Alice COCÉA

 BONJOUR,

Sophie Alice COCÉA est une actrice française d'origine roumaine, née le 28 juillet 1899 à Sinaia. Native du LION, elle excelle sur les planches aux Bouffes Parisiennes. Elle est la fille du général de l'Armée roumaine : Dimitri et de Cléopatra NICORESCO.
sans indication, le thème a été établi pour une heure matinale. 
On note cependant de nombreux carrés : MARS-NEPTUNE, MARS-SATURNE, MERCURE-URANUS, SOLEIL-JUPITER, le possible carré VÉNUS-LUNE, 
les oppositions : PLUTON-SATURNE, NEPTUNE-SATURNE, 
mais également les sextiles JUPITER-MERCURE, VÉNUS-MARS, 
les trigones SOLEIL-URANUS, NEPTUNE-JUPITER
la conjonction NEPTUNE-PLUTON
Les planètes sont éparpillées sur une large zone du Zodiaque....dans le style locomotive. 
Dans un thème dit en Locomotive il est généralement acquis que la coupure entre la première planète -du mouvement diurne-  et la dernière, un écart de 90° à 120° existe. Ce qui pourrait être le cas entre SATURNE et la LUNE.


En 1917, elle apparaît dans "le délai".
En 1922, c'est dans Dédé, une opérette, qu'on peut la voir au côté de Maurice CHEVALIER
Bien que l'on ignore l'heure de sa naissance, on peut supposer néanmoins que la LUNE est en BÉLIER.
Elle est la soeur de Nicolae, un écrivain communiste (avocat, journaliste et franc maçon) père de deux filles, elles-mêmes actrices de grand talent à Bucarest. 
Séduisante, frivole, Alice COCÉA épouse -après signature d'un contrat- le 2 janvier 1926 le Comte Stanislas de La ROCHEFOUCAULT de 4 ans son cadet. (publiciste). Elle réside 8 rue Alphand dans le 16ème arr.

Le mariage ne tient plus quand elle rencontre Victor POINT, officier de marine, héros de la croisière jaune, veuf, pour qui elle demande le divorce. Victor POINT est selon l'actrice, d'une susceptibilité maladive, ne supportant pas les hommages qui lui sont faits.  
Cette année 1931 est riche en succès : 4 films ; un disque (une valse : seuls tous les deux) les deux amants s'aiment, se déchirent, se réconcilient. Tout les oppose et tout leur réussit. Au début de l'année 1932, l'officier de marine doit supporter le décès de son père et part en expédition durant 3 mois en Centre-Asie. La séparation lui a pesé.

Le 8 août 1932 à CANNES, un homme très élégant, Victor POINT, sur la plage d'Agay, prend place dans un youyou et rame avec vigueur vers un yacht à environ 100 m du rivage. Alice COCÉA l'a loué à une anglaise, Mme Ruth BATHY.  Sur le pont du bateau, deux jeunes femmes apparaissent en pyjama. Une vive discussion de quelques minutes a alors lieu. Puis l'homme repart vers la plage. Là,  sous les yeux de sa dulcinée, il se tire une balle dans la bouche puis bascule dans l'eau claire.   
Le Dr VIAL qui se baignait ce matin-là sur cette même plage se précipita. Il fit prévenir les autorités et tenta de porter secours au jeune homme ainsi que deux marins du yacht qui mirent à l'eau une embarcation. Après une heure et demie d'efforts, ils réussirent à ramener le malheureux sur la plage. La balle avait traversé le crâne par l'orifice buccal pour ressortir au niveau de la réunion des deux pariétaux et de l'occipital. La mort fut immédiate. Sous la chemise du mort, le Docteur trouva deux lettres destinées à sa chère Alice, son Alice adorée. Le corps fut transporté à la clinique du Docteur Clément à St Raphaël. Ses obsèques eurent lieu le lendemain en présence de son oncle, M Philippe BERTHELOT et de nombreux officiels.
Alice COCÉA témoin de la scène s'est évanouie lors du suicide de son amoureux. On la transporta à son hôtel de Cannes. Elle y rencontre la Presse très friande de ragots. L'actrice avoua avoir eu une longue relation avec l'officier pour qui elle avait demandé le divorce.(22/07/1931). Selon la comédienne, elle ne lui avait donné aucune raison d'être jaloux. Ils avaient dîné ensemble à un gala puis dansé. Le Dimanche, il devait se rendre sur la Côte des Maures alors qu'elle restait quelques jours chez son amie, Mme PRUVOST. 
Elle dut à plusieurs reprises se justifier et assurer qu'elle était bien seule avec son amie sur le bateau contrairement à ce qui se racontait ; on y aurait vu un homme d'une trentaine d'année. 

Ce jour-là, la LUNE est en SCORPION et le SOLEIL (15°42 LION) est sextile à PLUTON natal ;
SATURNE, dans le signe du VERSEAU, est rétrograde (0°20) dans une opposition au SOLEIL natal (4°..) et au quinconce de MERCURE natal.
PLUTON (22°21) en CANCER transite VÉNUS natale (21°14) 
deux autres planètes sont dans le premier décan du CANCER : MARS (4°43) et VÉNUS (2°26)
URANUS (r)(23°21) BÉLIER est au quinconce de MARS natal (24°..) dans un sextile à NEPTUNE natal et en possible transit de la LUNE natale. 
JUPITER est sur le dernier degré du LION (29°24) conjoint à MERCURE natal (0°..)
MERCURE (r)(0°54)  et NEPTUNE (6°53) conjoints en VIERGE transitent MERCURE natal 
MERCURE est dans un sextile à NEPTUNE natal.

L'année 1932 est houleuse pour elle ; des manifestations contre elle ont lieu lors de représentations théâtrales. 
Le magazine Détective sort un numéro dans lequel, en page 3, il dénonce les amours de bazar. rappelant les évènements et le contexte.
En 1934, elle ne tourne qu'un film "le greluchon délicat". 
En 1935, c'est au Théâtre qu'on peut l'applaudir dans : trente et quarante.
En 1938, elle met en scène 3 pièces. La voilà relancée. 
La guerre éclate en France, on lui a fait la proposition de manager le théâtre des Ambassadeurs, dont le propriétaire,(BERNSTEIN) un juif, a dû l'abandonner pour s'exiler. Elle a obtenu le concours des autorités françaises et va devoir à la fin des conflits se justifier encore à la Libération. 
Elle poursuivra une carrière dans la mise en scène ; elle revendique des méthodes nouvelles dans les relations avec les interprètes bien loin des comportements de maquignons.
Cependant, arrêtée en septembre 1944 pour collaboration, elle sort libre un an plus tard avec une interdiction de professer. 
Opinion sur le Droit de Vote

Ce n'est qu'en 1947, qu'elle revient dans son domaine favori aux Mathurins et au Théâtre des Arts avec 3 pièces et autant l'année suivante. Mais pour la pièce de GIONO, (écrivain considéré comme collaborationniste, souvent et violemment attaqué) le voyage en calèche, la critique est mauvaise. "mal montée autour d'une Alice COCÉA crépusculaire". La pièce est mal reçue par le public.

L'année 1957 signe sa dernière création La Reine de Césarée tant elle fait de remue ménage ; de violentes manifestations tendant à la faire interdire ont d'ailleurs lieu.
Alice COCÉA dans le rôle de Bérénice, Princesse de Judée
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NEPTUNE et MARS en SCORPION transitent JUPITER natal. 
Mais MARS débute un carré à URANUS en LION et l'époque est "accidentogène". 
PLUTON est en VIERGE il a transité MERCURE natal. Il est au carré de MERCURE cette semaine là.
SATURNE en SAGITTAIRE est au demi-carré de JUPITER natal et va transiter SATURNE natal. 

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en 1958, elle écrira ses Souvenirs dans Mes amours que j'ai tant aimées. 

On la verra encore au cinéma en 1962 et 1963.
Elle décède dans son logement parisien en juillet 1970. Elle est inhumée auprès de sa soeur Florica à St BRISSON sur LOIRE (45).

Bonne Lecture,
isalucy23@orange.fr

ÉMILIE ou VIOLETTE

 BONJOUR,

Émilie Paule Marie Violette MORRIS est née le 18 avril 1893 (6h) à PARIS (6ème arr) sous le signe de FEU du BÉLIER où le SOLEIL est exalté,  avec un ASC TAUREAU honoré de la présence de la LUNE en exaltation également


Dans son thème les éléments AIR et TERRE devancent le FEU  loin devant l'EAU.

Les qualités "SEC" et "CHAUD" sont dominantes. 

André BARBAULT la classerait dans la catégorie passionnée, tumultueuse, ayant un besoin impérieux d'affirmation, à travers des luttes, des créations et des victoires, une volonté de puissance.

l'Aubépine -fleur dont on fait des infusions- est un des arbres associés au signe du BÉLIER

La LUNE à l'ASC signalera des rondeurs enfantines aux joues bien pleines, un petit nez rond ou en boule, des seins ronds, "un petit bidon"....

elle mesure 1,66m pour 68 kg

Son père, baron, est Capitaine de cavalerie. Il change régulièrement de lieu d'habitation (PAU où naît et décède un frère, MARSEILLE où naît sa soeur Laëtitia, avant de choisir LEVALLOIS PERRET pour sa retraite -anticipée peut-être du fait d'une blessure sévère le privant d'un membre- ce qui lui vaut une pension.)

Elle suit une scolarité au couvent d' HUY. Elle pratique intensément plusieurs sports (bicyclette, basket, cricket) participant même à certaines compétitions (natation) où elle se classe bien. À la fin de ses études, elle poursuit ses activités en y ajoutant la boxe Anglaise.

En 1914, elle vient d'avoir 21 ans ; la FRANCE est en guerre depuis moins d'un mois, elle se marie à PARIS (8ème arr) ; le 22 août, elle épouse un homme de 7 ans son aîné : Cyprien GOURAUT né en VENDÉE. Un contrat de mariage est établi. Sa soeur aînée : Louise Marie Laëtitia  est son témoin. 

Le cher époux est cependant très attendu sur le front et il rejoint son régiment d'Infanterie dans lequel il a été envoyé le 14 Août. Nommé Caporal, l'année suivante, il est passé dans un groupe d'aviation à DIJON.Durant la Guerre, Émilie qui n'utilise jamais ce prénom et se fait appeler Violette (son dernier prénom) s'était portée volontaire pour se rendre utile sur le front, en tant qu'ambulancière dans la SOMME puis estafette sur le front de VERDUN. Durant une période, elle sera hospitalisée pour une pleurésie.

MERCURE 5° BÉLIER : Une étendue de ciel nocturne bouleversé par un violent orage, les éclairs zébrant la nue révèlent une masse rocheuse au long de laquelle, insoucieux de la tempête, un homme fort, musclé, décidé, grimpe allègrement.

Cela ne l'empêchera pas de jouer au sein de la première équipe de femmes de football et d'y prendre une part de plus en plus active.

La Guerre a pris fin, son père est décédé en Juin 1918, sa mère quelques mois plus tard. Elle et sa soeur vont hériter d'une fortune conséquente qui lui permettra de s'assumer seule. 

Son époux est rendu à la vie civile en Avril 1919 et c'est lui qui va lui apprendre à conduire.


Le monde revit. Les jeux Olympiques ont lieu à ANVERS en 1920. À cette époque, on lui prête une aventure avec le rugbyman PAOLI.

Les femmes sont devenues audacieuses. Adrienne BOLLAND à bord de son avion a réussi la traversée de la Cordillère des Andes. 
Les Salons se tiennent en 1921, celui de l'Auto et celui de l'Aéronautique. CITROËN a lancé sa 5CV et le tout Paris dansele fox-trot.
Violette MORRIS participe aux jeux mondiaux féminins à Monte Carlo en 1921 et bat le record du lancer de poids et de javelot  battant le record européen.  Ses performances sur le lancer à deux bras sont excellentes. 

Le 1er Mai 1923, son divorce est signé. Cyprien se remariera 5 mois plus tard.

Il est déjà question des jeux olympiques féminins à PARIS, des 24 H du MANS et du Tour de FRANCE sur bicyclette. C'est la Belle Époque ! On sort à PARIS, on s'encanaille  et on voit de nouveaux spectacles plus ou moins osés.

En 1925, une femme de couleur splendide fait fureur, genoux pliés, vêtu d'un caleçon en guenilles, presque nue, elle fait d' ahurissantes contorsions, un immense sourire aux lèvres, sur un rythme tout aussi stupéfiant elle promène une panthère. On crie " c'est génial " ou au contraire c'est lubrique ! décadent ! c'est une Revue nègre qui passionne.  
Émilie ou plutôt Violette est de toutes les nouveautés. PARIS vit le contre coup des années de guerre. C'est une période de frénésie, le PARIS des années folles. Les cafés sont bondés de nouveaux riches, des profiteurs de guerre en compagnie de femmes à la frange coupée à la laponne,  aux lèvres maquillées qui fument et parlent haut. 
Les "boîtes" sont à la mode. Pour danser on a l'embarras du choix : Bal des Invertis, Bal Nègre, Bal de la Horde. On rencontre des peintres, des artistes, écrivains, COCTEAU, ARAGON, des acteurs ou des musiciens américains. 

Sa soeur, Laëtitia se marie ; elle épouse un avocat d'affaires. Elle n'est pas de la noce.

En 1926, elle est vainqueur du Grand Prix automobile de St SÉBASTIEN et en 1927, elle participe au PARIS NICE et au Bol d'Or, elle remporte les deux. La chanteuse Joséphine BAKER se rend sur place et se laisse photographier à ses côtés.


Mais alors que la mode va vers une simplification du vêtement féminin dans une ligne tube pour femme longiligne, Violette affiche sans complexe sa masculinité en portant invariablement des vêtements habituellement destinés aux hommes. Et en 1927, la Fédération ne l'autorise pas à renouveler sa licence sportive....aux motifs d'atteinte aux moeurs. S'agit-il de cette tenue très masculine qu'elle porte avec insistance et sans autorisation de travestissement ou est-ce parce qu'elle affiche ouvertement sa bisexualité ? qu'elle fume, qu'elle boit et se dope.
Depuis 1928, elle gère un commerce de pièces détachées pour voitures. Cette tenue lui semble plus adaptée dans ses transactions.
L'année suivante, elle se fait faire une mastectomie visant à réduire sa poitrine trop volumineuse qui la gêne dans la conduite de sa voiture. Cet évènement serait la cause de sa rupture avec le joueur Raoul POLI.


Elle portera plainte contre la Fédération Française sportive féminine pour abus de pouvoir ;  un procès a lieu en 1930. Il est très médiatisé. Malgré ses bons arguments, le Juge donnera raison à la Fédération : elle doit donner un bel exemple aux jeunes filles désireuses de faire du sport et respecter le règlement qui stipule que le port du vêtement masculin n'est pas admis au sein de la Fédération. Elle est donc déboutée et doit répondre des frais engagés.  (SATURNE opposé à MERCURE à la naissance)

URANUS en BÉLIER s'oppose à SATURNE natal. Dans le même temps, SATURNE en CAPRICORNE est au carré de MERCURE natal.

Ses affaires vont mal. Elle met la clef sous la porte en juillet 1931.

En Janvier 1933, elle fait l'acquisition d'une péniche "la Mouette" qu'elle installe à Neuilly sur Seine. 

En 1934, elle participe au Rallye des Dolomites qu'elle remporte.

En 1935, elle est recrutée par les services de sécurité lors d'un match d'athlétisme à BERLIN.

En 1936, elle aurait été invitée aux J.O de BERLIN

En décembre 1937, elle est arrêtée après avoir tiré sur Joseph LE CAM,  un ancien légionnaire, qui l'aurait menacée sur sa péniche. Elle sera relâchée quelques jours plus tard.

Elle vit avec l'actrice de théâtre : Yvonne DE BRAY dès 1939. Cette dernière lui fait rencontrer COCTEAU et MARAIS. Cette année là, elle fera l'avance d'une grosse somme d'argent pour financer une pièce écrite par COCTEAU qui leur rend de longues visites sur la péniche et assiste à leurs scènes "de ménage" épiques. Elle fera amarrer une seconde péniche : le Scarabée proche de la sienne pour qu'il puisse travailler en toute tranquillité sur sa pièce les monstres sacrés.

La Guerre est déclarée. Jean MARAIS est envoyé sur le front.

Elle a trouvé un emploi de chauffeur auprès de Christian Du JONCHAY, un militaire français qui collabore avec l'occupant. 

Elle dirige le garage de la Luftwaffe, leur fournissant des pièces. On la soupçonne d'avoir fait de l'espionnage pour le compte des allemands, d'avoir participé aux interrogatoires des femmes résistantes. 

La pièce de COCTEAU est présentée la première fois en février 1940. Les critiques sont plutôt bonnes.


NEPTUNE est (r) 2°01 BALANCE dans une opposition à MERCURE natal 

3 planètes se trouvent en Maison 12 : VÉNUS, SOLEIL (sur JUPITER natal) MERCURE (r)

URANUS (7°..) GÉMEAUX transite PLUTON natal

SATURNE qui a transité MARS natal déjà depuis plusieurs mois est  sextile à VÉNUS natale ; la LUNE l'accompagne en GÉMEAUX

MARS (15° CANCER) en Maison 3 est sur un semi sextile à sa position de naissance. 

PLUTON est en LION en Maison 4

JUPITER (Maître de la maison 8) est en Maison 4 au carré de l'ASC

En 1944, le 26 avril, elle conduit sa voiture en direction de BREUZEVILLE où elle rencontre des amis, des commerçants qui se sont enrichis avec le marché noir. Ils doivent se rendre à une communion solennelle. Ils sont accompagnés de deux enfants. Tous vont monter dans la traction. 

Ce qu'elle ignore c'est qu'on leur a tendu un traquenard. Surveillés par les maquisards, ils ont placés sur son trajet un obstacle de taille, une cariole tirée par un cheval peu craintif. La conductrice qui roule à vive allure, se trouve surprise par l'imprévisible barrage. Après une embardée, la voiture se trouve dans le talus. Les hommes font feu sur les passagers. Aucun ne survivra. 

Avec précision, les maquisards nettoient la scène de crime. Les victimes sont transportées dans une ferme proche du lieu et leurs corps jetés dans une mare. 

La Police de ROUEN interviendra quelques jours plus tard  cherchant à comprendre dans quelles circonstances, les 6 passagers du véhicule avaient pu disparaître. 

Elle sera inhumée en Septembre dans un petit village.

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

Pierre BARRÉ

 BONJOUR,

L'histoire se passe en mars 1898 à ÉVREUX dans l'EURE (27)

Ce matin-là, la femme de ménage chargée de nettoyer l'appartement du père BARRÉ vient de frapper à la porte du 44 rue des murs St Louis, mais elle n'obtient aucune réponse. Étonnant se dit-elle car le locataire est plutôt matinal. Intriguée, elle pose la main sur la poignée de la porte et constate qu'elle n'est pas fermée. Après l'avoir poussée, elle entre d'un pas assuré mais reste saisie de terreur devant le spectacle effrayant. 

Le retraité des Contributions Indirectes, Pierre BARRÉ, le visage violacé, la langue pendante, gît au sol ; il a une corde nouée autour du cou. La pièce est en désordre, le mobilier a été renversé, les tiroirs ouverts ont été fouillés. Des reste de papier brûlés se trouvent dans l'âtre de la cheminée. La femme de ménage sort rapidement de la maison et court prévenir la police. C'est le commissaire François CLÉRO qui est chargé d'enquêter car très vite on exclut le suicide. Il se chargera de la déclaration auprès des autorités (Acte N° 107).

Les voisins ont bien eu la visite d'un homme insistant, à la recherche d'une location ; le comportement de l'individu les a interpellés mais il est possible que cela n'ait rien à voir avec le décès du vieil homme. D'ailleurs à quelle heure la mort a-t-elle eu lieu ? 

Le médecin légiste situe la mort aux alentours de 20 h, la veille, 8 mars 1898. L'homme allait avoir 72 ans. Il était natif de Port-le-Grand dans la SOMME (80). Il fut un temps matelot puis douanier, rattaché aux Contributions Indirectes dont il était retraité. Il avait perdu son père alors qu'il était enfant et avait été élevé par sa mère décédée peu avant son mariage. Il avait épousé(à ABBEVILLE) une cousine au deuxième degré : Julie BARRÉ. L'année suivante, leur était née une fille : Claire. Leur unique fille avec qui il n'avait plus de contact. Celle-ci, ayant pris parti pour sa mère, avait rompu tout contact. Mariée à un cousin proche, elle était installée à AMIENS (80) et s'occupait de ses 4 enfants. 

Pierre BARRÉ était né le 11 mars 1824 à 17 h  à Port-le-Grand (80).


Le voisinage parle d'un homme au comportement curieux. La femme de ménage était là depuis peu. C'est la précédente bonne, Mme DAMAND, couturière, veuve de 27 ans qui lui donnera des informations sur son attitude déplorable. Elle avait rendu son tablier, lasse de ce vieux vicieux qui la coinçait, trop souvent à son gré, dans tous les coins de la maison pour pouvoir la tripoter. Il n'avait de cesse de vouloir lui montrer ....ses titres au porteur. Selon elle, c'était sans doute pour obtenir davantage que du tripotage. 

Les adjoints du commissaire se chargent de prospecter auprès des maisons de tolérance d'ÉVREUX.

Le résultat de leurs investigations dans les registres des établissements concernés rapporte que Pierre BARRÉ avait des besoins sexuels importants. Mais le retraité disposait d'une pension confortable qui lui permettait de s'offrir le luxe de faire venir ces dames chez lui, le soir.

Les policiers ont également découvert qu'une des prostituées, une certaine Anita, est absente "au travail" depuis quelques jours. Anita se nomme en fait Angèle DORÉ. Son proxénète est également absent du quartier depuis la même période. Il s'agit d'un certain BERTHELOT Louis Alexandre, la trentaine, originaire de GRAVIGNY (27) un ancien cheminot, un intérimaire.

Une semaine s'est écoulée avant que la Police ne réussisse à mettre la main sur le souteneur . Les premiers échanges avec lui ne sont pas concluants. La tenancière de l'hôtel de passe sera convoquée, les "dames de compagnie" également. Dès lors les policiers ont une idée du scénario. D'ailleurs, tout tourne autour d'Angèle DORÉ qui semble avoir été l'instigatrice du crime et dont on dit qu'elle avait très mauvaise réputation. Certains diront que la victime l'avait bien cherché en faisant miroiter ses titres au porteur à toutes ces filles. D'autres rapporteront que Louis BERTHELOT et Angèle DORÉ n'avaient pas fait preuve de beaucoup de discrétion dans leurs conversations, parlant à tort et à travers de leur butin.(15 000 francs) 

Interrogés séparément, ils se renvoient tour à tour la responsabilité du crime. Les jurés, lors du procès, seront aussi sévères pour l'un que pour l'autre, compte tenu de leur passé respectif. 

Louis BERTHELOT né le 14 juillet 1866 à GRAVIGNY (27) écopera d'une condamnation à Mort commuée en Travaux Forcés à perpétuité. Il partira pour la GUYANE, le 15 mars 1899, un an après le meurtre. Il décédera aux îles du Salut, le 11 juillet 1901, soit deux ans plus tard. 

Sa comparse, Angèle DORÉ, sera condamnée à 20 ans de Travaux Forcés. La prison lui ouvre les bras.

Le thème de Louis BERTHELOT est établi pour 12 h n'ayant pas connaissance de l'heure de naissance


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr


PUYLOUBIER, le cadre d'un nouveau crime

 BONJOUR,

À PUYLOUBIER, dans les Bouches du Rhône, un crime horrible a été commis le 19 avril 1801... Un homme a été assassiné par balle puis on l'a décapité et on lui a sectionné les deux jambes.....Ce crime horrible m'a fait penser au premier crime décrit dans le livre (Prix du Quai des Orfèvres 2025) d'Olivier TOURNUT : Post Mortem

Mais ce village hélas serait-il maudit. Il a vécu, un siècle plus tard, un nouveau crime. 

En Septembre 1908, un assassinat vient d'être commis par deux hommes qui ont pris le temps de dîner avec leur victime, un vieil homme, une proie facile, avant de le dévaliser puis de l'éventrer à coups de rasoir.

C'est en Septembre 1908, nos deux hommes n'ont pas été très discrets. 

Camille Édouard Jules MARY est né le 20 Juillet 1886,(3 H du matin) dans l'Hérault, à Montpellier. Il a été un temps ouvrier ajusteur. Libertin, débauché, paresseux, il ne travaille pas et se trouve donc sans ressources. Il a déjà été condamné à Marseille, à 6 mois de prison, pour Vol en Novembre 1906. Il venait d'avoir 20 ans et les renseignements à son encontre étaient très mauvais. Il semble bien que cette sanction ne l'aura pas calmé puisque quatre ans plus tard, il se retrouve devant les juges.


L'Élément AIR domine (5) sur l'EAU (MC+ASC+2 soit 4) le FEU (2), la TERRE (1)
VÉNUS est carré à JUPITER, MERCURE est carré à NEPTUNE et MARS carré à SATURNE
les oppositions à la LUNE sont nombreuses. 


Ce jour-là, Il est accompagné de ROUBIN André Auguste ; Natif de Marseille, quartier Ste Marthe, (14ème arr.) né le 13 janvier 1891 -17 H- est journalier, il a 19 ans et est plutôt bien noté dans sa commune. Pour lui, aucune condamnation précédemment enregistrée à son encontre. Il lui arrive parfois de se rendre à Puyloubier pour rapporter sur Marseille, du bois ou des tonneaux de vin. 



Les éléments : EAU (ASC+3 soit 4) AIR (3) TERRE (3) FEU (MC+1 soit 2)
Les carrés et oppositions sont nombreux. Dommage que la conjonction SOLEIL MERCURE au trigone de SATURNE n'ait pas suffisamment jouée son rôle de "gendarme".

Ils se sont rencontrés lors d'une rafle dans un quartier chaud de Marseille où une bagarre avait démarrée. ROUBIN se laisse influencer par son camarade. Peu enclin au travail, Camille MARY lui a inspiré l'envie de trouver de l'argent rapidement lors d'un petit cambriolage dans le petit village où il se rend régulièrement. PUYLOUBIER, un beau petit coin, tranquille...sans gendarme. Et puis les paysans ont toujours un peu d'argent caché. Il suffit de trouver le pigeon à plumer.

Un nom lui vient à l'esprit. Le père NOUVEAU. Il a près de 80 ans. Bien aimable, il lui offre souvent un verre quand il le rencontre.  
Alors Quand ? Une prochaine livraison aura lieu le 28 Septembre.
Le jour venu, MARY est arrivé avec un sac pour ROUBIN. 
Qu'est-ce que c'est ? Un casse tête et un rasoir.  ROUBIN est pris d'un mouvement de recul. On ne va pas là-bas pour le tuer ! Ah bon ! Tu tiens à ce qu'il te dénonce ! ROUBIN ne peut plus se débiner.
Après avoir assuré le chargement de bois, ils ont quitté PUYLOUBIER et pris la route de la ferme du Luc. Marius RAIFFORT sur sa bicyclette qui connaît bien le jeune homme lui fait remarquer que pour rentrer à MARSEILLE ce n'est pas le chemin le plus rapide. Après quelques banalités, ils reprennent leur route et arrivent à la ferme. M. NOUVEAU est devant sa porte. Il est tard. Il leur propose de boire un coup. ça ne se refuse pas. Dans la cuisine, le vieil homme va jusqu'à leur préparer une omelette qu'ils mangent de bon appétit. La discussion s'éternise un peu. Il fait noir, le vieil homme propose le gîte à nos deux jeunes gens. Sa maison est grande. 
À 50 mètres de là, son neveu est réveillé par des hurlements, des appels au secours. Il se précipite chez son oncle, avec son fusil en main. Mais déjà, il aperçoit dans la nuit une carriole s'éloigner. Il pénètre dans la maison et trouve sur le sol le vieil homme baignant dans le sang. Celui-ci aura encore un peu de force pour lui murmurer : M'an tua...m'an tua" (ils m'ont tué).

*************
L'enquête menée auprès de la population est fructueuse. Les témoignages concernant la venue ce jour-là de ROUBIN et d'un autre homme dans le village sont nombreux. Cette visite n'est pas passée inaperçue. On retrouvera rapidement ROUBIN à MARSEILLE. MARY qui a de la famille à LIVOURNE a jugé plus prudent de s'y rendre. Qu'importe ! ROUBIN n'a pas été long à avouer. C'est bien MARY qui a porté les premiers coups à la tête du vieil homme alors que celui-ci leur tournait le dos. Ses cris ont été vite étouffés quand après lui avoir saisi la tignasse, ROUBIN a donné des coups de rasoir à la gorge. À la vue de la lumière dans la ferme du neveu, ils ont pris la fuite sans rien emporter.
Plus tard, ROUBIN  fera d'autres aveux : les criminels sont en fait deux ouvriers italiens : BENVENUTTI et BERTOLUCCI. Par chance, les deux italiens pourront apporter la preuve qu'ils ne se trouvaient pas sur les lieux à cette date. 

Arrêté le 13 novembre 1908, Camille Édouard Jules MARY sera condamné le 22 avril 1910, à la peine de mort. Cette peine sera commuée en Travaux forcés à perpétuité. Embarqué le 28 décembre 1910, pour le bagne  de la GUYANE il n'y restera que peu de temps puisque le 12 octobre 1913, il réussit à fausser compagnie à ses surveillants. Il s'est évadé. Sans doute a-t-il pris peur de finir ses jours dans cet enfer comme son comparse : André Auguste ROUBIN qui, embarqué sur le même bateau, à la même date, pour le même bagne. Car André ROUBIN n'aura pas tenu très longtemps sous le climat de la GUYANE et ne sera pas habitué au régime du camp. Il meurt moins de deux ans après son arrivée là-bas, le 21 Novembre 1912.

La victime est âgée de 78 ans. Elle est originaire de Puyloubier. Pierre François NOUVEAU est né le 20 janvier 1830 à 10 H du matin, au Pas de Luc. 


Son SOLEIL est en opposition de celui de Camille MARY dont la conjonction natale URANUS-JUPITER est en opposition de son ASC et dont le MARS natal est en opposition de PLUTON natal de la victime. 

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr

vendredi 3 octobre 2025

Les champignons

 BONJOUR,

Monsieur De SAINT LAURENT se croyait un mycophile averti. Le mois de Juillet 1861 avait été frais, pluvieux, suffisamment humide pour permettre à la fin de ce mois une cueillette de champignons.

Henri Jacques GRIMOUARD De Saint LAURENT, 76 ans, vit à la LOGE à Saint Laurent de la Salle (85)

Il est originaire de Fontenay le Comte, y étant né le 14 mars 1786. Veuf, père de famille, Natif des POISSONS, il peut se montrer très aimable mais parfois agressif, exigeant...

Ne disposant pas de l'heure de naissance, le thème est "monté" pour 12 H

et au retour de sa promenade dans ses bois, il donne à sa cuisinière le résultat de sa récolte....qu'il a bien l'intention de voir paraître au(x) menu(s) du jour.

Assurément, notre homme s'est laissé abuser par certains spécimens de champignons qui ont du se retrouver dans sa récolte. La cuisinière a hésité un long moment à les préparer mais devant l'insistance de son maître, elle les a préparés pour lui et le personnel. Tous n'en ont pas pris. Mais le maître des lieux en a repris au dîner tant le plat lui a plu. 
Les premiers symptômes ne sont apparus que quelques heures plus tard : douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées. 
On apprend que sur les 7 domestiques, la moitié en a eu au repas mais que ces gens, plus jeunes, plus robustes, se sont remis de ces indispositions au bout de quelques temps. 


Monsieur Henri Jacques GRIMOUARD DE SAINT LAURENT est décédé au petit matin du 31 juillet.

PLUTON en TAUREAU (10°26) est dans l'orbe d'un carré à sa position de naissance : conjonction PLUTON-SATURNE.
URANUS en GÉMEAUX est trigone à NEPTUNE natal
JUPITER est au mi-point d'URANUS-NEPTUNE natal
SATURNE est dans une conjonction à JUPITER du jour  possiblement proche de la LUNE natale
NEPTUNE est sur le 1er degré du BÉLIER.
Le SOLEIL et MARS en LION sont dans une opposition à SATURNE-PLUTON de naissance
MERCURE est trigone au SOLEIL natal
VÉNUS est au demi - carré d'URANUS natal
la LUNE est en TAUREAU accompagnant PLUTON du jour.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

Une Saint Silvestre dramatique

 BONJOUR,

À Belle-Vue en Saint Hilaire de Talmont, en VENDÉE, François GUÉRINEAU à l'approche de la quarantaine, d'un caractère jaloux, voit d'un très mauvais oeil la relation amicale qui s'est nouée entre le jeune domestique employé par son père et son épouse, Marie Henriette POIROUX de 9 ans sa cadette.

Cette dernière a beau lui assurer que rien ne se passe entre eux, le cultivateur, décrit comme un individu au physique ingrat, petit, trapu, au caractère bougon, ombrageux, impatient est cependant très affecté ; depuis quelques mois, celui qu'on surnomme : "le Pasteur", est dépressif, jaloux et colérique.


Jean Marie François GUÉRINEAU est né le 16 mars 1857 à la Mothe Achard (4 H)
Sous le signe des POISSONS, son SOLEIL est conjoint à NEPTUNE -maître du signe- on peut remarquer que 9 planètes se trouvent sous l'Horizon. La LUNE est en opposition d'URANUS.
Il dispose de la conjonction MARS-JUPITER en Maison 2 en BÉLIER - 


Marie Henriette POIROUX est née le 25 février 1866 au Girouard (5 H) 
Également sous le signe des POISSONS, son SOLEIL est conjoint à MERCURE et à VÉNUS on remarquera le carré MARS-PLUTON et le carré NEPTUNE LUNE.
Elle a épousé François GUÉRINEAU alors qu'elle n'a que 15 ans ; ils ont eu 5 enfants mais ils ont perdu le petit dernier à l'âge de 14 mois. Marie Henriette serait à nouveau enceinte. Le caractère jaloux de son mari empoisonne leur vie. Elle s'est tournée vers un jeune domestique avec qui elle s'entend bien ce qui a attisé la jalousie de son mari. Son beau père, Armand GUÉRINEAU, 74 ans, a même envisagé de renvoyer le jeune homme pour calmer son fils mais François GUÉRINEAU semble chercher querelle à son épouse quelle que soit la circonstance. 

Le matin de ce jour de Réveillon 1895, Auguste GUÉRINEAU, jeune frère de François, doit se rendre dans un service hospitalier pour leur fils aîné, Auguste qui s'est foulé le poignet ; il leur a laissé en garde leur petit dernier : Henri.

La matinée débute par les soins apportés aux animaux, François a fait appel à son épouse  alors qu'ils viennent de se chamailler. La dispute reprend de plus belle. Le ton est monté très vite. François dans un état de colère intense frappe son épouse avec un joug en pleine figure. Elle tombe. Il en profite pour lui serrer la gorge et faire cesser ses cris. Malgré la douleur, elle se débat. Il serre et serre encore. Marie Henriette ne respire plus. Il vient de lui écraser le larynx.  Affolé, il s'empresse de recouvrir le corps avec la paille réservée aux bêtes puis prend la fuite.

Auguste qui est revenu des Sables d'Olonne est surpris de trouver la porte fermée chez son frère alors qu'à l'intérieur, il entend les cris de son nourrisson. Il croise son neveu Jean qui ignore où sont ses parents. Le jeune garçon s'empresse de reprendre son activité pour ne pas se faire houspiller par son grand père. Il entre dans la grange. Ses cris vont interpeller l'entourage. Il vient de découvrir le corps de sa mère.

Très rapidement, le médecin, les autorités responsables sont prévenues et une battue est mise en place pour retrouver le fuyard. Pas de réveillon pour les militaires chargés de le retrouver. L'homme est repéré, l'étau se resserre mais il faut attendre le 2 janvier 1896 pour arraisonner le criminel. 

Le procès se tiendra 4 mois plus tard. Les avocats seront bons, très bons dans la défense de GUÉRINEAU. On en oublie presque que Marie Henriette, jeune mère de famille portait son enfant, qu'elle aussi était d'une grande gentillesse, travailleuse, disponible et attentive à sa progéniture. Le jeune domestique mis en cause par le mari jaloux viendra rappeler que rien de compromettant n'existait dans la relation qu'il avait avec la mère de famille. 
Et pourtant c'est comme si en VENDÉE, on pouvait se permettre de rosser sa femme, la battre comme plâtre, cacher son méfait, fuir et espérer sans tirer sans rien devoir à la société. En cette fin de siècle pas de 3919 à appeler !

Quatre mois de détention viennent de s'achever, suite à ce -nouveau- féminicide, Jean Marie François GUÉRINEAU -lui aussi- sortira libre du Tribunal.

Bérangère, Aurore, Isabelle, Élisabeth où étiez-vous ? Pas encore nées. 

isalucy23@orange.fr