vendredi 21 novembre 2025

Bérangère de Ste Radegonde

 BONJOUR,


Le prénom d'origine germanique Bérangère se fête le 26 Mai.
L'Histoire de Bérangère débute à la lisière de la VENDÉE et de la CHARENTE MARITIME ;

En 1853, le 17 mai, à 8 h 30, Bérangère Marie Adèle naît dans la petite commune de Ste Radégonde des Noyers (85)

Elle est l'une des filles du couple que forment Jean Mathurin PHELIPPON et Marie Rose CARTRON dont le mariage, 5 ans plus tôt, a été célébré à MARANS en CHARENTE MARITIME.

acte de mariage

Elle naît sous le signe du TAUREAU où pas moins de 7 planètes au-dessus de l'Horizon se trouvent.
Certains éléments sont concentrés ce qui entraîne :

Une abondance de TERRE avec 7 planètes en TAUREAU et une LUNE en VIERGE
Un peu de FEU  avec le M.C BÉLIER et JUPITER en SAGITTAIRE
Un peu d'EAU avec un ASC CANCER et NEPTUNE en domicile POISSONS
Aucune planète en AIR d'où une carence en AIR


Bérangère n'est pas scolarisée, elle ne saura jamais ni lire, ni écrire. 
Elle a 10 ans quand elle vit son premier traumatisme : son père va décéder, à l'Hospice de Luçon, le 11 janvier 1864, sans doute d'une pleurésie.

Sa mère, chargée de famille, reprend rapidement un emploi de servante à VOUILLÉ-Les-Marais (85)
Elle y fera la rencontre d'André LIMOUSIN qu'elle épouse, en secondes noces, en 1871

Six ans plus tard, Bérangère Marie Adèle PHELIPPON  prend, à son tour, pour époux, Pierre Jean Benjamin Eugène COUTANCIN de VOUILLÉ-les-Marais ; leur mariage y est célébré le 18 avril 1877.

Tout semble aller pour le meilleur.
Un premier enfant, un fils : Eugène Benjamin Théodore arrive sous le signe du CAPRICORNE, un second héritier, deux ans plus tard : François Honoré Eugène,
suivi l'année d'après, d'une fille : Marie Berthe Adèle.

La ferme, les vignes et ses dépendances les occupent beaucoup.
Le temps a passé et voilà qu'une petite Berthe Marie Eugénie survient en février 1895, soit 14 ans après la benjamine.

C'est cette année-là que le plus jeune des garçons : François Honoré Eugène, 15 ans, choisit de détruire un engin de pêche ; il se voit condamner par le Tribunal correctionnel de Fontenay le Comte à une amende de 5 francs.

Ce n'est pas fait pour arranger les affaires de la famille ; la santé d'Eugène, le père, est défaillante.
Il a 43 ans passés quand le 12 mars 1898,  il décède aux Huttes du Grand Marais, dans leur propriété, laissant derrière lui, une femme éplorée et des affaires en désordre....avec des enfants encore mineurs.
Il semble que l'Histoire de la famille soit faite de boucles...Comme sa mère, la voilà dans une situation très précaire, contrainte, seule, de faire face à l'avenir des siens.

Le "Grand", 1,65m, qui est aussi l'aîné, Eugène Benjamin Théodore épouse l'année suivante, courant Octobre 1899, Marie Clémence BOURDET et s'installe à Poiré sur Velluire.

Le second, François Honoré Eugène (1,59 m) est incorporé en Novembre 1901 ; il part sous les drapeaux faire son armée.

Les choses ne s'arrangent pas pour Bérangère, ses enfants sont bientôt en droit de réclamer leur part d'héritage, tant et si bien que le 18 Octobre 1903, la vente des biens par licitation est autorisée sous le contrôle des avoués RODIN et MOUSSAUD ainsi que du Notaire, Me RAISON et du subrogé tuteur, Florentin VRIGNAUD,  de la jeune Berthe Marie Eugénie.

Une parution a lieu dans la presse le 24-09-1903 pour avertir les éventuels acheteurs :



Bérangère part dans un hameau proche : au Sableau, traînant, avec elle, la plus jeune de ses filles.
Elle a trouvé un emploi de domestique chez M. ALBERT, marchand de bêtes.

Berthe Marie Adèle s'est placée comme servante chez M. THIRÉ, ferblantier à MARANS, dans le département voisin.

François Honoré Eugène, atteint d'une bronchite chronique revient une première fois en janvier 1904, au bercail, réformé temporairement ; en Novembre 1904, réformé définitivement, il quitte l'armée.
L'année suivante, il se marie.

Bérangère est restée proche de sa belle-soeur : Marie Adelina COUTANCIN, bien que de 10 ans plus âgée qu'elle. Marie est mariée à Jean Louis PLAIRE et vit à CHAILLÉ-Les-Marais.

Le frère de celui-ci, devenu veuf, s'intéresse de près à Bérangère qu'il connaît bien.

Bérangère souffre toujours de dépression depuis la mort de son époux.
Elle est seule, très attachée aux biens terrestres elle souffre d'avoir perdu sa maison, ses champs. 
Persuadée qu'elle dépense trop par rapport à ce qu'elle gagne, elle se prive.
Est-ce pour cela qu'elle accepte bientôt la proposition de mariage qui lui est faite ? 

Les promesses de mariage sont publiées et le 12 Novembre 1906, elle épouse Jean Simon Auguste PLAIRE.

Si les choses semblent s'arranger dans la vie de la Vendéenne, il n'en est rien.
Bérangère est reprise par ses angoisses. Elle cauchemarde, souffre de hantises. 
Les phénomènes s'accélèrent.
Des envies de suicide la prennent à la vue du puits de son voisin.
Un autre jour, elle tente de se pendre dans la grange mais la douleur est si grande qu'elle reprend ses esprits et parvient à dénouer la corde. 

Avertis, ses enfants et son mari la réprimandent d'abord.
Elle tente de les rassurer et promet de ne plus attenter à ses jours.

Mais les troubles la reprennent. Paranoïaque, elle est persuadée qu'on veut sa mort.
Pire, il lui arrive de réveiller son époux et de lui demander de la brûler sur la grande route.
On la retrouve parfois en chemise dehors, en pleine nuit ; ses voisines sont les témoins de ses "folies".

Augustin a peur pour sa femme. Après avoir consulté un médecin, il fait une demande d'internement. Le 6 mars 1910, le Maire de la commune : Auguste ALBERT, diligente une enquête auprès des habitants. Les témoignages sont nombreux et le Dr FLEURY atteste que Bérangère ne souffre d'aucune tare héréditaire mais qu'elle tient des propos incohérents, que ses idées suicidaires, son état de fatigue, son air hagard  nécessitent son internement ; il est donc décidé de son entrée à l'asile.

Le 17 mars 1910, la Grimaudière à LA ROCHE SUR YON lui ouvre les portes.



Deux jours plus tard, le conseil municipal concernant cette admission forcée tranche sur la part contributive de la famille  et opte pour une prise en charge totale de ses soins.

Le 17 Octobre 1911, à 11 h 45, Bérangère décède à La Grimaudière, d'une tumeur à l'abdomen.

Elle n'assistera pas au mariage de sa petite dernière en 1916 à MARANS, et ne saura jamais que son aîné fera un mois de prison en 1912 pour abus de confiance.
Elle ne saura rien non plus de cette Grande Guerre 14-18.


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

LAIR de Rien

  BONJOUR, 

En Haute Normandie, à Maromme, dans la maison de l'ancien boucher : Jacques LAIR, veuf de Marie CHÉDEVILLE, on découvre le corps mutilé de leur jeune fils : Armand, 28 ans. 

Les mauvaises langues vont bon train. C'est sûrement le vieux LAIR qui a tué son fils. 
Jacques LAIR est considéré comme le plus brutal homme que l'on ait pu voir dans la région, plus brutal que les bestiaux qu'il amène et vend sur la place du champ de foire. 

Jacques LAIR est né le 22 octobre 1828 (Le Houlme) à 17 H sous le signe de la BALANCE.
Il a suivi les traces de son père : boucher lui aussi. 
Il s'est marié à Marie Victoire CHÉDEVILLE en mars 1852 à Déville (lès Rouen) 

Certains de ses voisins iront même jusqu'à le traiter de crasseux, de sadique.

Le couple a eu 5 enfants. Armand est leur unique garçon né le 11 mai 1863 à Déville (2 H)


Le père LAIR a éduqué ses enfants à la dure. 
Il l'avoue bien volontiers mais de là à assassiner un de ses enfants....Tout de même ! 

Il est installé à Maromme depuis moins de 10 ans. Là-bas, tous savent qu'il peut se montrer violent, il a souvent utilisé la trique sur ses rejetons et notamment son fils. C'est pourquoi les habitants de Maromme ne l'aimant guère, ont sur lui une piètre opinion. 

En guise de réponse aux gendarmes, Jacques LAIR les envoie sur la piste d'un jeune employé mécontent qu'il aurait renvoyé : Albert LECROCQ. Mais Albert du haut de ses 18 ans n'a rien à voir avec le crime. Et le juge relâchera tout autant Albert, l'employé,  que Jacques LAIR qui désormais se retrouve bien seul aux Coteaux. 

L'affaire n'aboutira pas. Mais trois ans plus tard, une nouvelle piste venant de la prison aiguillera les policiers vers un ex-détenu qui aurait confessé à son voisin de cellule, le méfait. Cet homme venu pour voler  se serait laissé surprendre par le fils de la maison. Il n'aurait eu d'autre solution que de se servir de son couteau.

Activement recherché, il disparut dans la nature. Le dossier fut ainsi une nouvelle fois refermé.

Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr


La Mort de 3 enfants à PACÉ (35)

 BONJOUR,

Sandrine FILASSIER écrit : "Le deuil d'un enfant ne peut être soulagé , c'est une maladie orpheline inguérissable."

Que dire donc de la douleur de ces parents de Bourg-Neuf en PACÉ, cruellement éprouvés ce mercredi 3 Juin 1936, vers 20 H, quand en revenant de Châteaubriant,  où ils s'étaient rendus pour s'acquitter de leur fermage auprès de leur propriétaire, ils ne trouvèrent pas leurs enfants. Ceux-ci furent découverts morts asphyxiés ensemble dans un coffre à son où ils s'étaient cachés alors qu'ils jouaient, avant le déjeuner de midi, à une partie de "vise" avec un de leurs voisins chargé de faire "le chat".


Le père, Augustin BAIRE, 49 ans, natif du CANCER -signe particulièrement attaché à la famille- n'aura pas supporté cette perte et malgré la présence d'un 4ème enfant, le petit Pierre, 14 ans, en visite chez des parents ce fameux jour. Il ne put s'en remettre. Son chagrin si douloureux le conduisit à se pendre, deux ans plus tard, à un pommier. 


La mère, Rosalie HERVÉ, à peine 42 ans au moment des faits, réussit à surmonter sa peine ; pour son petit Pierre, il ne fallait pas s'écrouler, il fallait tenir bon. C'est ce qu'elle fit. Native de la VIERGE, signe de  TERRE, elle se montra "solide", pudique elle aura caché sa peine.

Le SOLEIL en GÉMEAUX  transite NEPTUNE natal en Maison 8. De ce fait il se trouve au carré du SOLEIL natal conjoint à MARS dans le signe de la VIERGE.
MERCURE (r) en GÉMEAUX a transité PLUTON natal en Maison 8 se trouvant dans l'orbe d'un carré à la conjonction natale SOLEIL-MARS.
NEPTUNE  en VIERGE est dans l'orbe d'un carré à NEPTUNE natal.
URANUS (7°36) TAUREAU se trouve en opposition d'URANUS natal.
SATURNE en maison 5 POISSONS est au carré de Llilith. 
PLUTON est dans un sextile à la LUNE natale.


Les petites victimes au nombre de 3 étaient :

L'aînée : Angèle née le 25 juin 1920 sous le signe du CANCER Asc CAPRICORNE ; un magnifique cerf-volant offrait de nombreuses possibilités 
URANUS (7°36) TAUREAU en Maison 3 est sextile à PLUTON natal en CANCER en Maison 6. Il arrivait dans l'orbe d'un carré à NEPTUNE natal.
PLUTON (25°47) CANCER en Maison 7 est au carré de MARS natal en BALANCE.
VÉNUS GÉMEAUX (5°35) en Maison 5 se trouve au carré d'URANUS natal en Maison 2 et de SATURNE natal en Maison 8, en VIERGE.
MERCURE (r) 8°15 GÉMEAUX se trouve également au carré de ces mêmes planètes.


La seconde : Valentine née le 5 novembre 1921 sous le signe du SCORPION Asc CANCER était âgée de 14 ans ½. 

PLUTON en CANCER en Maison 1 se trouve au trigone du M.C mais en opposition de la LUNE natale VÉNUS en GÉMEAUX (5°35) est carré à URANUS natal en Maison 9
Alors que dans son thème natal, NEPTUNE est carré au SOLEIL natal, on notera que la conjonction SOLEIL-MARS du jour en GÉMEAUX se trouve au sextile de NEPTUNE natal

Le benjamin, Henri, né le 1er janvier 1924 sous le signe du CAPRICORNE ASC VIERGE  bénéficiait également d'un cerf-volant porteur de facilités. Il était le dernier né, un adolescent de 12 ans ½. 

C'est lui qui à l'aide d'un couteau tenta de forcer la fermeture du coffre dans lequel ils s'étaient cachés par jeu.

La conjonction SOLEIL MARS en GÉMEAUX en Maison 9, est au carré d'URANUS natal POISSONS (14°) - 
NEPTUNE arrivé en Maison 12 VIERGE (14°) s'oppose à URANUS natal, en Maison 6.
URANUS (7°36) en TAUREAU est au carré de VÉNUS natale, en Maison 5 alors que MERCURE (r) en GÉMEAUX est au trigone de cette même VÉNUS natale. 
PLUTON en CANCER (25°47) est en opposition de MERCURE natal en CAPRICORNE en M.4

Bonnes recherches,

isalucy23@orange.fr

En Haute-Vienne, un destin brisé en 2

 BONJOUR,

Un article des plus laconiques dans la Presse d'Octobre 1908 :


Le 5 Octobre 1908, à 7 h 15, à la Station, BONNAUD Gabriel, employé à la Compagnie du Chemin de fer d'Orléans, natif de La Meyse Village de Perben (87-Haute Vienne), 27 ans, célibataire -selon l'état Civil- est décédé dans un choc pour le moins brutal avec un train express. Il était l'enfant posthume de Jean BONNAUD, meunier, (décédé 15 jours avant la naissance de Gabriel) et de Françoise PAUZET, qui restait donc seule pour l'élever. Son grand-père fut semble-t-il très présent. Ce dernier avait d'ailleurs perdu dix ans auparavant un fils -disparu durant son service militaire-


Gabriel BONNAUD né le 31 janvier 1880 (13 H) La Meyze est natif du VERSEAU
Il est décrit comme moyennement grand,  avec un visage ovale aux traits réguliers entouré de cheveux châtains ; il a les yeux bleus.
son SOLEIL est sextile à SATURNE mais carré à NEPTUNE. On note de beaux trigones et sextiles. 
Les éléments TERRE  (5) et AIR (ASC+MC+3 soit 5) devancent le FEU (1) et l'EAU (1)
Dans ses monomères, on relève que le chiffre 2 apparaît souvent. 

De taille moyenne (1,63 m) il est d'abord reconnu faible à 21 ans pour l'Armée, il a été ajourné durant une année et engagé mi novembre 1902  pour effectuer son service militaire durant deux ans, au 107è Régiment d'Infanterie à LIMOGES. Il a débuté à la Compagnie du Chemin de Fer d'Orléans comme employé sans affectation précise dès l'été 1906, après son installation dans la capitale au printemps de cette année là.


Au petit matin du 5 Octobre 1908 à Lardy

JUPITER en VIERGE rencontre URANUS Natal, en Maison 4
PLUTON (r) en Maison 1, à l'ASC GÉMEAUX, est au carré de MARS en VIERGE en Maison 5.
NEPTUNE est en Maison 2, en CANCER, dans une opposition à URANUS qui transite le Noeud Nord natal de l'intéressé et opère un carré au SOLEIL
Or ce jour-là le SOLEIL en BALANCE est trigone exact au SOLEIL natal en Maison 9 mais ce même SOLEIL du jour est dans une opposition à SATURNE (r) en BÉLIER  (maître de la Maison 8) et en opposition exacte de SATURNE natal BÉLIER.
MERCURE en SCORPION a dépassé le carré à MERCURE natal VERSEAU. 
VÉNUS, Maîtresse de la 8 et de l'ASC est en LION (sur les derniers degrés) est au F.C.
MARS en VIERGE (également sur les derniers degrés du signe) proche de la LUNE natale est dans l'orbe d'un carré à VÉNUS natale et de l'ASC.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr


jeudi 20 novembre 2025

Tragique promenade en mer

 BONJOUR,

Ce samedi-là, à 4 heures, le baromètre marque 770 millimètres ; à 20 heures, il marque 760 millimètres.
Le dimanche matin, 14 Juin 1931, il indique 755 millimètres à 8 heures au moment du départ. Cette chute barométrique et l'état du ciel qui ne présageait rien de bon pour la journée, auraient dû inciter la Compagnie à remettre cette promenade en mer à un jour meilleur.
Ce sont les conclusions des experts qui après le naufrage apparaissent dans la Presse. 

La veille, à Brive la Gaillarde, on enregistrait 48° au soleil et 36° à l'ombre. Tokyo vivait un cyclone. À Privas, 3 jeunes gens qui se baignaient s'étaient enlisés dans un torrent. On cherchait encore leurs corps. L'Espagne souffrait de la chaleur (43° à Cordoue), on dénombrait 4 morts par insolation. Alors, à Noirmoutier, en ce mois de juin, sans doute ne craignait-on pas les tempêtes. Et pourtant, à cette même date, le sous-marin Nautilus, à 2 500 kms de New York se trouvait aussi en difficulté (panne moteur).

Au départ de Noirmoutier, le 14 Juin 1931, le Saint Philbert, est parti vers 16 h en direction de Nantes, avec à son bord 467 excursionnistes quand une terrible tornade s'abat sur le vapeur et provoque le naufrage du streamer, au large de la Pointe St Gildas, à 8 miles de St Nazaire, en quelques secondes, sombrant près des Châteliers. 
le bateau est susceptible de transporter 500 personnes. 
À son bord, 80 enfants dont 30 de moins de 7 ans, en compagnie de leurs parents avaient pris place, tôt le matin, pour une excursion sur l'île de Noirmoutier. (Ils bénéficiaient de gratuité et ne figuraient pas dans le nombre de passagers indiqués).  La majeure partie de ces personnes appartenaient à la nouvelle société Les Loisirs (constituée par l'union des coopérateurs de Loire Inférieure et la Bourse du Travail de Nantes). 
itinéraire du bateau

Dans l'après-midi, la mer était devenue houleuse, des vents d'Ouest soufflaient en tempête. 29 des passagers souffrant du mal de mer, préférèrent rester sur l'île pour rentrer par la route en autocar ou attendre le lendemain, un retour par le passage du Gois, à marée basse. 

Vers 18 h, en arrivant au chenal, près de la bouée les Châteliers, un passage réputé dangereux dans l'embouchure, le bateau est pris en travers par de violentes lames et les passagers se rassemblent d'un même côté faisant peser tout leur poids à tribord, ce qui fit basculer le streamer de 32 m de long, emportant dans les flots le bateau et sa précieuse cargaison. Le naufrage fut extrêmement rapide. 
La mer couverte d'hommes et de femmes agitant éperdument les bras et hurlant d'épouvante  fut le dernier souvenir des rares rescapés.
Le sémaphore de St Gildas avertit les remorqueurs de St Nazaire. Les sauveteurs de l'Herbaudière se portèrent sur les lieux. Le Glazic et le Pornic y allèrent également.  8 hommes dont un polonais, un autrichien, un norvégien furent repêchés. 
Vers minuit 30, le St Christophe ramène, enroulés dans des toiles à voiles, les corps de 4 femmes qui furent, dans un immense silence, conduits à l'hôpital de St Nazaire. 
Trois autres cadavres avaient été déposés par la mer sur les plages de Préfailles à St Gildas. Aucun d'entre eux n'a de papiers sur lui. L'identification va être difficile. 

Pêcheurs, gendarmes, douaniers, s'emploient à la recherche de celles et ceux qui ont trouvé une mort si brutale.
À Nantes, quai de la Fosse, les familles attendent des nouvelles de leurs proches. 
Mais la première liste des survivants est restreinte. Les excursionnistes restés sur l'île et ayant pris le départ à pied le lendemain sont peu nombreux. Le maire de la Plaine-sur-mer a signalé que des objets, débris, avaient été rejetés sur les brisants. 
Dès le premier soir, une centaine de corps furent ramenés dans la gare de la Compagnie Transatlantique  sur le quai Pereire, en vue d'être identifiés, dans l'attente d'une mise en bière. Ils sont ensuite transportés à Nantes, où des chapelles ardentes ont été mises en place dans les salles du château.


Le 16 juin, la liste des passagers est diffusée dans les journaux. Les autorités sont aux aguets,  plusieurs contingents de gardes mobiles, d'agents de sûreté, car ils ont déjà repérés des individus, des "écumeurs", sur les plages à la recherche du moindre objet, bijou, papier d'identité leur permettant de s'enrichir ou de changer d'identité.
Le maire de Nantes a ouvert une souscription publique afin de venir en aide aux familles des victimes de la catastrophe. 
Parmi les survivants, Albert BERTHY raconte le naufrage, le sauvetage aussi et la perte de sa mère, ses deux soeurs et du fiancé de l'une d'elle. 
Certains corps restent non identifiés. D'autres ne réapparaissent pas avant le mois d'octobre sur le bord de mer. Les soeurs de M. BERTHY ne seront inhumées que fin Octobre et  début Novembre 1931.

Madame LAUNAY Anne Marie née à BOUVRON (44) en 1868 est l'une des victimes de ce drame. On notera que le risque bactériologique ou le risque par l'eau est grand (SOLEIL-NEPTUNE) en Maison 12 au carré d'URANUS.


La fille (1ère jumelle) du couple PINEAU-BRIAND, Suzanne née le 29 février 1924 et âgée de 7 ans au moment du drame. Elle sera retrouvée 7 jours plus tard quand la mer dépose son corps sur la commune de la Plaine sur Mer. 
Elle disposait d'un très beau thème. On remarque cependant le risque de mort accidentelle (URANUS en Maison 8), le danger par l'eau (MERCURE opposé à NEPTUNE) en Maison 12.


Les deux jumelles vont décéder avec leur mère durant ce voyage . Le père accablé par le chagrin décèdera un an et demi plus tard. 

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

mardi 18 novembre 2025

Triple assassinat de ROUGNAT.

 BONJOUR,

Les gendarmes d'AUZANCES  n'auront pas mis longtemps à retrouver le fuyard qui venait de tirer sur 3 membres de la famille NORE : son épouse Françoise Marie, 24 ans, qu'il avait épousée 3 ans auparavant,  sa belle-soeur de 17 ans, Louise et son beau-père :François -64 ans- Son épouse était enceinte de leur deuxième enfant. 


Marien BOUGEROL va être conduit à la prison d'AUBUSSON, il a 32 ans passés, SCORPION, il est né dans la Creuse, à ROUGNAT, le 18 Novembre 1875 à 15 H
Marien BOUGEROL n'a pas répondu à ses obligations militaires puisqu'il a été par deux fois ajourné pour faiblesse (un goître chronique indique son Registre Matricule)

Les nombreux aspects négatifs (carrés et oppositions) dépassent de loin le seul aspect favorable : trigone LUNE-VÉNUS.
MERCURE opposé à NEPTUNE, MARS opposé à URANUS, SOLEIL opposé à PLUTON, MERCURE et JUPITER au carré de MARS.....etc
Les éléments FEU (ASC+3 soit 4), devancent la TERRE (MC+2 soit 3) et l'EAU (3) devant l'AIR (2)
PLUTON  sur le 22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.

La population a trouvé son refrain : l'air de FUALDÈS qui raconte ces crimes. 


La brute honteuse, le cynique misérable, ce terrible chenapan, sort en effet de prison, où il purgeait une peine pour coups et blessures. 
Marié depuis janvier 1905 et déjà père d'un fils : Auguste, il est de retour chez lui après avoir passé près de deux ans en geôle. 
Ce 28 juin 1908, il vient de tirer sur son épouse : Françoise NORE, 24 ans, enceinte de plusieurs mois, sur le père de celle-ci : François NORE, 64 ans et sa belle-soeur, Louise, 17 ans.
Son beau-père et sa belle-soeur décèdent de leurs blessures alors que la population autour tente de les ranimer et que d'autres courent après le meurtrier.

Son désir de régler des comptes s'est arrêté en cellule. 

Son épouse bien que grièvement blessée, a été soignée et est retournée à ROUGNAT où elle a mis au monde, le 7 juillet un petit "François"

Le 15 septembre 1908, BOUGEROL met fin à ses jours en se pendant dans sa cellule. Ce qui met fin à l'action de la Justice. 

Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr


les Chauffeurs

 BONJOUR,

Le 2 juillet 1909, le procès va s'ouvrir pour statuer sur le sort de 3 redoutables criminels qui ont sévi dans la Drôme notamment, pour tenter d'obtenir de leurs victimes -généralement des personnes vulnérables, isolées, âgées- un peu d'argent, quelques bijoux....ou même RIEN.


On les a surnommés : les chauffeurs. 
Pas un chauffeur routier, ni un chauffeur de car, ni un chauffeur de salle. NON. 
Chauffeur parce qu'ils avaient pris l'habitude d'utiliser des braises de cheminée pour brûler les pieds de leurs victimes afin de leur faire avouer où étaient leurs économies. 
Parfois même, ils mettaient le feu aux corps de ces pauvres gens. 

Parmi ces victimes : Maria JUGE (76 ans) à Bourg de Péage, François VANEILLE, veuf de 80 ans à Livron, Frédéric TARDY, célibataire de 65 ans, à Peyrins, Ferdinand DORIER, veuf de 64 ans et sa fille Céline, 34 ans, à Alixan, Joseph DELAYE, 81 ans, à Alixan et bien d'autres.

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Octave Louis DAVID  c'est le chef de bande, surnommé "le Parisien".  
Il est né le 14 mars 1873 (18 H) à Boulogne Billancourt
Natif des POISSONS, il dispose d'un thème chargé en carrés et oppositions ; 
le cadran SUD OUEST est très chargé (5 planètes), le SOLEIL au DESC est opposé à l'ASC, 
né sous la PLEINE LUNE, il y a donc cette opposition SOLEIL -LUNE en Maison 1 
-chacun des luminaires est au carré du M.C.. LUNE au demi carré de MARS.
On note également l'opposition MARS-PLUTON et MARS-VÉNUS (le cou)
JUPITER et NEPTUNE sont en trigone et tous les deux sont sextiles au MC

Les éléments TERRE (ASC+3 soit 4) et FEU (4) devancent l'EAU (2) et l'AIR (MC+1 soit 2)

Casquette vissée sur la tête, c'est un "crâneur, cynique" diront ceux qui ont assisté au Procès.
Sa famille est originaire de l'Aisne pour une grande partie ; son père meurt alors qu'il n'a que 3 ans et sa mère décède alors qu'il vient de fêter ses 11 ans. Ils sont 13 et n'ont plus aucun parent ni grands-parents. Entraîné par son aîné à voler, Il sera arrêté pour vagabondage et mis en institution (maison de correction) jusqu'à ses 18 ans. Il obtient néanmoins son certificat d'études. 
Dès sa sortie, il se fait arrêté pour cambriolage ; plutôt que la prison, il choisit l'Armée (Infanterie)...durant 9 ans (campagne d'Algérie, de Madagascar mais 6 ans de bataillons disciplinaires)
1902 - On le retrouve en cellule pour vol dans la prison de CLAIRVAUX dans l'Aube. 
Puis une autre cellule dans la prison de TOURNON sur Rhône où il rencontre LAMARQUE et où il se marie, le 28 Décembre 1905 avec Madeleine Marie MARTEL dite "la Rigotte". 
À Bourg de Péage, il vend des cartes postales avant de s'installer à ROMANS, il travaille un temps comme ouvrier cordonnier...Un temps seulement, car ses mauvais penchants réapparaissent bien vite et il participe aux cambriolages avec la bande des "chauffeurs" qu'il a formée. 
SOLEIL sur 24°POISSONS ....deux hommes qui s'empoignent.

Durant son séjour en prison, on s'inquiète de savoir s'il tiendra jusqu'au jugement, il est très mal en point souffrant d'une maladie incurable. Il fait plusieurs tentatives de suicide (en avalant du verre pilé, en se tailladant les veines). Le 29 mars 1909, il s'en prend à son gardien et tente de s'évader. 
Il écrit son autobiographie, lit et dessine en prison, joue aux dames avec son gardien. Il laisse un testament qui sera publié dans la Presse.


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Urbain Célestin LIOTARD, né le 8 mars 1863 à Piégros La Clastre, le plus vieux de la bande et le moins futé. Il a un casier impressionnant. Quand il fait connaissance de la bande, c'est déjà un voleur, un contrebandier, un escroc aux assurances, un incendiaire et un grand criminel (2 meurtres). Son casier judiciaire fait état de plusieurs condamnations (pour vols et escroquerie). Il a déjà séjourné plusieurs fois et de nombreux mois en prison. 


Natif du signe des POISSONS
les éléments AIR (MC+5 soit 6) devancent le FEU (ASC+2 soit 3), la TERRE (2), l'EAU (1)
De très nombreux trigones mais également un carré SOLEIL-URANUS ; URANUS étant en opposition de l'ASC.  NEPTUNE est en Maison 3 opposé à SATURNE. (on le dit de médiocre instruction)

Il a exercé les métiers les plus divers (sans doute l'effet POISSONS) : maçon, bûcheron, commerce de vieux chiffons, ...
Il est peu estimé par ses patrons. 
VÉNUS sur 8ème degré du BÉLIER 
"un homme en colère en provoque d'autres qui jouent paisiblement aux boules sur une place publique. Un poignard à la main, ayant lacéré une affiche, il trépigne de rage en constatant le peu d'effet qu'il produit"
Un degré d'impétuosité, un degré de conflits, de provocation, de danger vers lequel on court. S'agit-il d'un provocateur, d'un journaliste, d'un juriste, d'un polémiste ? d'un sport où la rivalité est de mise ? (rugby, football, hockey...)

Dénoncé par un certain LASCOMBE de Crest à qui il a proposé un assassinat, il sera arrêté après la mort du père TERENTE en 1896, de M VALLON à Montoison en 1898 et de Victor MATHIEU en 1899 ; il prendra 2 ans de prison et n'en fera que 18 mois pour "bonne conduite"...
Il a mis le feu à sa maison afin de toucher 1 800 frcs de l'assurance. 
17° BALANCE : Une masure aux trois quarts démolie à laquelle, seule résistante, tient une vieille porte dans laquelle est fiché un poignard ; au faîte, un merle moqueur siffle et bat des ailes.
Le Feu c'est son truc ! brûler les pieds de ses victimes, mettre le feu après les avoir torturées tant par plaisir que pour effacer ses traces.
Arrêté en 1er, en septembre 1908, il est accusé de 7 assassinats, de deux vols et de complicité de vol.

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Pierre Augustin Louis BERRUYER est né le 25 Août 1873 à MARGES (Drôme) à 14 H


Il est le plus instruit de la bande puisqu'il fait des études jusqu'à ses 18 ans. Il est issu d'une famille nombreuse. Il est marié à Adrienne Gabrielle BRET  depuis septembre 1898 et a eu 4 enfants dont certains sont morts jeunes.


Natif de la VIERGE dont le thème est en cerf  volant 
SOLEIL est en Maison 9 conjoint à JUPITER 
mais ce SOLEIL est carré à MARS en Maison 12  et MARS est opposé à PLUTON 
MERCURE en Maison 8 est carré à PLUTON
Les éléments TERRE (5) devancent le FEU (ASC+3 soit 4), l'EAU (2) et l'AIR (MC)

Il héberge moyennant finances (10 frcs / semaine) une chambre dans sa maison au 26 Rue de la Pêcherie à Romans. C'est chez lui que la bande se retrouve car sa maison offre la possibilité de sortir par l'arrière. 

Il a occupé plusieurs emplois mais a des dettes et est à la dèche quand il rencontre les autres.

Il est l'un des assassins de leur compère, un homme à femmes, indic et receleur :  Auguste FINET dit Romarin à Chatuzange en le jetant dans un puits profond après lui avoir fracassé le crâne. Souvent ivre, l'homme parlait beaucoup trop à leur goût.
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
Au procès, on l'accuse de 5 meurtres, de complicité dans 2 autres crimes, de 6 vols, de complicité et de tentative de vol. 

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Boum, au revoir et Merci - clame DAVID à l'annonce du verdict.

Parmi les autres membres de la bande, une femme : Noémie MIRETTE dite "Poule Noire", Louis Lucien BRENIER un voleur-receleur qui n'a pas participé aux crimes, un guetteur : Hippolyte CALEU dit "Bel Oeil", qui s'évanouit dans la nature et qui permet à Jean LAMARQUE, un ancien proxénète, de prendre la poudre d'escampette. Ce dernier sera cependant condamné à mort par contumace pour vols et 3 crimes. Pris en avril 1910, LAMARQUE échappe -après un second procès- à la peine de mort mais pas aux Travaux Forcés.

Les Chauffeurs ont tous demandés la grâce d'un Président, Armand FALLIÈRES, favorable à l'abolition de la peine de mort, mais le Président, poussé par l'opinion publique, ne leur accordera pas. Ces trois lascars seront exécutés en place publique de Valence, le 22 septembre 1909 où a été montée la guillotine.


Bien que l'heure soit matinale (6 H), malgré la pluie, la foule est nombreuse afin d'assister aux exécutions pataugeant dans la boue. Les soldats également sont nombreux pour contenir d'éventuels débordements. BERRUYER -souffrant d'une chique- passe en premier. Il crie : "mes enfants, mes enfants". DAVID s'approche en roulant des épaules et grimaçant : "Salut, Salut, Allons à la Butte". On lui avait pourtant assuré qu'il serait le dernier...LIOTTARD ne dit rien, ne regarde personne, marchant comme un taureau qu'on amène à l'abattoir. Au dernier moment, il grognera.

Les dépouilles n'étant pas réclamées par leur famille, les corps sont enterrés le long du mur du cimetière à l'extérieur non loin de la dépouille d'un autre grand criminel : ARTEIT exécuté en 1892.


Bonnes recherches,

isalucy23@orange.fr


lundi 17 novembre 2025

Chante beau merle....

 BONJOUR,

À CHANTEMERLE Lès GRIGNAN, naît en janvier 1852, sous le signe du VERSEAU :  Louis Joachim VABRE. alias Le Verdun.

Louis Joachim VABRE perd sa mère, en 1860, alors qu'il n' a que 8 ans et demi.

Devenu majeur, en 1877,  il épouse Clémence de 4 ans son aînée. Il est indiqué qu'il est berger. 
En fait, il va de place en place, en vagabond, incapable de se fixer, un jour casseur de pierres, vivant même de rapines. 
On le dit grossier, cynique, peu respectueux de ceux dont il dépend.



 

En septembre 1878, le 26, il vient d'être une fois de plus licencié. Cette fois-ci, il a été tout particulièrement grossier envers son patron. Le père BORUE s'est montré généreux, il ne renvoie pas le couple, seulement le mari. Après tout Clémence n'y est pour rien. Elle supporte déjà un rustre, fainéant, alors lui seul a été mis à la porte.

VABRE a bien besoin d'argent pourtant. Trouver une autre place, c'est ce qu'il a promis à son épouse avant de partir. Mais ses intentions sont tout autres. À quelques lieux de là, vit le père CAROLP ; Martin CAROLP est riche ; il ne fait pas ses comptes lui quand il souhaite acheter un bien. Il a subi un vol par effraction il y a peu....mais c'est certain, pas tout ne lui aura été volé ; alors lui qui a tant besoin d'argent, pourrait bien tenter un coup.

Louis Joachim VABRE n'est pas très futé.  La famille CARALP n'a pas attendu pour prendre des mesures afin qu'une telle mésaventure ne se reproduise plus. 3 gros chiens surveillent désormais la propriété. Des barreaux ont été posés aux fenêtres. Les voisins à l'entour sont également sur leurs gardes. Louis Joachim VABRE n'y a pas réfléchi sérieusement quand il entreprend de mettre le feu à la meule de foin qui se trouve à 20 mètres de l'habitation. Muni d'une grosse massue qu'il a précédemment taillée dans du bois de mûrier, un bois utilisé généralement pour les bateaux, solide. Quand le feu a pris, il se met à crier : "au Feu, À l'aide, au Feu !"
Alerté par les cris, Martin CARALP accourt, à peine vêtu, en chemise. Devant l'incendie, il décide d'alerter son voisin ALLARD et part en direction de son hameau. VABRE ne lui laisse le temps que de se retourner. Un coup violent à l'arrière de la tête puis un second, le terrasse. Et un troisième pour s'assurer que le travail est bien fait.
thème de naissance de Martin CARALP


Revenu vers la maison CARALP, il croise le domestique ROUVIÈRE venu aider, un seau à la main. 
-Où est mon patron ? demande-t-il.
- Il est parti chercher un voisin. lui répond VABRE.
- Je cours chercher de l'eau au ruisseau. continue ROUVIÈRE.
À son tour de recevoir des coups de mûrier sur la tête alors qu'il est penché sur l'eau. Il n'aura pas eu le temps de comprendre pourquoi....
VABRE est déjà parti vers la maisonnée. Mais l'escorte des 3 molosses qui entoure Mme CARALP vient quelque peu contrarier ses plans d'autant que cette fois-ci, ALLARS, alerté par les flammes est arrivé en courant. C'en est trop pour VABRE qui prend la poudre d'escampette. Son coup est râté. Il ne s'enrichira pas ce soir.





Disparu, disparu c'est ce que raconte Clémence aux gendarmes le lendemain. Parti à la recherche d'un nouvel emploi, elle ne l'a pas vu réapparaître. 
Et d'ailleurs, on n'entendra plus parler de lui avant plusieurs mois.
Coupable de la mort d'un cantonnier avec qui il travaillait depuis quelques jours,  dans une exploitation agricole au Teil, Louis Joachim VABRE vient d'être condamné -20 mois plus tard donc- par la Cour d'Assises de l'Ardèche, à la peine de Mort (transformée en travaux forcés à perpétuité). 


Ramené vers les Bouches du Rhône en vue d'une confrontation avec le témoin principal de notre affaire, la veuve CARALP. Louis Joachim VABRE est présenté devant la Cour d'Assises des Bouches du Rhône, le 3 mars 1881 afin de répondre de deux meurtres, avec préméditation. Il nie farouchement être l'auteur de ces actes odieux...Puis avoue. La Cour est effarée de tant de détachement, de tant de cynisme, dans les paroles de ce trentenaire (à peine). L'avocat de la partie civile va réclamer un verdict exemplaire. Malgré ce deuxième procès pour meurtre qui l'envoie vers l'échafaud, Louis Joachim VABRE bénéficiera d'une grâce présidentielle. 
Le bagne de Nouvelle Calédonie lui ouvre ses portes. 
Il y décédera le 15 Novembre 1890 au camp de Dumbéa.

Le SOLEIL et MERCURE conjoints en SCORPION (22°)viennent de transiter JUPITER natal et se trouvent au carré de la LUNE natale. 
SATURNE est en VIERGE à 15° en Maison 4
En Maison 12, PLUTON et NEPTUNE conjoints dans le signe des GÉMEAUX (6° et 7°) sont au carré de NEPTUNE natal en Maison 10.
MARS et JUPITER conjoints en VERSEAU (6°) sont dans une opposition  à MARS natal (4°55)
URANUS est en BALANCE (28°) dans une opposition à la conjonction natale PLUTON-SATURNE en BÉLIER.
VÉNUS conjointe à la LUNE en SAGITTAIRE sont dans l'opposition à l'ASC.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr





Monsieur De LYON

 BONJOUR,

Nizier Anthelme PHILIPPE  est né en SAVOIE à LOISIEUX  le 25 avril 1849 à 3 H du matin


Présentée au Curé d'ARS, sa mère alors enceinte de quelques mois, apprend de la bouche du curé que l'enfant qu'elle porte sera un être très élevé.

Il naît sous le signe du TAUREAU. Le TAUREAU est un tactile  qui aime la bonne chère mais également l'argent. Pourtant ici on note que parmi les éléments, 

le FEU (5+MC soit 6) domine sur l'EAU (ASC+2 soit 3) suivie de la TERRE (2) et de l'AIR (1)
La Maison 1 est chargée : 5 planètes.  
JUPITER est quelque peu isolé en Maison 6 (maison de soins, d'hygiène de vie, de santé).

Il suivra une formation de garçon tripier à l'âge de 13 ans ; moins d'un an plus tard, il est garçon boucher auprès de son oncle maternel à la Croix Rousse. Il y restera peu mais aura le temps de le secourir alors que ce dernier s'est gravement blessé. 

Sa réputation de guérisseur est faite.  Désormais, on paie pour ses services. Cet argent lui servira pour évoluer. Inscrit à l'institution Ste Barbe, il reçoit une bonne instruction et obtient un certificat de grammaire. 

En 1870, la France est en guerre contre la Prusse. Nizier exerce dans le quartier Perrache à Lyon ses bienfaits auprès de malades ou blessés mais il est suivi de près par les services de la Sûreté, durant ce conflit France-Prusse.  Il s'installera par la suite dans le 6è arr. tout en déposant une demande d'inscription auprès de la Faculté de Médecine et à celle de Pharmacie où il fréquentera plusieurs services ; de nombreuses guérisons sont révélées ; cependant jalousé, plusieurs plaintes sont déposées à son encontre et ses études prennent fin au bout d'un an. 

Il devient "chimiste", (teinture sur soie pour l'industrie) avant de diriger ses talents vers les remèdes. 

En 1879, ses premiers brevets sont déposés. (pommade, eau, dentifrice...)

À 28 ans, il se marie avec la fille d'un industriel, une ancienne patiente, pourvue d'une belle dot. 
Une petite fille : Victoire, naît l'année suivante. 
Un second enfant naîtra deux ans plus tard mais il décèdera en bas âge.
Sous le pseudo Philippe D'Arbresle (commune de son épouse) il obtient par correspondance un titre de médecin  par l'Académie de Cincinnati, en Amérique. 
Il a ouvert un cabinet de magnétisme dans son Hôtel particulier. Que ses patients soient riches ou pauvres, ils bénéficient tous du "feu" qui guérit, sans distinction.
Il s'implique dans la vie communale durant un temps ; il est également capitaine des pompiers  
Il s'est fait des disciples parmi les médecins, occultistes et est soutenu par un certain Jean CHAPAS. 
Un mort (déclaré mort par deux médecins) qu'il a ramené à la vie, en 1870,  avec ses simples mots : "Jean, je te rends ton âme".
En 1881, le bey de Tunis le fait Officier.
Durant sa vie, il a été mené devant les tribunaux pour exercice illégal de la médecine, entre 1887 et 1892,et à chaque fois, il a été acquitté. 
À 47 ans, il s'associe avec son gendre : le médecin Emmanuel LALANDE. 
Sa notoriété est telle qu'elle arrive aux oreilles de la famille impériale de RUSSIE qui l'invite par deux fois à séjourner au Palais. Les "Soeurs Noires" : Militza du Monténégro et Anastasia mariées à des cousins des ROMANOV ont servi d'intermédiaires auprès de la tsarine, le 20 septembre 1901, lors de leur deuxième visite en France.
On lui attribuera le titre de médecin de l'Académie impériale de médecin militaire avec le grade de Général.
 Cependant, comme partout, il est dénigré, calomnié par l'Église ; il préférera revenir en France bien que là encore, on ne veuille pas reconnaître ses nouveaux titres. 
Surveillé continuellement, il annoncera que Jean CHAPAS prendra sa succession.
L'année suivante, en juillet 1904, sa fille meurt subitement à l'âge de 26 ans. Le coup lui est fatal ; il mourra un an plus tard. (2 août 1905)

On découvrira après sa mort qu'il a contribué à couvrir les frais de logements de très nombreux pauvres dans son entourage. -sans contrepartie-


isalucy23@orange.fr

À devenir Jobard.....

 BONJOUR,

Dans le département du Rhône, à MORNANT, la fauche du foin a eu lieu et quatre agriculteurs de ce village s'affairent autour d'une charrette qu'ils viennent de charger de ce fourrage. Il s'agit de Jean Pierre JOBART (58 ans), son fils Jean Louis de 21 ans, de François JILLIBERT (31 ans) et Jean Théodore Saint LÉGER, (le plus âgé 75 ans).

Il est nécessaire d'acheminer le  fourrage dans de bonnes conditions aussi l'un d'eux a entrepris de tendre un fil de fer autour de la charrette afin d'en assurer le transport dès sa sortie du champ. Il utilise pour ce faire un fil de fer suffisamment épais qui devrait résister. Il le lance de toutes ses forces de façon à pouvoir l'attraper sur le haut du chargement....mais le fil vient de heurter un câble à haute tension (10 000 volts) et de manière quasi instantanée 3 d'entre eux sont foudroyés par le courant ; le fils JOBART a eu juste le temps de sauter de la charrette. Les boeufs eux-mêmes furent carbonisés.

Les voisins prévenus accoururent dans l'espoir encore possible de porter secours aux victimes mais il n'y avait plus rien à faire pour elles. Le fils JOBART particulièrement choqué par l'évènement se mit à prononcer des phrases sans suite. Le médecin qui l'observa fut très inquiet de son état suite à la commotion. 


Jean Louis JOBARD est né le 1er Mai 1912 (1H30) à Mornant

son père, Jean Pierre Antoine est né le 15 février 1875 à 16 H à Mornant


Leur compagnon de travail, François GILIBERT est né le 23 Octobre 1902 (2 H) à Mornant

Le plus âgé, Jean Théodore SAINT LÉGER  est né le 17 septembre 1858 (13 H) en Lozère


Ce jour-là, URANUS généralement responsable de la brutalité des évènements, de l'électricité, est en BÉLIER (27°) est en Maison 4 chez St LÉGER, en Maison 8 chez GILIBERT, au MC chez JOBART père....alors qu'il est en Maison 2 chez son fils.
SATURNE en VERSEAU (15°08)  est dans l'orbe d'un carré à VÉNUS natale (Me de 10) chez St LÉGER ; SATURNE est en Maison 6, chez GILIBERT, il est en opposition d'URANUS natal (le Devenir) au Descendant chez JOBART père et à l'ASC, sextile à JUPITER natal chez le fils.
NEPTUNE celui qui trouble est en VIERGE (8°) en Maison 9 chez St LÉGER dans un carré à URANUS natal. Il est à l'ASC chez GILIBERT. Il est en Maison 2 chez JOBART père, dans un trigone à VÉNUS natale, en Maison 7 et carré au MC chez son fils.

Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr