mercredi 29 juillet 2026

Le bon Docteur RENNO

 

Secret de Famille....

BONJOUR,


Quand en 1918, la France retrouve au sein de la République Française trois de ses départements pris en 1871 -lors du traité signé entre l'ALLEMAGNE et la FRANCE pour mettre fin à la guerre-. mais ces départements ont vécu plus de 45 ans sous "la coupe allemande" .

 Dès lors, les jeunes générations se trouvaient dans ce choix douloureux (ou non) de rester en France ou de rejoindre les contrées allemandes dont elles parlaient la langue et partageaient les règles.

C'est ainsi que les parents de Georg Ludwig RENNO né le 13 janvier 1907 à Strasbourg, en France,



 acte d'archives départementales en ligne
décidèrent, en 1919, de s'installer dans le Palatinat et d'envoyer leur fils étudier à Ludwigshafen ; ce dernier choisit une orientation : Médecine.
La jeunesse Hitlérienne recevait une éducation musicale et Georg jouait de la flûte. 
 Il obtint, en 1933, une licence qui lui permit de devenir assistant médical tout en intégrant le NSDAP qui disposait de son propre orchestre symphonique.

Reprenons donc les éléments de base nécessaires au montage de ce thème astral :
de sexe masculin, notre natif est né sous le signe du CAPRICORNE,  le 13 Janvier 1907 à 3 h 15, dans la ville de Stasbourg (67)  Latitude 48°35 Nord Longitude : 7°44 Est



MARS est conjoint à l'ASC en SCORPION.

La maison 2 est occupée en CAPRICORNE par 4 planètes  dont 3 d'entre elles sont en opposition de la conjonction JUPITER-NEPTUNE en Maison 8 en CANCER. Dans cette maison 8, PLUTON est isolé dans le signe des GÉMEAUX.
On peut noter de nombreux trigones qui mettent en relation les signes d'EAU.

Un seul carré : VÉNUS-SATURNE  entre les maisons 1 et 4.
VÉNUS étant le maître des Maisons 7,11 et 12 et SATURNE Maître du signe et de la Maison 3.

Les éléments EAU (5) et TERRE (5) sont majoritaires 
alors que l'AIR (1) et le FEU (1) sont très minoritaires.

Concernant l'isolement de PLUTON on peut reprendre les propos de J.B.MORIN de VILLEFRANCHE qui indique qu'une planète solitaire, isolée présage quelque chose d'insolite, d'extraordinaire à l'endroit de la maison qu'elle occupe (ici la Maison 8 : la mort, l'argent des autres)

La forme même du thème, compte tenu de cette planète isolée, pourrait nous faire penser à un seau dont l'anse, au lieu de dépendre d'une seule planète comme habituellement, pourrait dépendre de la conjonction JUPITER-NEPTUNE qui tient l'ensemble des autres planètes par le biais d'oppositions et de trigones.....et dès lors, donnerait une importance extrême à cette conjonction en Maison 8.
À VOIR !...

Notre natif est donc à la base doté de qualités de concentration, de raisonnement logique, de persévérance, de ténacité, discipliné, méthodique dont les idées s'appuient sur des convictions solides. Tous s'explique, se mesure, se comprend en étant rationnel. Ce qui lui permet d'agir de manière efficace, avec prudence, en restant clairvoyant, sans prises de risques. (MARS Trigone SATURNE)
Si ses actions (MERCURE) sont amenées à être fécondes, elles sont multiples, dans un possible domaine lié aux écrits et aux  adolescents ou aux enfants (LUNE)  ou encore destinées à un large public, Elles l'obligent néanmoins à accepter quelques déplacements ou à mettre fin régulièrement à son activité  pour aller vers un autre poste.(Mercure conjoint à la Lune). 

Après l'obtention de sa licence, il fait une étude sur le danger de l'amygdalectomie ; les amygdales jouant un rôle important dans la défense immunitaire ; (VÉNUS (gorge) au carré de SATURNE)
Il est engagé par l'Hôpital d'Heidelberg tout en s'inscrivant au SNDAP (JUPITER conjoint à NEPTUNE : foi socialiste - caractère fanatique tourné vers un avenir incertain) et en jouant de la musique (flûte) dans l'orchestre symphonique du parti.
1° Vierge Une fête de villageois, en costumes de galas,...
4° Cancer   Une table de festin, des instruments de musique...
9° Capricorne  ....d'une clé brisée et d'une croix.
En 1933, ce charmant jeune homme, travailleur assidu rencontre Margarete KINCK, une collègue aussi ambitieuse que lui ; il va l'épouser en 1934 ; il se spécialisera en neurologie (1935) ce qui va lui permettre plus tard d'intégrer un programme de plus grande envergure (Aktion T4).
Ce CAPRICORNE, chercheur un temps, médecin fiscaliste en1936, quitte Leipzig pour Berlin, il devient expert en science des races (institut d'antrophologie) et se trouve invité à participer auprès du Dr LONAUER, psychiatre, à Aktion T4 (euthanasie) qui correspond parfaitement à ses croyances (eugénisme).

Au Château d'Hatmein, le secret sur ce qui s'y passe est exigé. Durant plus d'un an, il visite pas moins de 25 maisons de retraite et asiles psychiatriques ; il tri, sélectionne les cas les plus lourds ou les personnes les plus faibles, présentant des troubles mentaux sévères, qu'il fait diriger vers le Château isolé où ont été installées des "chambres approvisionnées en gaz" et deux fours crématoires utilisés après l'extermination de cette population considérée comme "inutile" dans le programme d'HITLER.

Le Führer ayant mis fin en Août 1941 à ce dispositif, il est muté 500 kms plus haut, au quartier des enfants à Waldniel où des expériences sur cette jeune population ont lieu. (MERCURE-LUNE)

22° Gémeaux Une jeune femme est allongée sous un arbre et donne à manger à des oiseaux épars, familièrement autour d'elle.

Mais lui même atteint de tuberculose, il est envoyé un an en cure en Suisse. À son retour, il est promu officier et retourne à Hatmein où des prisonniers des camps ont remplacé les malades mentaux. Un programme de désinfection  a débuté. Il s'arrêtera en novembre 1944.

Entre temps, père de famille de 3 filles, il a installé sa famille à Wissenbach en Autriche, près du lac Attersee et vit une liaison avec Hélène H. la secrétaire de son supérieur dirigé vers la Wermacht ; 400 kms séparent Georg de son épouse et bientôt la séparation va s'officialiser. (VÉNUS carré à SATURNE) 

Mais les américains sont intervenus dans cette guerre et les allemands qui sentent la fin proche détruisent une grande partie des documents relatifs à leurs agissements au Château d'Hatmein. Georg a fait passer son épouse  en Allemagne, près de parents à qui ils confient leurs filles. Lui souffrant toujours de pneumonie part en cure  une nouvelle fois.

16° Scorpion ....au bord de la mer, une carcasse échouée sur le rivage finit d'être vidée...un loup s'en éloigne à regret, chassé par les coups de becs.

Avril 1945  se servant de papiers d'une aïeule, et sans jamais révéler son rôle à Hatmein, il obtient un laisser-passer et de nouveaux papiers au nom de Georg REINING, né en 1910 à Lundwigshafen.  Il reprendra quelques temps plus tard, un poste de médecin remplaçant lors de congés ou d'absence d'autres confrères, sans s'éloigner trop....alors qu'un mandat d'arrêt est lancé contre le Dr RENNO.
Trois ans plus tard, il travaille au sein d'un Laboratoire pharmaceutique.
Là, il y rencontre une veuve de guerre, Hélène MICHEL et désirant l'épouser, il attendra juqu'en 1955 pour demander à retrouver son patronyme RENNO qui lui sera réattribué sans difficulté, ce qui lui permettra de divorcer et de contracter un deuxième mariage.

Les années ont passé et le Dr RENNO vit tranquillement bien que la recherche des criminels de guerre perdure. Le procès de Nuremberg s'ouvre. Le 25 Octobre 1961, il est arrêté.
Lui qui ne trouve aucune illégalité à ses actions et qui nie toute implication dans les crimes perpétrés à Hatmein, trouve comme moyen de défense, pour ne pas avoir à répondre de ses crimes : son état de santé.
Il va profiter de différentes phases de sa maladie  pour faire reporter les audiences  et le 18 janvier 1962, grâce au versement d'une caution, il évite la détention.
Il va bénéficier de la longueur de ce procès, des reports d'audience et malgré un acte d'accusation du 7 novembre 1967, il ne comparaîtra que 8 mois après le début d'un nouveau procès (Août 1969). Souffrant alors d'une appendicite et de problèmes cardiaques, les poursuites sont suspendues.

Le temps a joué pour ce CAPRICORNE qui va bientôt prendre sa retraite et ainsi bénéficier d'une pension au titre de fonctionnaire de l'État et un complément du Laboratoire pharmaceutique.

En Décembre 1975, l'enquête prend fin et les poursuites à son encontre sont définitivement arrêtées.
ici avec sa nièce Mireille HORSINGA-RENNO qui avait cherché à retrouver sa trace afin de renouer avec sa famille peu après la naissance de son fils ; cependant après une minutieuse enquête sur le passé de ce Cher Oncle Georg, elle confiera toute cette histoire dans un Livre 

Installé à Francfort, il coule des jours heureux en famille.

Le 4 Octobre 1997, il décède à l'âge de 90 ans.



Bonne Lecture,

Nous profitons du moment pour remercier le Cercle de Généalogie et d'Histoire des Marchois et Limousins pour l'aide apportée dans la traduction de l'acte de naissance.

isalucy23@orange.fr

dimanche 26 juillet 2026

Le Chef de gare

le Chef de Gare

BONJOUR,
Notre petit homme est né dans une bourgade en bordure de la Vilaine, à la limite de la Loire Atlantique et de l'Ille et Vilaine où se trouve : Brain. -Commune qui se ceindra en 2, en 1876, après des années de conflit, l'une devenant Brain sur Vilaine et l'autre : La Chapelle St Melaine.

Nous sommes au 19ème Siècle, une époque où les jeunes gens concernant leur avenir sont sous la coupe de leur famille et si de famille il n'y a plus, ils dépendent d'un Conseil de Famille formé d'oncles et tantes plus ou moins éloignés et intéressés.

Ici aucune famille noble, aucun château ni grande demeure...et pourtant les embrouilles ne sont pas rares. 

Le grand-père de notre natif en a fait les frais ; ce dernier âgé de 34 ans est amoureux d'une jeunette de 11 ans sa cadette à qui il vient de faire un enfant et dont il veut régulariser l'état en l'épousant...En se rendant auprès de l'officier d'État Civil celui-ci lui fait savoir que c'est impossible : il est déjà marié à une certaine DERENNES Anastasie...!

Bien qu'originaire du même bourg, Anastasie Mélanie DERENNES ignore tout de la situation puisqu'elle est installée sur RENNES depuis 13 ans... Ce sera lors d'une visite à sa famille en Décembre 1823 qu'elle apprend par le dénommé Joseph SENANT qu'ils sont mariés et qu'il est le maître de tous ses biens. Il ne fallut pas longtemps à la jeune Rennaise pour déposer un recours auprès du Tribunal par l'intermédiaire d'un avoué et d'un avocat pour remédier à la situation. Ce qui ne déplut pas à Joseph SENANT toujours aussi épris de sa belle petite Jeanne à qui il avait déjà fait 4 enfants et dont le 5ème s'annonçe.

L'affaire prit un peu de temps mais en 1825, Joseph épouse Jeanne ÉVAIN et reconnait par la même les 5 enfants qu'il a eu avec elle.


C'est ainsi que Jean Marie Joseph SENAND fils de Jean né ÉVAIN, deuxième enfant du couple précédent, voit le jour le 26 Juillet 1853 à 18 h, sous le signe du LION.

Il aura  -nous dit l'Armée- des cheveux et des sourcils  châtains sur un front ordinaire ; ses yeux sont gris et son nez est fort, son visage est ovale et sa bouche petite ; il mesure 1,56m.

Il est Ascendant CAPRICORNE ce  n'est pas une "armoire à glace", rien d'une Montagne non plus. 

Une grande partie des planètes est sous l'Horizon dans la moitié OUEST du thème où le FEU domine sur la TERRE et l'EAU, alors qu'il manque un peu d'AIR.


Deux planètes sont en dignité : JUPITER en SAGITTAIRE, NEPTUNE en POISSONS.
PLUTON Maître du M.C. est en Maison 3 (communications et échanges, déplacements) qui sème la brouille dans son entourage proche ; il perd une soeur -la tuberculose sévit à cette époque dans cette contrée- mais nous avons MARS en GÉMEAUX en Maison VI qui peut être l'indice d'un accident pour un frère ou une soeur ou qui peut expliquer un accident aux membres entravant le mouvement ; PLUTON aussi est ici dans la maison du mouvement ; un apprentissage particulier, la nuit, ou ayant rapport au minerai, à la médecine, est possible bien que la LUNE dans cette maison 3, pourrait être l'indice  d'un comportement changeant vis-à-vis des études primaires, de l'apprentissage au sein d'un groupe, d'un clan, de femmes,(ses soeurs : elles sont 5), d'une communauté.
SOLEIL LION en Maison 7 il a le désir d'une vie plus attrayante.

Il a cherché très vite une activité rémunératrice et bien que fils aîné de la famille, il n'a pas souhaité rester dans la commune auprès de ses 5 soeurs et de son jeune frère. Il devint commis voyageur et s'éloigna quelque peu de sa commune préférant l'animation des grandes villes. 

Les obligations militaires le rattrapèrent et l'année de ses 20 ans, il s'engagea pour 5 ans, dans le bataillon de chasseurs à pied dès avril 1874  mais fut mis en disponibilité un mois après le décès de son père en Octobre 1876 et put assister au mariage de l'une de ses soeurs.

Bientôt du fait des nouvelles lois ayant trait à la reconnaissance d'utilité publique du Chemin de Fer, le réseau breton va s'étendre ce qui lui permet de se faire engager auprès de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest ; il débute comme facteur chargé de la vente des billets, des tâches commerciales. Les déplacements tout comme les mutations le ravissent, les rencontres aussi et  même s'il faut travailler la nuit, se lever à l'aube, il peut progresser au sein de cette compagnie.

En 1878, il épouse une "étrangère"...Joséphine BODET, une Quimperoise. Joséphine est couturière ou plutôt "tailleuse" comme on dit à l'époque ; elle confectionne des vêtements sur mesure. Elle cessera bientôt cette activité pour se consacrer à la famille qu'ils vont fonder.

C'est à RENNES que sera célébré leur mariage puisque c'est là qu'il demeure.
Maître de 8 en Maison 7 : mariage contracté à la suite de décès 
Ce mariage intervient deux ans moins de deux ans après la mort de sa mère alors qu'il fêtait ses 23 ans. 
Deux filles vont naître ; la première à Lamballe, en 1880, Ernestine et  la seconde : Jeanne, en 1884, à Rennes.


Les années passent ; il est devenu chef de gare à DOL de BRETAGNE.

En ce 29 décembre 1894, il vient de fêter Noël en famille et son esprit est imprégné de l'ambiance de la Nouvelle Année qui approche,....il fait encore bien noir ce samedi matin-là, vers 5 h 
alors qu'il se trouve sur le quai de la gare...Il aperçoit une forme au loin, Il y a quelqu'un sur les rails !.

NEPTUNE en carré exact de NEPTUNE natal le trouble
SATURNE est en conjonction quasi exacte du M.C. suspend l'avancement ou apporte des responsabilités 
MARS est dans l'orbe (2° à 3°) de PLUTON natal, en Maison 3, 
et ce jour-là : 
PLUTON en conjonction de NEPTUNE en GÉMEAUX
JUPITER est en opposition à MERCURE  et sextile à MERCURE natal

Dans un geste plein d'humanité et de générosité, sans réfléchir aux risques pris,  il se lance au devant de la locomotive qui entre en gare alors qu'une petite fille se trouve sur les voies. Elle sera sauvée mais lui, mourra à son arrivée à l'hôpital, les jambes déchiquetées par l'impressionnante machine.


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

mercredi 8 juillet 2026

Une mauvaise fille

 BONJOUR,

Marie Sainte Victorine BOISRAMÉ était née le 3 juillet 1901 (1 H du matin) à La Guerche de Bretagne (35) Elle est la première fille du couple Donat et Sainte BOISRAMÉ qui a déjà 3 garçons dont des jumeaux. Ce 10 septembre 1927, la jeune fille, dénoncée par plusieurs personnes, a été présentée devant le Tribunal afin de juger de son comportement méchant vis-à-vis de sa maman, âgée de 61 ans.


On remarquera une opposition entre MERCURE et la LUNE natale. On note également la sanction de SATURNE en opposition du SOLEIL natal. 



Le thème de la mère de famille, Sainte née le 5 février 1867 à 8 H (la GUERCHE de BRETAGNE)
On notera que MARS CANCER de la Maman est au contact du SOLEIL CANCER de la fille. URANUS en CANCER n'est certes pas rassurant pour la vie de famille. Il est en opposition de VÉNUS (la fille) ce qui laisse supposer un risque de rupture avec elle. 

Le 9 septembre 1927, la période est accidentogène, sous l'opposition MARS-URANUS et MARS est en opposition également de JUPITER. NEPTUNE est au DESCENDANT de la mère alors que SATURNE est carré à son Asc.

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr


vendredi 29 mai 2026

Marie PROUTEAU-VIARD

BONJOUR,

Marie PROUTEAU est née le 3 juin 1880 (4 H) à Thenay  dans l'INDRE (36)

Elle est la fille unique du maréchal, Louis PROUTEAU et Jeanne BARONNET, couturière.
Elle même est couturière quand elle épouse René VIARD, en 1910. Douze ans plus tard, son époux est engagé dans une ferme comme ouvrier agricole à quelques kilomètres de là, à Pont Chrétien. 

Que s'est-il passé le 16 novembre 1922 entre le père et la fille pour en arriver au meurtre ?

Elle aurait exécuté son père, ivre,  lors d'une dispute, à coups de tisonnier et lui aurait tranché la gorge avec un rasoir, avant de quitter le domicile et en ayant pris soin de nettoyer le rasoir utilisé.

Selon les témoignages recueillis auprès du voisinage, elle aurait prémédité son acte. 
Le pauvre homme de 71 ans, travaillait à la ferme de M. TISSIER à Pertubeau dans la commune de la Pérouille où sa fille -avec qui il vivait- venait fréquemment lui rendre visite pour lui réclamer de l'argent, alors que le vieil homme paraissait malade.

La dépêche du Berry fin novembre 1922 et début décembre 1922 reprend les éléments de l'enquête.

Elle est écrouée au Blanc. Mais doit bientôt être hospitalisée pour une maladie de poitrine

On remarque qu'à cette période elle traverse un carré de NEPTUNE à NEPTUNE natal dont l'orbe est assez large. Ce jour-là, MARS en VERSEAU est carré à NEPTUNE natal.
URANUS (r) en POISSONS (9°41) transite en opposition URANUS natal et est dans l'orbe d'un carré au SOLEIL natal en GÉMEAUX (12°54) 
JUPITER en SCORPION est au carré de MARS natal en LION
PLUTON natal reçoit différents aspects : demi carré de PLUTON du jour ;
Le SOLEIL s'oppose à lui.
SATURNE est trigone à MERCURE natal, il s'oppose également à JUPITER natal. 
PLUTON du jour est sextile à NEPTUNE natal. 
La LUNE s'oppose à la LUNE natale. 

***********
Son décès est annoncé dans la Presse en Août 1923, le 16,  sans qu'aucun procès n'ait encore eu lieu. 




Un filicide

BONJOUR,

Quand un père tue son propre enfant (fils ou fille) de manière délibérée,  il s'agit d'un filicide.

Le 31 octobre 1908, à Portet d'Aspet en Haute Garonne.....


Mathieu MÉGARDON dit Gris est né le 27 mars 1861 (3 H du matin) à Portet d'Aspet en Haute Garonne. Il est le fils de Jean dit Gris (marchand drapier),76 ans et Jeanne Marie SERRES (morte 6 ans après sa naissance) cultivateur et fileuse.


Il est marchand ambulant, fruitier. À l'âge de 27 ans, il épouse Marie, de 9 ans sa cadette, à Chagny en Saône et Loire.

Ils seront les parents de 5 enfants : 3 garçons et 2 filles. 

Il est très investi dans sa commune et devient Maire en 1907.

Mais leur vie va être chamboulée le 31 Octobre 1908 quand son père lui tire à bout portant deux coups de revolver dans la nuque. Le médecin de la commune voisine appelé est intervenu rapidement afin de lui octroyer des soins. 

SATURNE qui a déjà fait un premier passage sur le SOLEIL -en BÉLIER- de Mathieu dit Gris ; il est rétrograde.
MARS transite la LUNE natale, en BALANCE, en Maison 8. 
JUPITER (9°19 en VIERGE) est au carré d'URANUS natal en Maison 4
URANUS (r) (13°34) du CAPRICORNE en Maison 12 est au carré de la LUNE natale (14°) BALANCE en Maison 8.
NEPTUNE (r) 17° en Maison 6 est au trigone de MERCURE natal, en Maison 2.
PLUTON en Maison 5, en GÉMEAUX est au carré de VÉNUS ce jour-là en VIERGE en Maison 8
Le SOLEIL (7°40) conjoint à MERCURE (r)(1°27) en SCORPION est en opposition de PLUTON natal en TAUREAU (8°14)
**********
Le père de la victime s'est ensuite enfermé dans sa maison ; sommé de se rendre par les autorités arrivées sur place ; il a déclaré vouloir se laisser interroger à 23 H mais à l'heure dite, 3 coups de feu retentirent. Jean MÉGARDON venait de se tirer dans la poitrine se faisant justice. Si les blessures de Mathieu n'étaient pas mortelles, celles du père entraînèrent son décès à 14 H, le 1er Novembre.

Si Mathieu se remet de cette agression (dont on ignore le motif), les années lui sont comptées. Il décèdera le 26 juin 1911 à 19 H.

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr

samedi 11 avril 2026

La fin tragique de M.M. HEUZÉ

 BONJOUR,

Marie Marguerite est née en 1762, le 17 avril, à Rouge-Perriers en Normandie. 

La Révolution dans le Pays est passée par là....

Des têtes sont tombées....beaucoup ; les choses se sont calmées...sans doute le croit-on.

En janvier 1793, la citoyenne HEUZÉ a épousé Jacques Alexandre JOUVIN -tisserand- 

Le travail n'est pas si bon que cela et il devra changé régulièrement d'activité. Marie Marguerite aura 4 enfants mais il semble bien qu'aucun n'ait pu atteindre un âge même adolescent.

Elle n'a pas encore 39 ans, elle vient de fêter ses 8 premières années de mariage que la voilà veuve. Jacques Alexandre JOUVIN meurt à 43 ans, le dernier jour de février 1801. 


Marie Marguerite quittera sa région et réussira à obtenir un poste de servante chez l'agent municipal et un ancien marchand de bois devenu arpenteur de profession : Jean ENOUT, resté célibataire. Il loue une petite maison dans le bourg d'Amfreville-la-campagne (EURE) et Marie Marguerite est chargée de tenir sa maison.

En mars 1817, le samedi 1er, Jean ENOUT est absent, il est allé faire une course à ELBEUF,  une transaction financière pour son propriétaire : Pierre Wilfrid REGNAULD. Il rentre chez lui en fin d'après-midi, vers 18 h. À son grand étonnement, la table est mise (un couvert) et le repas de midi n'a pas été consommé. 

Il fait le tour du logement et ne trouve aucune trace de sa servante ; par contre, dans sa chambre, le secrétaire est forcé, les serrures arrachées et une somme conséquente : 260 francs en pièces d'or et d'argent a disparu.

Il cherche partout sa servante et la nuit tombée, il se couche sans que celle-ci se soit manifestée.

Le lendemain, très étonné de cette absence, il se rend chez Eustache BROUARD, juge de paix à Tourville afin de le tenir au courant de la disparition de son employée. Le magistrat prendra la route de retour avec lui afin de fouiller de fond en combles la demeure. Et au bout de quelques temps, les deux hommes découvrent le cadavre de Marie Marguerite. Il est couvert de traces de coups. La gorge est enserrée dans une corde. Sa tête a été fendue laissant une marque en T.

Il est vraisemblable qu'elle était sur le point de passer à table et qu'avant cela, elle s'est rendue au cellier pour y tirer un pichet de cidre pour le repas déjà prêt quand elle fut agressée par l'individu ayant laissé ses marques de pas sous la fenêtre de la maison. Selon, le Juge, l'heure de la mort se situerait aux alentours de 14 H. Sur un fagot, le Juge trouve un outil de couvreur..

Les voisins qui s'étonnent de l'animation autour de la maison de l'arpenteur, en ce jour dominical, viennent aux nouvelles. Stupeur, personne n'a rien vu. Le chien des voisins n'a pas aboyé. L'outil de couvreur doit être celui du couvreur de chaume de Tourville : DUPUIS.

Wilfrid REGNAULD sera chargé de se renseigner sur les derniers passages du couvreur à Amfreville-la-Compagne. Il se met donc en route pour Tourville. Dans l'attente de nouveaux éléments, le Juge cessera ses investigations et fera son compte-rendu au procureur du Roi.

Le chirurgien chargé de l'autopsie donnera des indications sur le type d'arme utilisée : une serpe ou une hachette ou encore un outil de couvreur.

À son retour, Wilfrid REGNAULD leur apprendra que le couvreur était bien à Tourville et qu'un témoin disculpe l'homme. Les enquêteurs de leur côté ont pris en note tous les faits y compris les ragots et insinuations qui leur ont été rapportés.

Ce même après-midi, c'est Pierre Wilfrid REGNAULD que l'on viendra arrêter. Il est du même âge que Marie Marguerite HEUZÉ-JOUVIN. Sa famille est originaire d'Amfreville-la-Compagne. Il est travailleur et est très économe ; il a été marié deux fois ; sa première épouse, Denise GIRARD, est décédée dans la capitale en 1803. Il est revenu auprès des siens ; devenu marchand de bois, il s'est remarié avec une veuve trois ans plus tard mais l'union était déplorable. Désormais, il loue sa maison à Jean ENOUT pour pouvoir payer la pension de sa seconde épouse. Il a même négocié un accord avec lui pour pouvoir partir tenter sa chance en Afrique. Il vit au sein de sa famille auprès de ses parents mais n'est nullement acculé.....même si certains se sont plu à prétendre qu'il avait fait banqueroute à Paris. 

Son frère prend fait et cause pour lui. Son père déjà âgé maintenant, fut maire de la commune, en 1791, Il soutient également son aîné. 

Les fait sont pourtant clairs : ce jour-là, Pierre Wilfrid a été vu par Cyrille LECOMTE venu lui emprunter une brouette vers 11 h 30 puis plus tard, quand il est revenu  la rapporter. Deux charpentiers  qui travaillaient dans la cour des REGNAULD ont déjeuné avec lui vers midi trente ;  le repas a duré une heure environ. Un habitant de la commune est ensuite arrivé environ ½ heure plus tard. Soit vers 14 h. Ce même personnage, lui, prétend être arrivé plus tard mais n'est sûr de rien. Il a trouvé REGNAULD avec son petit neveu sur les genoux. L'enfant était malade.

Seul témoin à charge, le "bêta" MÉNIL qui prétend avoir vu  Pierre Wilfrid REGNAULD couvert de sang vers 14 h 15. Seulement son témoignage est cousu d'erreurs de lieux et de dates. On ne gardera que ce qui pourrait correspondre.

Marie Marguerite est morte entre 12 h et 14 h 30 selon le légiste ; la marge est large  ...mais faible pour REGNAULD. 

Il lui aurait fallu se rendre discrètement sur le lieu du crime avec une arme cachée sous le bras. Observer la servante, vérifier que personne d'autre n'était sur place. Les voisins LEMOINE auraient pu le voir ou entendre la veuve JOUVIN crier, se défendre....car elle ne s'est pas laissée étrangler sans lutter....son meurtrier l'ayant achevée d'un coup sur la tête ! il doit porter des marques de griffures, de morsure peut-être même.

Puis le meurtrier s'est rendu à l'intérieur de la maison après avoir essuyé l'arme et la jeter dans la mare. Il a ensuite fouillé les meubles afin de trouver le pactole avec lequel il est parti.....après avoir ôté ses vêtements souillés de sang, s'être nettoyé, et .......

revenir comme si de rien n'était prendre son petit neveu sur les genoux et jouer avec lui avec le plus grand naturel.

Aucune reconstitution n'aura lieu. REGNAULD arrêté aura un procès à charge. Un innocent ira à l'échaffaud.....

C'est sans compter sur ses avocats et sur la volonté de la famille REGNAULD afin que la vérité éclate.

Il leur faudra de longs mois et un beau remue ménage dans la Presse. La Peine de Mort sera commuée en 20 ans de prison que Pierre Wilfrid effectuera ; François, son frère est mort. Sa mère l'a suivi la même année que le Roi :Louis XVIII. Sa jeune soeur aussi mourra avant sa sortie. Le marquis de BLOSSEVILLE, maire de la commune quittera la mairie après les émeutes de 1830. Il avait voulu régler ses comptes avec la Révolution et avait pris fait et cause contre Pierre Wilfrid REGNAULD et avait été condamné par la Justice à verser 25 frcs de dommages-intérêts au condamné (pour calomnie).

En Septembre 1830, le nouveau Roi a accordé une remise de peine au vieil homme de 68 ans qui a retrouvé son vieux père de 91 ans. Ils vivent encore ensemble quatre ans, entourés de leurs petits enfants dans la commune d'Amfreville dans la maison de famille, rue Vautier. Wilfrid meurt en décembre 1843 sans qu'on n'ait jamais cherché à savoir qui avait tué Marie Marguerite HEUZÉ.

Bonne Lecture,

dimanche 15 mars 2026

TOMBELAINE

 BONJOUR, 

La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs 
a des reflets d'argent
des reflets changeants
sous la pluie.

Ce 24 juillet 1933, 3 jeunes de Parigné (Ille et Vilaine) sont partis tôt, à bicyclette, avec beaucoup d'entrain vers Tombelaine, un îlot éloigné d'environ 3 kms du Mont St MICHEL. La grande marée a permis son accès car la mer s'est retirée bien loin ; nos excursionnistes s'y rendent alors que les nombreux pêcheurs présents ce jour-là leur assurent qu'il est déjà trop tard pour l'atteindre et pouvoir, sans risque, en revenir.  

Les gens là-bas, ont encore en tête le souvenir d'une journée tragique (1er octobre 1932) où une famille normande fut décimée ; 5 personnes perdirent la vie, en se noyant à une centaine de mètres des portes du Mont St MICHEL .

Mais nos jeunes aventuriers n'ont que faire de ces recommandations et continuent en direction du rocher. 
Ainsi, sans méfiance, ils en oublient le temps qui passe. 

Ce 24 Juillet, nous avons ces 3 excursionnistes téméraires :

Il s'agit d'Henri GRATIEN (18 ans- commis épicier), de Joseph LEFÈVRE (qui vient de fêter ses 21 ans et se prépare à faire son service militaire), d'Émile COQUEMONT (22 ans, granitier).

Émile COQUEMONT a bien entendu les recommandations des pêcheurs. Il connaît le grondement caractéristique de la marée montante. Il a averti ses compagnons du danger. Il s'est arrêté, a fait demi-tour et a hâté le pas, suivant les pêcheurs, espérant que ses amis allaient en faire tout autant. Il sera le seul du trio à atteindre le Mont St MICHEL. Du haut des rochers, il suivra la progression de ses deux camarades se débattant, à grands gestes de désespoir, dans les flots. 
La peur ne le quittera pas en voyant l'eau monter sensiblement autour d'eux sans qu'on puisse encore traîner le canot de sauvetage et quand ce dernier put atteindre la mer, les sauveteurs cherchèrent les deux imprudents. 
À la marée descendante, il faisait nuit déjà et malgré la présence de nombreux montois, les recherches restèrent vaines. Émile n'a pas attendu, il a repris sa bicyclette et est rentré à PARIGNÉ, avertir la mairie, le recteur et les familles de ses amis. 



Les deux corps seront retrouvés, bien plus tard, au Grouin du Sud et déposés à St Léonard.

 
Joseph né le 29 juin 1912 (18 H) à Parigné (35)
Ce 23 juillet, NEPTUNE (8°)VIERGE au demi-carré de sa position de naissance est au sextile du SOLEIL natal. 
Le SOLEIL est en opposition à URANUS natal et sextile à SATURNE natal. Le SOLEIL ce jour-là est au carré d'URANUS (27° BÉLIER en Maison 4) URANUS est d'ailleurs dans l'orbe d'un carré à NEPTUNE natal et à URANUS natal.
PLUTON (23° CANCER) a transité la conjonction MERCURE-NEPTUNE, en Maison 8.  
SATURNE (r) est en VERSEAU (14°) dans l'orbe d'une opposition à MARS natal.(19°23)
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Au journaliste présent, la famille GRATIEN va confier une ancienne photo de leur fils : Henri, prise le jour de sa communion.

Né le 4 mai 1915 (15 h) à Parigné (35)
PLUTON (23° CANCER) est en Maison 10, en opposition de la LUNE Natale, en Maison 4.
SATURNE (r) 14° VERSEAU a transité URANUS natal en Maison 5 au carré du SOLEIL natal TAUREAU (13°). 
Ce jour-là MERCURE (r) conjoint à la LUNE en LION, en Maison 11, est au carré  du SOLEIL natal en Maison 8. 
JUPITER et NEPTUNE en VIERGE sont en Maison 12. JUPITER (20°) est en opposition à sa position de naissance
URANUS est en Maison 8 (27°23 BÉLIER) au carré de NEPTUNE natal (27°..) - 
MARS (9°26) en BALANCE est en opposition de VÉNUS (maîtresse du signe natal TAUREAU).


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Né le 15 avril 1914 (6 h) à Parigné (35)
PLUTON (23°12) en CANCER vient de transiter la conjonction natale MARS-NEPTUNE ; il est également au carré du SOLEIL natal (24° BÉLIER) Ce qui va le contraindre à supporter de funestes moments, des situations sombres, morbides. URANUS a déjà transité le SOLEIL natal quelques mois plus tôt et a augurer un carré à NEPTUNE natal. 
SATURNE (14°) rétrograde en VERSEAU transite la conjonction natale : URANUS-JUPITER,
 MERCURE conjoint à la LUNE est en opposition d'URANUS natal et carré à l'ASC. 

Émile aura été bien inspiré de suivre les conseils des anciens mais il aura eu la douleur de voir sous ses yeux, disparaître ses deux amis. Au lendemain de cette noyade, la Presse le retrouve sur son lieu de travail qu'il a repris malgré son chagrin.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

De Saint SIMON à Saint LAURENT

 BONJOUR,

ROUCHET Jean Pierre est né sous le signe de la VIERGE le 27 août 1878 (18 H) à VELZIC dans le CANTAL.


Un stellium (amas de 4 planètes) en VIERGE, en Maison 7, et 3 autres planètes sont en signes de TERRE (TAUREAU : 2 et CAPRICORNE : 1) ce qui fait qu'il y a une Dominante TERRE (7). Possessivité. 
Le FEU (MC SAGITTAIRE) (SATURNE en BÉLIER)(VÉNUS et LUNE en LION) soit 4
un peu d'AIR (ASC VERSEAU : 1) 
et une carence en EAU : 0

JUPITER le Maître du MC est en Maison 12.
MERCURE Maître du signe natal est en opposition de SATURNE

MERCURE sur le 26° VIERGE : Un arbalétrier lance une pierre à l'aide d'une fronde et, devant lui, posées à terre, sont deux épées croisées surmontées d'une couronne royale.
K HITSCHLER décrit ce degré comme chargé d'agressivité, un caractère militaire, conquérant, susceptible de convenir à de grands sportifs (golf, escrime, tireur, lancer) mais aussi à des révolutionnaires. Il y voit la possibilité de procès et de meurtre.

SATURNE 1° BÉLIER : Un homme robuste......en marche....balance une massue...Il donne une impression de puissance tranquille mais décidée.
K HITSCHLER décrit un sportif, lutteur, dictateur, polémiste...

La LUNE en LION sur un degré (27°) de redoutable inconnu
Un homme tenant de la main droite une faux

Le SOLEIL VIERGE est carré à PLUTON

Malgré un magnifique cerf volant On trouve de nombreux carrés occasionnés par NEPTUNE et PLUTON.

Son SOLEIL conjoint à URANUS le rend assez imprévisible et la conjonction à MARS ce n'est pas que de la nervosité. 

Pour Anne Marie DEVÈZE qu'il a épousée en 1905 et qui lui a donné deux enfants c'est une déception. Le grand blondinet est un pilier de bar  aux poches percées qui est considéré comme insolvable. Sa réputation est très mauvaise et il n'a pas encore 30 ans.

Ils habitent un petit hameau au Giraoul. Ce mercredi 4 mars 1908, il a quitté sa maison vers 16 h et a épié la chaumière de Melle Clarisse PERTUS, une ancienne domestique de 68 ans qui a hérité, il y a peu et qui doit disposer d'un petit pactole qu'il lui soustrairait bien. 

La nuit est tombée, il s'approche de la maisonnée et toque à la porte. Melle PERTUS qui connaît bien le lascar le laisse cependant entrer. Elle est même prête à lui verser un verre de vin alors qu'il lui demande de lui prêter de l'argent. Il lui assure qu'il lui rendra. Mais la vieille fille refuse tout de go. Que nenni !

Jean Pierre ROUCHET est venu avec un gourdin. 
Le crime qu'il va commettre était-il déjà programmé ? C'est ce que concluront les jurés lors du procès qui se tiendra 6 mois plus tard. Car si son épouse s'est tue en voyant le beau linge emplir son armoire et les billets cachés dans cette pile de draps, il n'en a pas été de même des voisins qui n'avaient vu aucun rôdeur mais qui connaissaient bien "le ROUCHET".
Qui dans ce petit hameau avait pu s'en prendre à la vieille fille retrouvée le crâne fracassé, un coup de couteau dans le dos, le corps imbibé d'alcool et consumé par les flammes ? Sinon ROUCHET !...qui pensant effacer ses traces avait mis le feu aux vêtements de la victime avant de quitter les lieux. 

Arrêté après que les enquêteurs aient retrouvé le butin chez lui, son procès se tient le 6 août 1908. Son épouse ne sera pas inquiétée pour complicité. Elle pleure la mort de son petit dernier, en juin 1908. Les jurés n'ont pas trouvé de circonstances atténuantes à notre homme. La peine de Mort est le châtiment.
Mais nous sommes à une époque où le Président FALLIÈRES, ancien avocat, de gauche, est fervent défenseur de l'abolition de la peine capitale. Aussi, Jean Pierre ROUCHET demandera sa grâce vite accordée. La peine est commuée en Travaux Forcés.  Jean Pierre ROUCHET en aurait presque sauté en l'air....tant il est satisfait de cette réponse.  Il n'a pas encore pris conscience que la peine était à perpète.

Perpétuité dans un cadre hostile : la GUYANE ; il s'embarque le 05 juillet 1909.
Il ne tiendra pas longtemps à ce régime. Il meurt à l'hôpital de St LAURENT de MARONI le 1er Octobre 1917.

isalucy23@orange.fr


Le meurtre de Port Louis

 BONJOUR, 

La petite Edvina KERLO est née le 9 mars 1911 à 23 H à Port Louis dans le Morbihan (56). 
C'est une jeune blondinette et svelte, connue dans son quartier pour faire brouter sa chèvre chaque jour sur les fortifs. 
On peut noter différents carrés VÉNUS-LUNE, VÉNUS-NEPTUNE, PLUTON-SOLEIL, SATURNE-URANUS et SATURNE-MARS, un demi carré SOLEIL-SATURNE, une opposition MARS-NEPTUNE, de beaux trigones, la présence de JUPITER à l'ASC. 

Son père, François, est Mort pour la France (14 Novembre 1918) lors de la Première Guerre Mondiale alors qu'il était prisonnier à l'Hôpital de Constantinople en tant que quartier maître mécanicien à bord du sous marin Turquoise. 

En Octobre 1919, elle est adoptée par la Nation comme beaucoup d'enfants orphelins de guerre.

Sa mère, Marie Hélène LE BIHAN est comme son époux originaire de Riantec (Morbihan-56) elle s'est retrouvée orpheline très tôt et elle assume ses responsabilités seule désormais. 
Née le 5 juin 1882 à Riantec (2 H du matin) sous le signe des GÉMEAUX Asc BÉLIER

9 planètes se trouvent sous l'Horizon. Le SOLEIL est soutenu par une conjonction à JUPITER mais de violents carrés existent : SOLEIL carré à URANUS, JUPITER carré à URANUS, MARS carré à SATURNE et MARS Carré à NEPTUNE. VÉNUS est en opposition du MC 
La LUNE en CAPRICORNE reste malgré tout bien aspecté au MC

Les éléments TERRE dominent (MC+5 soit 6) le FEU(ASC+1 soit 2) l'AIR (2) et l'EAU (2).

En août 1922, Marie Madeleine LE BIHAN, 39 ans, la mère d'Edvina, cabaretière, doit partir faire des achats à LORIENT ; elle lui confie le commerce qu'elle tient. Habituée du fait, Edvina, 11 ans, est généralement accompagnée de son amie la petite JÉGOUZO, 12 ans quand sa mère s'absente, une fois par semaine. Mais cette fois-ci, il n'en est rien. Son amie n'a pu venir. Edvina se retrouve ainsi seule.

Ce 8 août 1922, le corps ensanglanté de l'enfant est retrouvé sous le comptoir du bar. Elle porte 3 plaies au niveau du front dont une à gauche. La plus grande fait 2 cm. Une section nette qui n'a pas endommagée la boîte crânienne. Plusieurs plaies contuses au niveau de la partie antérieure des pariétaux de la région médiane et une plaie contuse avec fracture du crâne au niveau de la tempe gauche. Un petit fragment d'os se trouve dans les cheveux. 
On trouva sur les lieux un poids en fonte d'un kilo ensanglanté.

La petite RIEUX, 12 ans, raconte : 
"J'ai vu la petite Elvina, la figure ensanglantée qui cherchait à sortir. À ce moment-là, un bras plein de sang aussi s'est élevé et à verrouiller la porte. C'était celui d'une femme car il était bien mince. 250 mètres plus loin, j'ai rencontré Mme DROUGUET à qui j'ai raconté ce que j'avais vu."

Quand la mère rentre de ses courses, elle comprend qu'un malheur est arrivé


C'est le témoignage de cette jeune morbihannaise : RIO Émilie (en fait c'est Amélie  !)de Port-Louis, 20 ans, fille d'un ancien conseiller municipal,  qui va permettre 

aux policiers chargés de l'enquête d'aller sur la trace d'une bohémienne, marchande de bibelots, colporteuse, vêtue de noir, le teint basané. Son témoignage est crucial. 

Elle restera tout l'après-midi sur les lieux, amie de la mère et de la jeune victime, elle semble calme, les traits reposés, pleine de compassion, alors qu'on entend les sanglots de Mme KERLO au fond de la boutique. Elle est présente auprès des journalistes venus faire une chronique. Elle les fait approcher du lit de la victime couchée dans une robe de mousseline blanche. Elle leur montre la mare de sang, les papiers d'emballage couverts d'une pluie de sang. Elle acquiesce quand un journaliste faire remarquer qu'il a fallut beaucoup de force au criminel pour provoquer de tels jets.

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Possédant le signalement de la "coupable présumée" on bat la campagne pour la retrouver. Des volontaires se sont joints aux gendarmes. On suppose qu'elle est habituée des lieux, qu'elle connaît les habitudes de la maison. Il est vraisemblable que le vol est le mobile. Il n'y avait rien dans les tiroirs du comptoir du commerce mais l'armoire dans la chambre à l'étage, a été visitée, chamboulée, vidée de son contenu. On y a trouvé une vingtaine de francs. 

La battue n'a rien donné. On a poussé les investigations jusqu'à LORIENT. On a bien trouvé une cartomancienne mais elle a un bon alibi pour cette journée. Le même soir, un autre bruit circule. La coupable serait une jeune fille de Loc Malo. Elle a été entendue par le juge BRUGUIÈRE qui s'est attaché aux détails de la déclaration de la jeune fille..... mais pas d'arrestation. Mme PHILIPPO, une résidente en villégiature est venue faire un témoignage qui leur a également paru intéressant. Puis suivirent Mme COSTEVEC, le jeune apprenti cimentier GUENNEC de 17 ans, qui travaillait en face et fut témoin des cris de l'enfant. En fait, le Parquet ne dispose pas de preuves suffisantes....même si ses propos sont en parfaite contradiction avec les témoignages déjà enregistrés. La jeune fille est extrêmement forte et se défend avec maestria. Ils sont certains également que la jeune RIEUX a reconnu dès le premier moment la meurtrière mais qu'elle ne veut rien dire. 

Émilie RIO le jour des obsèques est encore présente sur les lieux du crime. Elle sanglote sur l'épaule d'une amie : "Ils disent que c'est moi. Tu sais que ce n'est pas possible"

Le Jeudi 10, vers 17 H, l'affaire est laissée entre les mains de M. LABOUÉRIE, chef de la brigade mobile de RENNES et de ses dévoués inspecteurs. 

C'est là que deux témoins se manifestent :  

M. ORÉLIO, négociant à LocMalo et Mme JAOUEN, un témoin qui avait observé un prudent silence jusque là, qui s'en vint faire une déclaration complémentaire. Il fallut toute l'autorité de son époux pour qu'elle se décida le soir du Vendredi 11. M JAOUEN déclara que Melle RIO était une menteuse effrontée qui affirmait avoir été présente jusqu'à 10 H alors qu'en fait elle était là jusqu'à 10 H 45. Sa femme était présente quand la criminelle sort de la boutique pour se laver les mains couvertes de sang dans un seau d'eau. Mme JAOUEN donna divers détails permettant de confirmer ses dires. 

Une confrontation fut exigée. La jeune RIO bien que troublée par ce témoignage, nia encore les faits. 

Au moment de son arrestation, quelques heures plus tard, elle va avouer et indiquer où elle a caché l'arme du crime : un marteau muni d'une panne carrée qu'elle a utilisé pour frapper la jeune Edvina. Il est retrouvé à l'endroit indiqué, encore ensanglanté. Mais les médecins qui ont observé la victime prétendent que le marteau ne peut à lui seul avoir provoqué les blessures à la tête.

Dans la nuit du Vendredi 11 au Samedi 12 août, la jeune RIO Émilie dépressive est conduite à la gendarmerie de Port Louis, accompagnée deux gendarmes pour la soutenir. Dès son arrivée à la maison d'arrêt, elle se jeta la tête contre les murs. Son état d'énervement prit fin ; écrasée de fatigue et l'insomnie contre lesquelles elle luttait depuis 3 jours et 3 nuits, elle s'endormit d'un sommeil pesant ne s'éveillant qu'une fois. 

Le 12 août, dans la maison d'arrêt, alors qu'elle vient d'avouer le crime, elle met en cause un complice. 

Par chance pour ce brave homme son alibi fut confirmé. 
Mais les explications étaient nécessaires. Pourquoi ce crime ? 

- J'ai menti, j'étais seule !
Seule elle le restera. Elle qui devait se fiancer ce même jour avec un jeune capitaine au cabotage de Lorient, restera bien en cellule dans l'attente de son jugement.

Le 13 août, on retrouve cachés dans des taies d'oreiller et sous une housse de lit, à son domicile, la jupe, le tablier et le corsage, les vêtements ensanglantés de la criminelle. Le marteau fut retrouvé sous une armoire au 1er étage.
 Amélie (et non Émilie) RIO fut condamné aux Travaux Forcés à perpétuité. Peine qui sera commuée en 20 ans. Elle sortira en septembre 1943. Elle décèdera à Port Louis -où elle est de retour-, le 27 novembre 1984.

Amélie Louise RIO était née à Port Louis, le 26 mars 1902 à 13 H



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