lundi 17 novembre 2025

SIAVY Marcel l'étrangleur

 BONJOUR,

Un fourreur de PARIS, SIAVY Marcel, né le 10 mai 1894 (22 H) à PARIS (10ème) marié à une Aveyronnaise : Adrienne MAZARS (3 mars 1893 à Decazeville -12-) vient de faire parler de lui.


Sa mère est décédée alors qu'il a deux ans, son père -cuisinier- s'est remarié 18 mois plus tard. 

Il est mineur quand il se marie au tout début de la Première Guerre, le 25 juillet 1914, dans la capitale ; c'est son grand-père paternel qui l'assiste

 mais la Guerre déclarée, il est appelé sur le front pour la défense de notre pays. Sa santé n'est pas des meilleures, en 1917, il est envoyé au sanatorium de Champrosay où l'on soigne les grands tuberculeux. 

Ils deviennent parents de deux garçons  : Jean et Roger....Ils vivent 47 rue des Petits Champs. (1er arr)  Marcel SIAVY est un travailleur chevronné, il a sous ses ordres 4 employés.


Cependant la charge de travail l'épuise et durant l'année 1930, il est sujet à un tel épuisement qu'il pense à la mort et sa femme ne se présente pas d'une grande aide à ce stade là puisqu'elle pense également que les morts du cimetière sont dans des bienheureux.

Le matin du 5 novembre 1931, au lieu de lui apporter comme chaque matin son petit déjeuner dans la chambre, il vient avec un maillet et lui assène plusieurs coups sur la tête puis l'étrangle jusqu'à ce qu'elle se taise. 
Que se passe-t-il dans le ciel astral  du fourreur ?
MARS 4°11 SAGITTAIRE est carré à MARS natal et trigone à VÉNUS natale
MERCURE 22° SCORPION est en opposition de MERCURE natal
le SOLEIL transite URANUS natal en SCORPION
NEPTUNE 7°38 VIERGE est au carré de la conjonction natale JUPITER-SCORPION GÉMEAUX et trigone à MERCURE natal
JUPITER 20°48 LION est carré au SOLEIL natal TAUREAU mais sextile au MC BALANCE
PLUTON est en CANCER (22°) carré au MC BALANCE (20°)
URANUS en BÉLIER (r) est ainsi en opposition de SATURNE natal (19°) et du MC. BALANCE.
SATURNE en CAPRICORNE (18)° bien que trigone au SOLEIL natal TAUREAU 
est néanmoins carré au MC

Après avoir dit à son fils Jean que sa maman était malade et qu'ils allaient chercher son jeune frère chez sa grand mère Mathilde à Verneuil (Seine et Oise) ils passent tous ensemble une agréable journée. 
Mais avant la fin de la journée, on retrouvera le corps d'un petit garçon étendu dans un champ de Limay. 
Il s'agit de Roger, le plus jeune de ses fils, qu'il a étranglé.

Marcel SIAVY est parti en train pour les Sables d'Olonne accompagné de son aîné, Jean qu'il n'a pas eu le courage de tuer. Ils y passeront la nuit. Cette destination, c'est un lieu où ils ont été heureux en famille.
Leur trace est retrouvée, le vendredi 6, à Bressuire. Le meurtre de son épouse a fait grand bruit dans la Presse, on a parlé également de ce petit garçon trouvé à Limay.  
Grâce au signalement d'un hôtelier (Hôtel du Dauphin) qui pense l'avoir reconnu et qui l'a signalé aux autorités, les gendarmes suivent sa piste. 
C'est toujours accompagné de son fils qu'il est arrêté sans difficulté sur un chemin de traverse de Voultegon à Chambroutet où il compte se rendre. 
Conduit au commissariat, il racontera ce qu'il a fait cette nuit-là. 

"c'est au cours d'une crise que je l'ai tuée. Je ne peux pas comprendre comment j'ai pu tuer mon enfant."

À M. BOUTET, il a pris le temps d'écrire dans le détail le crime qu'il a commis, un mémoire de 11 pages.
M.GIOVANNI, un industriel, beau frère d'Adrienne MAZARS épouse SIAVY est venu prendre en charge l'enfant confié à une famille de gendarme en attendant son arrivée. Par la suite, on annonce qu'il devrait avoir le rôle de tuteur de l'enfant.

À Midi 29, escorté de 3 inspecteurs, suivi d'une foule indignée, l'étrangleur SIAVY, monte dans un wagon de 1ère classe du train en partance pour Paris. 

Le procès aura lieu au printemps 1932. Il sera reconnu "irresponsable" atteint de folie au moment du drame. Le journal précise bien qu'être reconnu "irresponsable" ne signifie pas qu'on est innocent et libre.

Bonnes recherches,

isalucy23@orange.fr


STEINHEIL Marguerite

 BONJOUR,

Marguerite Jeanne Japy, épouse du peintre Adolphe STEINHEIL, née le 16 avril 1869 (à 3 H) à Beaucourt (90-Territoire de Belfort) sous le signe du BÉLIER et morte le 18 juillet 1954 à Hove dans le Sussex au Royaume-Uni, est une célèbre demi-mondaine française qui tenait salon dans la capitale.


Issue d'une riche famille industrielle, les Japy, qui furent des associés de la famille Peugeot, elle est la fille d'Édouard Louis Frédéric JAPY (1832-1888), agronome et industriel protestant devenu rentier. 
Sa mère, Émilie RAU, est une fille d'aubergiste. 
Émilie RAU est née à Montbéliard le 5 mars 1844 (9 H)

Marguerite Jeanne JAPY étudie le piano et le violon et reçoit l'éducation soignée d'une jeune fille de la très bonne bourgeoisie provinciale. Elle fait ses débuts dans le monde dès 1886 en participant à des bals de garnison. 
Marguerite s'éprend d'un jeune officier ami de son frère, Pascal Sheffer, liaison à laquelle son père Édouard JAPY,  met un terme.

Âgée de vingt ans, Marguerite se rend à Bayonne où vit sa soeur aînée : Juliette, afin de se changer les idées ; sa soeur est déjà mère de 3 enfants. Là bas, Marguerite y rencontre Adolphe STEINHEIL, natif de PARIS, de 19 ans son aîné ; il est né sous le signe double des POISSONS. Il est le neveu du peintre Ernest MEISSONIER très connu à Londres où il expose.

Elle retrouve Louis Charles Auguste STEINHEIL plus tard à Biarritz, où il exécute des fresques pour la cathédrale de Bayonne. 
Le 9 juillet 1890, elle l'épouse au temple protestant de la petite ville de Beaucourt.
Ils ont une fille, Marthe née le 25 juin 1891 à Paris, mais bientôt, la mésentente s'installe au sein du couple, qui évitera le divorce ; désormais, ils mènent librement leur vie sentimentale. 

Marguerite devient par ailleurs une figure importante de la vie parisienne. Son salon est fréquenté par la bonne société : Gounod, Lesseps, Massenet, Coppée, Zola, Loti font partie de ses invités.

En 1897, lors d'un séjour à Chamonix, elle est présentée au président Félix Faure, qui confie une commande officielle à son époux. Cette commande donne souvent l'occasion au président de se rendre impasse Ronsin à Paris, dans la villa du couple Steinheil. 
Bientôt, Marguerite Steinheil devient la maîtresse du chef de l'État et le rejoint régulièrement dans le « Salon bleu », pièce discrète et intime située au rez-de-chaussée de l'Élysée.

Félix entretient alors le projet de divorcer de son épouse Berthe, afin d'épouser en secondes noces Marguerite.

Le 16 février 1899, le Président lui fait porter un message pour qu'elle passe le voir en fin d'après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques entendent des coups de sonnette et accourent dans le Salon bleu : allongé sur un divan, pantalon et caleçon descendus sur les chevilles, Félix Faure râle tandis que Marguerite Steinheil réajuste avec précipitation ses vêtements en désordre. 
Le chef de l'État meurt quelques heures plus tard.
Officiellement, sa mort est due à une hémorragie cérébrale, une « attaque » comme on dit alors. Bien que les services de l'Élysée tentent de dissimuler que cet accident vasculaire cérébral est survenu lors d'une fellation, les circonstances exactes de la mort sont vite connues des gens « bien informés ». Le Journal du peuple titre « Félix Faure a trop sacrifié à Vénus ». On connaît cet échange supposé entre le majordome de Félix Faure et le prêtre appelé à l'Élysée en catastrophe pour administrer les derniers sacrements : « Le président a-t-il encore sa connaissance ? - Non, monsieur l'abbé, elle est sortie par l'escalier de service. » Ce dialogue a probablement été inventé de toutes pièces pour faire un bon jeu de mots et il en existe une variante où ce n'est plus le prêtre mais le médecin qui pose la question au maître d'hôtel. On attribue aussi un autre mot d'esprit à Clemenceau : « Il se voulait César, mais ne fut que Pompée ». Les circonstances de la mort de Félix Faure valent à sa maîtresse le sobriquet de « la pompe funèbre ». Concernant les causes de la mort de Félix Faure, les médecins de l'époque parlent officiellement d'apoplexie, mais il est possible qu'elle résulte de l'absorption d'une trop forte dose de cantharide officinale, aphrodisiaque puissant aux effets secondaires importants (à moins qu'il ne s'agît de l'aphrodisiaque à base de quinine qu'il se faisait apporter par son huissier comme à son habitude).

Ce scandale demeure partiellement caché à l'opinion publique, à l'époque des faits, mais refait surface lorsqu'en 1908 une affaire criminelle dans laquelle Marguerite Steinheil est impliquée, va éclater.

Après la mort de Félix Faure, Marguerite Steinheil, bénéficiant désormais d'une « notoriété flatteuse » dans le monde politique, devient la maîtresse de diverses personnalités, dont le ministre Aristide Briand et le roi du Cambodge. 

En février 1908, elle fait la connaissance d'un industriel, Maurice Borderel, maire de Balaives-et-Butz, commune du département des Ardennes, dont elle devient également la maîtresse.

Le 7 avril 1908, Adolphe Steinheil expose des toiles dans son atelier, attirant le Tout-Paris. L'afflux de visiteurs laisse à supposer qu'ils sont plus attirés par l'espoir de croiser Marguerite Steinheil que par la qualité artistique des réalisations du peintre

En outre, Marguerite Steinheil pose pour des artistes : par exemple, la statue représentant la Muse de la Source, oeuvre du sculpteur marseillais Jean-Baptiste HUGUES lui est fortement ressemblante. 

Cette statue, après le 4 janvier 1910, trône au palais du Luxembourg.

Le 30 mai 1908, Madame Émilie JAPY née RAU, mère de Marguerite, passe quelques jours chez sa fille, impasse Ronsin, à Paris. Initialement prévu le soir, son départ est en dernière minute reporté au lendemain. Le lendemain 31 mai, à 6 heures du matin, le domestique Rémy Couillard descend de sa chambre, située sous les combles, et constate que toutes les portes du 1er étage sont ouvertes : parcourant les chambres, il découvre successivement les corps de Madame JAPY et d'Adolphe STEINHEIL.

Madame JAPY est décédée d'une crise cardiaque. Le peintre Adolphe STEINHEIL est retrouvé dans son cabinet de toilette, vêtu de sa chemise de nuit et étranglé par une cordelette encore nouée autour de son cou. Quant à Marguerite, elle est bâillonnée et ligotée sur un lit. Elle explique aux policiers avoir été attachée par trois personnes (deux hommes et une femme rousse)  vêtus d'habits noirs.

Les services de police soupçonnent d'abord Marguerite d'avoir organisé l'assassinat de son mari en le maquillant en crime crapuleux, mais faute de preuves tangibles, l'accusation est abandonnée. Ensuite, les enquêteurs supposent que le mobile des 3 voleurs est en réalité de retrouver des documents secrets ayant appartenus au Président Faure, sans doute en rapport avec l'affaire Dreyfus, puis les choses se tassent. 
Selon ses Mémoires, qu'elle écrit vers 1912, elle et son époux reçoivent la visite d'un mystérieux visiteur allemand qui leur rachète l'une après l'autre les perles d'un collier autrefois offert par Félix Faure (le « collier présidentiel ») et leur réclame le manuscrit des Mémoires du président défunt qu'il aurait confié à sa maîtresse. Ce dernier point prête au doute ; pourquoi et comment Marguerite STEINHEIL, qui n'est pas retournée à l'Élysée après la mort de Félix FAURE, peut-elle se retrouver en possession des mémoires du Président. 

Mais, Marguerite STEINHEIL se montre impatiente face à l'inertie de la police : elle relance l'enquête en accusant Rémy COUILLARD, son domestique, en déclarant avoir trouvé une perle dans les poches de celui-ci, perle qu'elle avait affirmé s'être fait voler lors de l'agression. Démasquée en plein délit de mensonge, elle cherche alors à faire accuser Alexandre WOLFF, le fils de sa gouvernante, mais celui-ci a un alibi irréfutable. 
Durant l'instruction, elle ne cesse de varier ses versions, accusant une personne puis une autre, allant jusqu'à s'accuser elle-même avant de se rétracter.

Le 4 novembre 1908, le juge d'instruction, Joseph Leydet, la fait arrêter et incarcérer à la prison Saint-Lazare. Elle y passera plus de 300 jours. Le juge se récuse lui-même le 27 novembre 1908 parce que ses relations antérieures avec l'accusée ne lui permettent pas d'instruire en toute indépendance ; le dossier est transmis à un nouveau juge, M. André. 

Le procès s'ouvre le 3 novembre 1909. La Cour d'assises de Paris est présidée par M. de Vallès et Marguerite est défendue par Maître Antony Aubin, assisté de Maître Landowski. Le Ministère public a écarté le crime de parricide tant les arguments retenus par l'instruction étaient faibles. Quant au meurtre de son époux, le mobile est peu plausible. Les simples raisonnements ne suffisent pas à établir sa culpabilité. La question n'est pas de se prononcer sur la moralité de l'accusée mais sur sa culpabilité.  

Le procès est très médiatisé : on y apprend notamment que Marguerite Steinheil avait de nombreux « admirateurs », parmi lesquels le roi Sisowath du Cambodge. L'opposition anti-dreyfusarde, cherchant alors à faire de cette affaire un procès politique, accuse Mme Steinheil d'avoir empoisonné Félix Faure pour le compte du « syndicat juif », parce que le président s'était déclaré hostile à la révision du procès Dreyfus. 
Le 14 novembre, après une plaidoirie de son avocat de plus de sept heures, elle est acquittée par les jurés, bien que le président du tribunal eût souligné que ses explications étaient un « tissu de mensonges ».


Après le procès, elle part vivre à Londres sous le nom de Mme de Serignac. 
L'enquête et le procès qui suivent l'assassinat d'Adolphe Steinheil, son époux, démontrera  la personnalité narcissique et affabulatrice de Marguerite.  Ce qu'elle écrit à partir de là, dans ses Mémoires (en 1912) est donc sujet à caution.

Deux ans plus tard, Hargrave Lee Adam publie à Londres chez T. Werner Laurie une enquête dans laquelle il accuse Marguerite Steinheil d'avoir menti lors de son procès. Le livre est saisi et retiré des rayons de la British Library à la demande de Marguerite. 

Le 26 juin 1917, elle épouse Lord Robert Brooke Campbell Scarlett, 6e baron Abinger et devient Lady Abinger. Son mari meurt en 1927. La même année, elle aurait été victime d'un enlèvement au Maroc, alors protectorat français, et libérée contre une rançon considérable, que Sylvie Lausberg (2019), dans son ouvrage, relie aux documents de Félix Faure évoqués lors de son procès dix-neuf ans plus tôt.

Marguerite Steinheil meurt en 1954 dans une maison de repos de Hove dans le comté du Sussex

Bonne Lecture,
isalucy23@orange.fr

Madame 100 kilos

 BONJOUR,

Elle est connue des tribunaux de Versailles, de Paris (pour escroquerie aux mariages),  avec l'Affaire de Bois Le Roi en 1906 - elle programme l'assassinat d'Auguste CESBRON dit GUÉRIN son amant -père de deux de ses enfants- qui réclame ses parts  ; condamnée, elle écrit les Mémoires d'une marieuse 

Née le 22 mars 1862 (5 h) à PARIS (18è arr) au 30 Bd de Rochechouart, Justine Maria Victorine PESNEL est BÉLIER Asc VERSEAU.
C'est une entremetteuse, fausse marquise, vraie prostituée. 


Son père Bazile François a perdu sa fortune dans des brevets ; il est mort alors qu'elle n'avait pas 30 ans. 
Son premier mariage fut célébré en mai 1883 dans le 6ème arr. Elle eut des jumeaux 13 ans plus tard. 


Elle tient une agence matrimoniale dont elle dit qu'en deux ans l'agence lui aurait rapporté 120 000 frcs  et une affaire de lait conservé pour laquelle il lui a fallu les services d'un médecin : le docteur HÉBERT, un anglais de grande taille aux cheveux gris, avec une grosse moustache, vêtu d'une redingote noire, amateur de boxe, qui parle le français avec un accent détestable. Elle l'a rencontré à Londres où elle s'est mariée en 1897 avec un certain CASSE.

Elle prétend avoir fait la connaissance de Mary SMITH chez lui alors que le médecin l'aurait invitée avec CESBRON à dîner. L'autre version est que c'est elle et son amant qui l'ont présentée au médecin qu'ils ont  "allumé" avec une prétendue dot dont il disposerait après leurs noces. Le médecin suit les "marieurs" de Londres à Paris, de Paris à Alençon, d'Alençon à Melun où il achète une maison. Des lettres de la chimérique fiancée lui arrivent cependant. 
Une plainte contre Justine vient d'être déposée à Versailles, elle doit se cacher ; il lui faut verser une caution de 6 000 francs. C'est le naïf médecin qui la versera. 
Ce soir-là, c'est en robe de chambre qu'elle prend la fuite sans pantoufles dans la forêt de Fontainebleau.
Reste à déterminer si Mme Justine Maria Victorine  PESNEL était présente ce soir-là sur les lieux. 
A-t-elle préparé le projet avec son amant ? NON rigole-t-elle 
Pour la tentative d'assassinat, c'est 5 ans de réclusion au minimum et Peine de mort au maximum. 
Précédemment condamnée à 3 ans de prison pour escroquerie, on lui reproche l'usage de plusieurs noms (ceux de ses 3 précédents maris dira-t-elle alors qu'elle n'était pas divorcée -sauf du premier-) elle tentera de faire oublier les motifs de sa présence devant la Cour. 
Elle est condamnée à 8 ans de prison par un jury de cultivateurs impassibles, insensibles à ses rires et au pittoresque de la scène, 20 ans d'interdiction de séjour et les frais par la Cour d'Assises de Seine et Marne le 31 Mai 1908


Elle décède à l'hospice, en 1941(le 14 janvier) à Ivry sur Seine.

Bonne lecture,

isalucy23@orange.fr

mercredi 8 octobre 2025

Henri MAUBÊCHE

BONJOUR,

Paul Henri MAUBÊCHE connu sous le prénom d'Henri 

est né le 24 mai 1867 à Avize (MARNE) à 23 H - 10 Grande Rue.


Il est de taille normale (1,66m) mais est atteint de varicocèle et son dossier militaire indique : "Services auxiliaires (4ème partie) ; n'a pas été appelé".  

Il exerce la profession de tonnelier et se marie en novembre 1893 avec Louise Isabelle VARNIER ; ils auront plusieurs fils. Leur unique fille meurt très peu de temps après sa naissance (1901).


En 1914, quand la première guerre éclate, ses fils : Louis et Marius partent défendre leur pays. Hélas, ni l'un, ni l'autre ne reviendront, tués à l'ennemi, l'un en 1916, l'autre en 1918.

Eugène, lui, n'est pas parti. Il s'est marié et s'est installé avec son épouse à Avize. 

Georges né en Novembre 1903, trop jeune pour y aller, se mariera quelques années plus tard avec une petite femme (1m57), vigneronne également. Il a du charme ce SCORPION. Gymnaste, bien fait de sa personne, il a su séduire Yvette. 

Bien sûr, il boit un peu....c'est une région de vignobles. Il se bagarre aussi ; querelleur, il a pris l'habitude de faire des jets de bouchons sur ses adversaires....des bouchons dans lesquels il a inséré des lames de rasoir.

Sa mère : Louise Isabelle, est morte. Il reste aux côtés de son père, Henri, dans la maison voisine. 

Yvette sa cadette de quelques années, lui donnera, coup sur coup trois enfants : Paulette, Guy et Marie Thérèse. La vie de cette famille n'est pas rose. Yvette sera bientôt sa cible préférée.

Ce fils : Georges, est un bon à rien, un trousseur de jupons, un obsédé dont les crises de colère font peur à ses filles et à son épouse d'autant qu'il possède un poing américain et qu'il n'hésite pas à en faire usage contre elle. Il lui arrive même d'envoyer sa femme coucher dans le bûcher pour avoir "le champ libre" ou plutôt le lit conjugal libre pour y amener des filles de joie avec qui il passe une nuit de débauche. On dit même qu'il a fait venir un militaire et une prostituée et qu'il les a installés dans le lit de sa fille aînée. D'ailleurs, parfois il chasse cette dernière et parfois il l'oblige à rester. On dit aussi....On raconte aussi...

Voilà bientôt 20, ans qu'Yvette endure les coups et que ses filles vivent un calvaire.

Le 2 Juillet 1950, Yvette rend visite à sa fille aînée à l'hôpital d'Épernay où elle se remet d'une mauvaise passe. Georges est venu à bicyclette avec Marie Thérèse et ils rentreront de même. Yvette est inquiète en rentrant. Il y a eu une altercation au sujet de billet d'entrée pour l'hôpital et Georges a encore piqué une colère. Sa fille qui la guette la rassure : il dort. En fait, il cuve son vin. Marie Thérèse qui a 16 ans est autorisée à se rendre à la kermesse. 

Yvette restée seule tente de faire un peu de rangement en silence ; elle a aperçu une massette, s'en est saisi, s'est approchée du lit sur lequel l'ivrogne ronfle grassement. Elle a frappé à la tête. Un coup. Pas très fort. Yvette n'est pas une brute, elle. Il s'est réveillé en hurlant, s'est levé et s'est jeté sur elle. Yvette a pris peur, s'est mise à courir dehors. Il l'a rattrapée après s'être emparé du marteau. Ils sont tombés au sol et cette fois la lutte est serrée. Yvette ne compte pas subir une fois de plus un mauvais traitement. Elle a repris la massette que son mari à lâcher et elle frappe, frappe et frappe encore pour toutes ces années où elle a enduré. 

L'homme ensanglanté ne bouge plus. 15 coups à la tête ont eu raison de lui. Apeurée, en pleurs, couverte de sang, Yvette se rend chez une parente à qui elle avoue son geste. 

Il est 23 h quand les gendarmes enregistrent ses aveux. Elle est incarcérée. L'enquête démarre. 

Les commentaires, eux, vont bon train dans le village. 

Le procès se déroule un an plus tard. Le 17 juillet 1951, la Cour a délibéré. Aux questions : La prévenue a-t-elle porté volontairement les coups ? Son intention était-elle de donner la mort à son époux ?  Les jurés qui ont suivi durant deux jours le procès ont répondu : NON.  Yvette est acquittée. La foule a applaudi. Le président, dit-on, lui-même a souri. 

Le maire d'Avize a pris dans ses bras la vigneronne. Il avait raconté à la salle attentive que le jour de l'enterrement, il a dû réquisitionner 3 cantonniers et un charretier pour porter le décédé en terre et que personne ne s'est déplacé pour suivre le cortège.

Le père de la victime, son beau-père, Henri MAUBÊCHE s'est approché et l'a félicitée. 

Ses enfants, se sont pressés contre elle, en larmes. Un an qu'elle n'avait pu le faire. 

Henri MAUBÊCHE vivra encore 18 mois dans cette famille retrouvée. Il meurt le 19 décembre 1952.

isalucy23@orange.fr

Le Petit Pierre

BONJOUR, 

cette Histoire Singulière est la triste histoire d'un enfant de 9 ans.


Le Petit Pierre est né le 8 Novembre 1911 (6 h du matin) en Ille et Vilaine dans le canton de St MALO.


Il n'a plus de maman. Celle-ci est décédée déjà depuis 4 ans.
Il n'a plus de grands-parents non plus, ceux-ci sont décédés depuis longtemps.
Pierre vit seul avec son père sur une belle exploitation agricole.
En Septembre 1919, son père se remarie avec une femme de 10 ans sa cadette.
Elle est "du coin",  Elle est veuve et mère de 3 filles : Marie, Eugénie et Claire. 
Son mari est Mort pour la France, un an auparavant, en Août 2018.
Elle se prénomme Marie Françoise et la plus jeune de ses filles qui vit à ses côtés s'appelle : Claire.
Pour ce veuvage précoce, (34 ans) Marie Françoise a reçu un joli petit pactole pour subvenir aux besoins de ses filles. Marie Françoise est économe et ambitieuse.

Claire et Pierre ont le même âge. Ils s'entendent bien et jouent souvent ensemble. 

Le père GOBLET aime son fils....son fils unique et donc  son héritier qu'il tient à protéger.

Quelques mois après son remariage, il va opérer une transaction, un bien foncier de valeur ; la vente va revenir à son fils.
Marie Françoise, la belle-mère, ne voit pas cela d'un bon oeil et elle le fait savoir. 
Ne sont-ils pas mariés pour le pire et le meilleur ?
La brouille s'amplifie au point que le père et le fils iront dîner seuls dans la grange et qu'ils devront se passer de la soupe de légumes et viande de Marie Françoise.

Marie-Françoise a désormais ciblé son ennemi. 
Il s'appelle : Pierre   il n'a pas encore 9 ans.
Pris en grippe, Pierre est maltraité, laissé en souillon, battu parfois.



Marie-Françoise est née sous le signe des GÉMEAUX  et contre toute attente, elle peut se montrer grossière, méchante, très méchante, capable de sévices (MERCURE conjoint à PLUTON et MARS carré à PLUTON et à MERCURE)

Les voisins l'ont bien remarqué et l'enfant s'en est plaint.

 Alors que s'est-il passé ce 16 octobre 1920....vers 18 h

Nul coup de folie pour la belle-mère de l'enfant...
Une froide préméditation.
Un meurtre programmé avec pour mobile .....l'argent.
Marie Françoise a éloigné sa plus jeune fille : Claire, du puits près duquel les 2 jeunes enfants jouent. Puis, elle revient auprès de son beau-fils, Pierre.... qu'elle saisit brutalement et jette dans le puits.
Le niveau de l'eau n'est pas très éloigné du bord, tout au plus : 60 cm. 
Pierre crie, demande de l'aide.
Pour toute aide, il reçoit sur la tête des branches de châtaigner destinées au feu de la cheminée.
Claire s'est immédiatement précipitée vers l'endroit où se tient sa mère et s'affole devant le comportement de celle-ci.
Mais malgré ses appels à l'aide, Pierre va se noyer.
Les cris de l'enfant ont alerté le voisinage.
Marie Françoise GOBLET laisse son voisin faire.
M. HOCHET va sortir le petit corps inanimé du jeune garçon.
Il s'étonne : -pourquoi ne pas l'avoir sorti du puits ?"
En guise de réponse, Marie Françoise dira : "Ah ! le maudit petit salaud"

Dans le thème du petit Pierre : 

URANUS (r) est en POISSONS (2°01) est au trigone de l'ASC et sur un carré à la LUNE en Maison 8
SATURNE et JUPITER sont en VIERGE
MARS (28°40) du SAGITTAIRE en Maison 2 est dans une opposition à PLUTON Natal en Maison 8 (28°44)
PLUTON (r) du jour est en Maison 9 dans le signe du CANCER (8°54)
NEPTUNE en Maison 9 est conjoint au M.C. sur le 13°30 du LION
Il est donc au carré du SOLEIL Natal (14°4.) en SCORPION
MERCURE qui transite ce SOLEIL Natal est ainsi au carré du M.C. et de NEPTUNE du jour.
VÉNUS est proche de JUPITER Natal en SCORPION.

3 Heures plus tard, les policiers et le médecin sont arrivés et font les premières constatations.
Le médecin qui a relevé de nombreuses traces d'ecchymoses, griffures et plaies sur le corps du jeune enfant a refusé l'inhumation.
Une autopsie sera pratiquée.
Une enquête commence et 4 mois plus tard, le procès s'ouvre avec comme principale accusée : Marie Françoise et comme principal témoin, sa fille : Claire qui a assisté à toute la scène et qui relate les faits : " J'ai vu maman tirer et remettre le crochet dans le puits comme si elle tirait de l'eau et le petit criait toujours. J'ai dit à maman : "si tu noies le petit Pierre, tu vas me faire tomber de mal". Elle a répondu : "si tu le dis, je te tue !"
Les témoignages de maltraitance s'ajouteront au déballage fait devant la Cour.
Marie Françoise GOBLET fut condamnée à la peine capitale ; le Président de la République lui accorda sa clémence et la peine fut commuée en peine d'emprisonnement. Vingt ans de réclusion.
Le père de l'enfant s'empressa de demander le divorce qui lui fut bien entendu accordé.
La petite Claire, pupille de la Nation, séjourna un temps en orphelinat avant qu'un parent ne la prenne à son service.

Bonne Lecture,
Évelyne LUCAS

REIMS

BONJOUR,

l'Histoire singulière d'aujourd'hui étant encore trop récente, nous n'aurons pas de thèmes. Il nous faudra attendre. Mais l'histoire en vaut la peine.

Le 10 Juillet 1946, le journal l'AUBE annonce le vol survenu la veille à la cathédrale de REIMS


La cathédrale de REIMS est un des plus beaux et des plus anciens monuments de France

Le 25 mai 1825, Charles X s'y rend pour y être sacré. Prélats et princes y viennent nombreux, vêtus de superbes tenues, de chapes et de dalmatiques pour certains (des cadeaux du futur roi destinés à rester ad vitam aeternam dans la cathédrale).

Ce joyau de l'art gothique a subi bombardements et incendie durant la Première Guerre Mondiale ; le 19 septembre 1914 après 2 jours de bombardement visant à la détruite, un incendie se déclare. Anatole FRANCE écrira : "les barbares ont incendié ...un des plus magnifiques monuments de la chrétienté"  


beffrois éboulés, statues défigurées, vitraux disparus, la voûte effondrée,
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/sxf03004177/anniversaire-du-bombardement-de-la-cathedrale-de-reims

un crime contre l'Art dira Marcel PROUST

La cathédrale restaurée est rendue au culte. Elle fourmille d'objets rares, somptueux, (objets liturgiques, nef, talisman, collier du St Esprit, vêtements sacerdotaux richement brodés, tapisseries, statues, riches reproductions ( couronne du sacre de Louis XV, dessus de bourses réhaussés de pierreries, voile, éléments du sacre de Charles X, 14 dalmatiques, trône, manteau du dauphin), 




C'est là que, le 9 juillet 1946, 

le sacristain pousse la porte de la sacristie qui donne sur la salle du Trésor afin de "jeter un oeil" ; il reste sidéré ; les armoires blindées et les gigantesques tiroirs sont ouverts. 

Il réagit très vite et bientôt tout le clergé est là avec les services de police et les personnalités de Reims. 

C'est un défilé pour constater la disparition du Trésor. Conclusions : ils étaient plusieurs !....spécialistes des vols en musée avec une connaissance en Art et une perte inestimable. Des possibilités : une bande internationale, des complicités dans les lieux et des receleurs.

Déjà un mois s'est écoulé et peu de renseignements ont été obtenus. Les pistes ne mènent à rien, les renseignements sont faux. Et les années vont passer.

Quand en 1954, une femme vient porter plainte contre son époux pour coups et blessures. Le mari en question s'appelle : Ernest CHARDEAU, et ce n'est pas la première fois qu'il lève la main sur elle. Interpellé, il parle, parle encore et raconte des choses surprenantes. Le Vol de la cathédrale...Là encore, il n'y est pour rien...ou presque.   Lui, il a juste servi de chauffeur. Il est mécanicien, il fallait une voiture. Et ça devait être bien payé.  

Alors qui sont les commanditaires ?   Marcel NEYRINCK, Claudius LIOGIER, Lucien OUDIN

Où les trouver ?...En prison ! 

l'un d'entre eux y est déjà pour d'autres affaires : Claudius LIOGIER qui en sort, s'en évade, y revient, fuite encore, y retourne. Et après 8 évasions de différentes prisons, on le tient. 

Reste OUDIN et NEYRINCK.

En février 1956, il fait si froid en France et en Europe, que les journaux ne prennent même pas la peine d'en faire un article important. Et pourtant, la Police a retrouvé ses voleurs.....

Qu'ont ils fait du trésor ?    En bien peu de temps, les couronnes ont été démontées, brisées et jetées à l'eau. On drague le canal et 10 ans après, on retrouve de la ferraille,des bouts de verre coloré.
Alors, où est le Trésor ?  Les responsables de la cathédrale sont à leur tour interrogés.  En quoi consistait donc le Trésor de la cathédrale, inestimable perte d'une valeur de plusieurs millions ? 
des reproductions. Les originaux n'étaient plus là depuis longtemps. Mais les habits de curés d'une richesse incroyable où sont-ils ?

LIOGIER, originaire de St ÉTIENNE est officiellement : maçon  mais son casier judiciaire n'est qu'une longue addition de condamnations. Cependant, il parle. Il n'est pas le seul. C'est NEYRINCK...Oui NEYRINCK est dans le coup mais il ne parlera pas longtemps. Il ne supporte pas la prison et finira par se pendre dans sa cellule. Pour lui, il n'y aura pas de procès. 


Ce jour-là, on jugera 

  • CHARDEAU, le conducteur, 
  • LIOGIER qui récupérait les couronnes ou du moins les fausses couronnes, -Il n'a jamais eu d'arme et n'a jamais tué- 
  • OUDIN, le receleur -qualifié de "pré-sénile" par les psychiatres- qui s'était chargé des "manteaux" (dalmatiques incrustées d'or d'une valeur inestimable) et les avait confiés à un Juif à PARIS -juif qui n'a pu être identifié- 
  • et un petit dernier : LEFÈVRE, gendre de CHARDEAU qui était au courant mais n'a rien dit.

LIOGIER prend la peine maximale : 10 ans de Travaux Forcés.(avec confusion de peines)

OUDIN et CHARDEAU prennent respectivement 3 ans de prison.(avec confusion de peines)

LEFÈVRE sort libre.

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr




dimanche 5 octobre 2025

POIRIER La récidive à volonté

 BONJOUR,

Louis Sylvain POIRIER est né dans l'ORNE, à CETON, le 30 avril 1843 à 9 H.  Il est le fils de Marin POIRIER et Anne NOIRAULT et est marié à Alphonsine ROULEAU. 

Ce cupide  journalier, réservé, taciturne, joueur de cartes, séjourne à la BAZOCHE GOUET depuis 1871 -date de son mariage- village où il est apprécié pour son travail, donnant satisfaction à ses employeurs. 

Il est porté sur le vol, de petits larcins pour financer ses dépenses dans les estaminets où il consomme tout en jouant au billard. Il passe devant la justice dès ses 16 ans ce qui lui vaut un placement en maison de correction à Soligny-la-Trappe. Sorti à sa majorité, il récidive.....plusieurs fois. Il n'est pas toujours soupçonné et encore moins pris. 

Et une nouvelle condamnation en Août 1870 ne l'aidera pas à comprendre ce qu'on attend de lui.

Il subtilise mais il tue....il tue pour effacer ses traces car reconnu par les victimes, soit pour permettre l'accomplissement de son méfait quand il rencontre un obstacle -par la présence de témoins-

Thème de POIRIER Louis Sylvain -30 avril 1843- 9 H CETON-

2 planètes sont sur des degrés d'agression - Le TAUREAU marque le matérialisme- 
MARS sur 22° SAGITTAIRE nous parle du Livre de la LOI, de la Balance et du Gibet.
**********

On retient ses derniers méfaits avec préméditation et ses victimes :

En Eure et Loir, à la BAZOCHE GOUËT, le lundi de PENTECÔTE, 25 mai 1874, les enfants de ses voisins qu'il pensait aux champs avec leurs parents : Rose TRAVERS (14 ans) et son frère aîné Désiré TRAVERS (16 ans) qui restera lourdement handicapé (perte de la parole),  qu'il a agressés à coups de marteau et de cognée.

En Eure et Loir, à CHARBONNIÈRES, Mme Sophie Félicité GOUIN épouse de Marin François BÉZARD -charretier- âgée de 67 ans et 4 mois, une tenancière d'auberge à Tourne Bride, en fin d'après-midi du  8 / 01 1874 (native de GAULT, dans le Loir et Cher, 2 septembre 1806 fille de Marin GOUIN et Marie BUTET)

dans le Loir et Cher, le GAULT, le 1er Novembre 1871, (actes N° 52 et 53), à 5 h du matin, 

  • Louise Catherine HOYAU veuve d'Antoine LECOMTE, âgée de 53 ans -native de Soizé en Eure et Loir- fille de Nicolas Pierre et Louise Catherine CAJET- 
  • Mme Marguerite Françoise BRÛLÉ veuve de François RIOLLET, 57 ans, journalière, fille naturelle de Marie Louise Angélique BRÛLÉ de la BAZOCHE GOUËT. 
 Les deux femmes furent assassinées à coups de bûche, dans la ferme des Petites Coujartières, à la veille de la Toussaint, en début de nuit. 
Ce crime en premier lieu a été imputé à son frère Julien HOYAU avec qui la première victime se querellait fréquemment et qui l'avait déjà frappé avec un bâton. Julien HOYAU séparé de son épouse, fortement endetté, menacé d'être déshérité par sa soeur,  vivait là avec ses enfants mais avait quitté la ferme pour un bordage qui leur était commun. La veuve LECOMTE avait quelques jours auparavant vendu des juments et des volailles. Présent dans la salle de ventes, POIRIER avait ainsi pu évaluer la fortune de la Dame en question.

Louis Sylvain POIRIER est attrapé une semaine après son dernier méfait par une centaine de fermiers venus des communes voisines s'associant pour une chasse à l'homme à travers buissons, marécages et halliers, collaborant ainsi d'emblée à l'oeuvre de la Justice.

Emprisonné à CHARTRES, il passe devant les Tribunaux, en Assises, le 27 août 1874. 

Condamné à Mort, son recours en grâce est rejeté en septembre suivant. 

Il est guillotiné Place Morard, à 16 h, le 29 septembre 1874. (Acte N° 341) Il a 31 ans. Il laisse derrière lui deux enfants de 13 et 11 ans. Son père (71 ans) mourra 9 ans plus tard.

**********

SATURNE (r) 7°48 en VERSEAU en Maison 8 est au carré du SOLEIL Natal

URANUS en LION (14°04) est en carré de MERCURE natal

NEPTUNE (0°02)(r) passe en TAUREAU

PLUTON (r) (22°28) TAUREAU opposé à VÉNUS en SCORPION sont au carré de NEPTUNE natal.

MERCURE (22°12) en BALANCE est en opposition de PLUTON natal.

Le SOLEIL et JUPITER en BALANCE sont en Maison 4 ; JUPITER est au carré de l'ASC

MARS est en VIERGE dans une large opposition à URANUS natal.

**********

Bonnes Recherches,

Évelyne LUCAS